En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

L'entretien des cours d'eau mis en cause dans les inondations

Des élus locaux et des représentants de la profession agricole mettent en cause les freins réglementaires à l'entretien des cours d'eau dans la survenance des inondations que connaît actuellement le pays. Qu'en est-il réellement ?

Eau  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

"L'entretien des cours d'eau dans notre pays doit laisser plus de liberté aux paysans. Le bon sens peut éviter bien des dégâts", a réagi la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) suite aux nouvelles inondations dramatiques dont ont été victimes plusieurs départements du sud de la France ces derniers jours.

Le 28 novembre, le maire UMP de La-Londe-les-Maures (Var), commune endeuillée par les inondations, a dénoncé les contraintes environnementales qui auraient ralenti des travaux sur un cours d'eau nécessaires, selon lui, à la prévention des inondations.

"Les élus locaux connaissent parfaitement leurs rivières. Si on baisse le niveau de la rivière de deux mètres, si on talute les berges et si on fait des enrochements dans les points sensibles, il n'y a pas de raison que la rivière sorte de son lit", a indiqué François de Canson, selon des propos rapportés par l'AFP. "Hier, on a encore arrêté nos engins parce que la police de l'eau voulait préserver les anguilles. Le débat du jour, il est simple : veut-on préserver les anguilles ou des vies humaines ?", a lancé l'élu local.

Un cri de colère qui rejoint celui de la FNSEA. "Dans le Var, depuis quatre ans, une demande a été faite pour utiliser des pelles mécaniques pour entretenir les cours d'eau. Mais il n'y a toujours pas d'autorisation, car il faut des études d'impact qui durent des années, pour protéger par exemple des espèces comme les grenouilles", s'est indigné Jérôme Despey, secrétaire général adjoint du syndicat agricole. Et d'expliquer que, en l'absence d'entretien, arbres et végétaux poussent dans le lit des rivières et différentes espèces d'animaux peuvent fragiliser les digues et les canalisations.

Distinguer entretien régulier et aménagement

Ces accusations sont-elles fondées ? "Il est important de bien faire la distinction entre l'entretien régulier et l'aménagement", avertit l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema), dont les agents sont chargés de la police de l'eau. "Les opérations d'entretien sont indispensables et obligatoires", rappelle l'établissement public dans une note publiée en février dernier. Elles incombent aux riverains pour les cours d'eau non domaniaux. L'entretien consiste en des actions d'élagage et de recépage de la végétation des rives, de fauche et de taille des végétaux dans le lit du cours d'eau, d'enlèvement des embâcles, ou encore de déplacement de petits atterrissements de sédiments.

Ces opérations ne sont en principe pas soumises à procédure administrative. Mais, dès lors que l'on sort de l'entretien "périodique et léger" en recalibrant le cours d'eau, en aggravant le risque d'inondation ou en interférant sur l'état écologique du cours d'eau, on passe dans la catégorie "aménagement" et les travaux relèvent alors d'un régime de déclaration ou d'autorisation. La nomenclature "eau", figurant en annexe de l'article R. 214-1 du code de l'environnement, liste ainsi les différents travaux (curages, modification des berges, barrages, etc.) ayant un impact sur le milieu aquatique ou sur la sécurité publique et qui, à ce titre, sont soumis à une telle procédure. La procédure d'autorisation prévoit la production d'un document d'incidences, équivalent d'une étude d'impact, et la réalisation d'une enquête publique. Ce qui forcément rend les choses plus longues.

La réglementation n'entrave donc pas l'entretien des cours d'eau puisqu'elle le rend même obligatoire. Mais les propriétaires et collectivités sont vite confrontés à des procédures d'une certaine lourdeur lorsque l'on dépasse le seul "entretien". Ce que l'Administration justifie par la nécessité d'évaluer la véritable incidence de l'aménagement envisagé, en particulier en matière de prévention des inondations. Ainsi, le creusement du lit d'un cours d'eau, opération défendue par le maire de La-Londe-des-Maures, est susceptible d'accélérer les écoulements et avoir des effets plus désastreux en aval du cours d'eau, souligne l'Onema.

