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Nouvelle enquête sur la gestion de l'eau et l'assainissement : 5.200 communes vont être auditées

5.200 communes vont faire l'objet d'une enquête en septembre prochain afin de mettre à jour les données statistiques de la gestion de l'eau potable et de l'assainissement en France. Performance, prix, organisation, les questions ne manquent pas.

Eau  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
Nouvelle enquête sur la gestion de l'eau et l'assainissement : 5.200 communes vont être auditées
© ktsdesign
   
Les services statistiques du ministère du développement durable et du ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche vont mener pour la quatrième fois une vaste enquête sur la gestion de l'eau et l'assainissement par les collectivités locales. 5.200 communes dont l'ensemble des communes de plus de 10.000 habitants vont recevoir la visite d'un enquêteur entre septembre et décembre 2009.
L'information collectée à l'aide de questionnaires portera, pour l'essentiel, sur l'organisation et la gestion du service de l'eau, le prix de l'eau, la production et la distribution d'eau potable, la collecte et traitement des eaux usées, la gestion des eaux pluviales ainsi que l'assainissement non collectif.

Les dernières données disponibles datent de 2004 et ont été publiées en octobre 2007 et janvier 2008. À cette date, moins de 1 % de la population n'était pas desservie en eau potable par le réseau public et 95 % des rejets étaient épurés grâce à une station d'épuration publique ou à un système autonome d'assainissement. 5 % des effluents étaient toujours rejetés directement dans le milieu.

Plus précisément, concernant l'eau potable, en 2004 la gestion était majoritairement déléguée à une entreprise privée (55 % des communes) alors que la régie n'était dominante que parmi les communes de moins de 400 habitants.
Sur les 6 milliards de m3 prélevés pour l'alimentation en eau potable, 4,4 milliards étaient consommés. Parmi le 1,6 milliard restant, les fuites étaient estimées à 21 % des volumes mis en distribution. Le coût moyen du m3 d'eau dans les communes disposant d'une collecte des eaux usées s'élevait à 3 euros en 2004.

Côté assainissement, en 2004, la gestion était publique dans 60 % des communes, soit l'équivalent de la moitié de la population raccordée au réseau. On comptait environ 17.300 stations d'épuration d'une capacité théorique totale de 89 millions d'équivalents-habitants (EH). Beaucoup de stations étaient de très petites tailles, mais les 2 % plus grosses concentraient 57 % de la capacité totale. Au final, les stations ont traité environ 7 milliards de m3 d'effluents dont plus de la moitié avec un traitement poussé, dit « tertiaire », pour éliminer le phosphore ou l'azote.

Une mise à jour de cette enquête va donc permettre d'estimer l'évolution de tous ces paramètres et notamment les progrès réalisés en matière d'assainissement collectif sachant qu'un plan d'amélioration a été lancé en septembre 2007 afin d'encourager les collectivités à réaliser les travaux de mise aux normes de leurs stations d'épuration.
De même, elle permettra de faire le point sur la situation de l'assainissement individuel. En 2004, le recours à ce type d'installation concernait environ 5 millions de logements mais 44% des communes françaises n'avaient pas encore réalisé leur « zonage ». Elles doivent en effet, après enquête publique, délimiter les zones d'assainissement collectif et celles relevant de l'assainissement individuel.

Réactions6 réactions à cet article

 
Et maisiculteurs irriguants, éleveurs de porcs ?

Beaucoup d'agences de bassin sont "mafiatée" par le lobby des maisicultuers irriguant longtemps dirigé par le sénateur Poncelet. En Adour-Garonne ils utilisent environ 80% de l'eau en n'en payant qu'environ 5% du coût qui doit être supporté en très grande majorité par les consommateurs lambda. En plus ils touchent des primes d'arrosage! En Bretagne le lobby des éleveurs de porcs pollue une grande partie des rivières et les nappes phréatiques avec le nitrate, ils trichent sur les permis de construire en indiquant un nombre de bêtes inférieur au réel et cassent les sous préfectures quand les cours descendent - ils ont même fait publier un livre qui démontre que les nitrates sont bons pour la santé.

Dugenou | 25 juillet 2009 à 14h12
 
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Gestion globale de la ressource en eau

Ceux qui posèdent la terre doivent savoir que l'eau qui tombe du ciel ne fait que passer pour prendre trois directions :
l'infiltration, l'évaporation , le ruissellement .
La nature des activités de surfaces et du sous-sol ainsi que la pluviosité ont une incidence sur la manière dont l'eau est ditribuée.
Autrement dit l'infiltration , l'évaporation et le ruissellement ne seront pas les mêmes sur une forét ou sur un parking.
C'est pourquoi une gestion globale de la ressouce en eau peut permettre de mieux tirer partie globalement des potentialités de l'eau.
Autrement dit pourquoi laisser certains pousser leurs ordures en aval ou dans les nappes phréatiques avec de l'eau minérale et ensuite demander à d'autres de payer des stations de traitement surdimensionnées?

jeandb | 30 juillet 2009 à 02h43
 
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Toujours des interrogations fortes, très fortes...