La compétence Gemapi pour améliorer la gestion intégrée ?

Quant à l'articulation entre travaux de protection contre les inondations et préservation de la biodiversité, il est nécessaire que les enjeux soient "identifiés le plus à l'amont possible dès la conception du projet", indique l'Onema. "Faute d'avoir été étudiés à l'amont, ces enjeux pourraient poser des problèmes à la réalisation et engendrer des retards de chantier", prévenait l'établissement public dans une seconde note consacrée à l'entretien des cours d'eau et son lien avec les inondations. Une situation à laquelle s'est sans doute trouvé confronté le maire varois.

La nouvelle compétence de "gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations" (Gemapi), confiée aux collectivités de manière obligatoire à compter du 1er janvier 2016, pourrait permettre d'améliorer les choses. C'est en tout cas l'ambition affichée par les pouvoirs publics. "Cette disposition permet d'envisager que se généralisent les situations où les mêmes structures intercommunales portent à la fois les plans de prévention des risques d'inondation (PPRI) et les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (Sage) ou autres outils de gestion intégrée des milieux aquatiques tels que les contrats de rivière", indique l'Onema.

"Il est en effet plus facile de concilier les stratégies de prévention des risques d'inondation et de reconquête ou non-dégradation du bon état des cours d'eau, dans un tel cas de figure", ajoute l'établissement public. Manière de reconnaître que la gestion intégrée de l'eau est un concept qui n'est pas toujours facile à mettre en œuvre, surtout face à des aléas naturels de plus en plus forts.

Réactions36 réactions à cet article

 

....pour protéger par exemple des espèces comme les grenouilles...
En attendant ce sont les agriculteurs qui sont surprotégés et sur-subventionnés .
Quant aux grenouilles, les pesticides de la FNSEA les éliminent depuis longtemps.
Boycottons les agriculteurs FNSEA !

jms | 04 décembre 2014 à 08h56
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les agriculteurs de la FNSEA et leur "bon sens" me font bien rigoler ! Pour mener en ce moment même une étude et un chantier de restauration de cours d'eau au sein d'une collectivité, je peux vous assurer que le bon sens se fait rare, que ce soit de coté agricole ou du coté des services de l'Etat...

1. tous les propriétaires doivent effectuer un entretien régulier des cours d'eau. Que les agriculteurs entretiennent les arbres de leurs parcelles et clôturent les berges pour que les animaux ne les érodent plus et de vastes chantiers d'entretien seront moins nécessaires.

2. Les chantiers nécessitant autorisation entrainent effectivement une procédure longue (1an et demi dans mon cas), complexe et nécessite une DIG car on met de l'argent publique dans du privé. Et oui, s'il il y a repro d'anguilles ou d'amphibiens, il s'agit de respecter une période d'intervention. C'est on ne peut plus normal...

Je signale que si l'on dépense des deniers publics (la DIG contrôlant la pertinence de cette dépense) c'est justement pour palier aux lacunes des propriétaires privés qui ensuite se plaignent de la longueur de cette procédure. Le comble de l'incohérence vient ensuite, lors des travaux, quand les agriculteurs nous interdisent l'accès à leurs parcelles parce qu'on va coucher l'herbe ou parce qu'il y a des bêtes...

Je pose alors la question en écho à celle de M. de Canson : vaut-il mieux préserver de l'herbe ou des vies humaines ??

jujuniep | 04 décembre 2014 à 09h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Je tiens aussi a indiquer que le fait de confier la restauration, au sens aménagement, d'un cours d'eau aux agriculteurs est tout sauf une bonne idée.

L'étude en cours sur un cours d'eau de mon territoire consiste en une restauration écologique (taille, suppression embâcles, reprise berges, pompe à nez pour le bétail, etc) et nécessitera une longue procédure... Le projet de base, à l'initiative des agriculteurs et des élus locaux consistait en un curage sauvage (dans le sens sans études préalables). Point. Il est là le bon sens ?

Les procédures, certes trop longues et sans doute simplifiables, sont là pour empêcher n'importe qui estimant savoir comment gérer "sa" rivière de prendre un pelle et de tout curer. Je signal aussi que sans réflexion à l’échelle de tout un bassin versant, curer à l'amont pour éviter les inondation ne fera que les aggraver à l'aval...

Ce qui est fabuleux avec la FNSEA, c'est que la biodiversité est responsable de tous les maux de l'agriculture et maintenant aussi des inondations... Avant de donner des leçons, que les agriculteurs entretiennent leurs berges, enlèves les embâcles en formation, arrêtent de retourner les près en fond de vallon, arrêtent de drainer les parcelles, arrêtes d'arracher les haies qui retiennent les flux d'eau.Que les élus locaux arrêtent de construire n'importe où et arrêtent d’imperméabiliser les sols. Il y aura moins de travaux, moins de procédures, moins d'argent public dépensé, moins d'inondations, moins de dégâts.

jujuniep | 04 décembre 2014 à 09h36
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il semblerait que la mauvaise gestion des berges peut aussi influencer les sorties de lit. Planter des arbres pourrait faire partie de la solution, en offrant abri de biodiversité et porosité du terrain tout en stabilisant les accotements.
Renseignements plus détaillés à l'Association Francaise d'Agro-Foresterie.

david.b | 04 décembre 2014 à 09h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ha le Bon Sens Paysan, je l'attendais celui là.
Je cure le rivière au droit de mon champ, je fais mon petit merlon et zou plus d'eau dans mes maïs.
Bon ok j'accélère l'eau vers les zones urbanisées mais regardez: plus d'eau dans mon champ!

Et encore une couche avec cet élu qui veux faire profiter l'aval de plus d'eau et plus rapidement, vous avez raison creusez la rivière de deux mètres. J'espère juste pour vous que votre voisin de l'amont ne le fera pas de quatre

Continuons les c****ries des années 70, remembrons, endiguons, drainons les marais, travaillons chacun sur notre territoire communal et non à l'échelle des bassins...
ça marche tellement bien.

niko | 04 décembre 2014 à 09h44
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le ministère de l'Arche perdue ne supporte pas que les riverains et par-dessus tout les propriétaires de moulins gèrent leurs rives. Qui mieux que nous connaît l'article L 215-14 du code de l'environnement sur le terrain ? C'est ma hantise quand l'enlèvement d'un arbre ou d'une souche est difficile. Parfois je me fais aider par mes voisins.Il est inacceptable qu'un tronc d'arbre empêche l'écoulement des eaux. Qu'il y ait des ronces sur la rive est sans importance. Les DDT et l'ONEMA condamnée par la Cour des Comptes, membres de la police d'Etat des rivières poursuivent volontiers au pénal nos gens ou plus subtilement leur demandent la lune dès qu'un propriétaire inconscient et stupide écrit ou demande quelque chose à la DDT, ce qu'il ne faut absolument pas faire sans avoir la protection juridique d'un "sachant" et d'un avocat connaissant le droit de l'eau et des moulins.
Le L 215-14 et ses accessoires ont tout prévu : pourquoi ces textes ne sont pas appliqués ? Pourquoi des DIG scandaleuses à prix d'or avec tous les bons prétextes possibles sortis de l'imagination fertile du fonctionnaire irresponsable et jamais poursuivi au pénal pour prévarication ?
"S'il t'advient de traiter de l'eau, consulte d'abord l'expérience, ensuite la raison." Léonard de Vinci 1452 - 1519

Votez pour moi et payez vos impôts ! Pourvu que çà dure !