Bravo pour les enquêtes. A défaut d'apporter des remèdes fiables porteurs d'un plus pour l'avenir environnemental, elles apportent des salaires et assurent la survie d'institutions porteuses de voix et... de revenus... donc.
1 - Des milliers de petites communes (moins de 10 000 évidemment) envoient leurs égouts n'importe où, sans traitement (à la limite un vague bassin de décantation...) Mais dans ces mêmes "petites communes" qui envoient leurs égouts n'importe où, on oblige les foyers non raccordés à ces égouts qui ne servent donc à rien puisqu'en fin de parcours les eaux vannes et usées sont balancées n'importe où et n'importe comment, à payer des sommes impayables pour faire un système d'assainissement individuel tout simplement impayable et surtout totalement incertain quant au plus environnemental.
2 - En effet, lors des visites du SPANC, il n'y a jamais d'analyses de sol, de carottages prouvant ou non une pollution. L'agent arrive, lève un ou deux regards et déclare "aux normes, pas aux normes". Savoir s'il y a pollution ou non n'est pas la question. Un bon fonctionnaire dit "aux normes ! non aux normes !" Mais il n'oublie jamais d'envoyer la facture.
3 - La corde à tirer est fabuleuse ! On assiste à une escroquerie superbe. Bien entendu il faut en finir avec les pollutions de tous ordres mais alors qu'on inverse totalement la donne.
Pour l'énergie, le premier gisement est l'économie, pour les eaux usées, le premier gisement est l'interdiction de mise sur le marché de produits polluants (détergents, certaines peintures, produits de toutes sortes...) qui ne sont souvent pas traitables en collectif et jamais en individuel.
4 - C'est tellement plus simple de faire croire, de faire payer des gens souvent au bout du rouleau... pour rien !

amblard Charles | 30 juillet 2009 à 13h37
 
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Eaux troubles

Payer, c'est vrai toujours payer. L'UFC a calculé que 80 à 90 millions d'euros pouvaient être économiséS sur 1 contrat de 350 millions pour la distribution de l'eau en RP !!! Le sédif a estimé l'économie possible a 40/50 millions d'économies en mutualisant les services. Que croyez vous qu'il arriva? son généreux président a reconduit le contrat qui engage 144 communes avec les "grands de la distributions de l'eau". Il est vrai qu'en matière d'arrosage, ils s'y connaissent. Pauvre France !

mathias | 30 juillet 2009 à 16h08
 
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Et si on avait tout faux ?

Depuis le temps des temps c'est le ruisseau, la rivière, le fleuve qui transportent et in fine la mer qui reçoit tous les déchets liquides dont le caca et le pipi (par souci des sensibilités, on appelle ça "les eaux vannes" - notre société ne supportant pas les mots caca et pipi, pourtant le quotidien incontournable de chacun de nous). Pourquoi les cours d'eau ? Parce l'eau descend et transporte ce qu'on y met. C'est facile, ça ne coûte rien et le suivi avec ses conséquences, ça ne concerne que celui qui est en aval (donc l'autre !?!) surtout pas celui qui sort des toilettes ou qui met en marche la machine à laver.
Et si on disait :"aucune eau vanne ou usée ne doit aboutir dans un écoulement naturel (rivières, ruiseaux, fleuves)"? Une rivière, c'est sacré et rien ne doit y arriver hors les eaux naturelles générées par la pluie.
Impossible, mon pauvre monsieur, notre société ne peut supporter les implications financières d'une telle utopie.
OK ! alors on fait quoi pour aller où ?
On connaît la recette : faire payer toujours plus le citoyen pour payer toujours plus d'infrastructures de moins en moins capables d'endiguer la dégradation des cours d'eau donc de la vie. Vers des lendemains qui chantent !
Le caca et le pipi récupérés (en réseau séparatif), on peut en tirer de l'énergie, des produits réutilisables ? ça se fait en Chine et ailleurs ?
Oui mais, mon bon monsieur, regardez ce que ça coûte en infrastructures nouvelles et pour rapporter quoi ?
OK ! j'ai tout faux. Après tout on doit pouvoir vivre même quand il n'y a plus de rivière, plus de poisson, plus d'insectes, plus de vie, sauf la nôtre (pour combien de temps) ?

amblard Charles | 31 juillet 2009 à 14h29
 
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Re:Et si on avait tout faux ?

Nous ne sommes pas non plus obligés, tant que possible, de conserver notre système de toilettes branchées sur le réseau.
On tire la chasse et on se débarrasse de tout, plus de responsabilités.
Pourtant, quand on a une maison, ou tout du moins quand on est propriétaire, il existe les toilettes sèches... pas d'utilisation du réseau eaux...

ROSE | 31 juillet 2009 à 14h33
 
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