Le Moulin Gervais | 04 décembre 2014 à 10h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Et maintenant ? Nos chers élus sont seuls, face à leur mission de garants de la sécurité de la collectivité et de ses biens. Les bureaux d’étude et autres entreprises du BTP leur rappellent bien vite cette mission. La stratégie économique est simple : « il faut protéger la valeur de vos biens et garantir la sécurité de votre collectivité ». Payer de nouvelles études hydro-sédimentaires pour faire le bilan de la situation d’une année sur l’autre, payer des travaux de confortement des digues, des épis et des perrés, affouillés, déstabilisés après chaque hiver mais pourtant vendus comme inviolables. Alors on refait des études, on propose des missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour aider nos chers élus, on renégocie les Plans de Préventions des Risques, les schémas d'aménagements pour satisfaire tout le monde, mais les solutions sont toujours les mêmes: l’artificialisation des cours d'eau.

Finallement tout le monde est content avec ce modèle économique. Les élus peuvent construire dans des zones à risques car "protégés" des digues et des travaux d'aménagements des berges. Les Bureaux d'études et les entreprises du BTP peuvent construire et/ou conforter régulièrement leurs aménagements.

Ce modèle satisfait tout le monde, élus et professionnels, la prévention, la restauration hydromorphologique, ne permet pas de faire élire nos chers élus et de faire vivre les entreprises du BTP, haro sur les grenouilles et les anguilles !

Renallday | 04 décembre 2014 à 11h00
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Nombre des lotissements inondés n'étaient-ils pas ,il y a quelques années ,des champs que des agriculteurs ont bel et bien vendus comme constructibles , sachant que ces zones étaient régulièrement sous les eaux ?
Il faut laisser aux rivières leur espace d'expansion ,les transformer en canaux n'est pas la solution .On le sait ,mais la FNSEA semble l'ignorer .

nature | 04 décembre 2014 à 11h24
 
Signaler un contenu inapproprié
 

D'un coté on surprotège l'anguille, et de l'autre on vient de doubler les quotas de pêche de civelles "Cherchez l'erreur" ?

| 04 décembre 2014 à 11h35
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Plus on cure à l'amont, plus on inonde à l'aval....Il faut inonder à l'amont là où il y a de la place pas trop génante..

Proverbe hydraulique..

mesquin | 04 décembre 2014 à 17h35
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ils sont « mignon » les antis FNSEA !
Les grenouilles ont disparue à cause des agris maintenant ?

Marrant, je croyais que l’on connaissait parfaitement le coupable depuis longtemps qui fait que sur nos rivières en aval des stations d’épuration nous n’avons plus de grenouilles : La pilule contrastive !

Les œstrogène en passant par les urines et la station d’épuration arrive dans les rivières et il en découle que tous les têtards deviennent tous femelles. (Plus de mal =plus de reproduction=disparition des grenouilles)

Super les spécialistes de l’aménagement des rivières si vous n’êtes même pas au courant de ce fait qui a été démontré, il y a un paquet d’années. (Aller interdire la pilule que l’on rigole)

Ah oui, vous n’étiez pas né quand ce problème a été clairement identifié, mais vous avez tout compris quand même et pouvez-vous permettre d’accuser gratuitement la FNSEA.

On va avancer avec vous pour la protection des rivières oui oui !!!

Jujuniep
Vous dites : Et oui, si il y a repro d'anguilles ou d'amphibiens, il s'agit de respecter une période d'intervention. C'est on ne peut plus normal...

Whaouuuuuu!
Donc dans la situation d’urgence ou l’on était vendredi dernier (28/11/2014) vous confirmez qu’il ne fallait pas essayer de limité les dégâts pour la population (voir les morts) pour protéger les anguilles.

Y sont méchant les pompiers hein !

Continuer comme cela, vous révélez votre intérêt de « gestionnaire des cours d’eau » et donneurs de leçons

yann | 05 décembre 2014 à 09h14
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les élus (en particulier dans le sud Var) se moque de la protection de l'environnement,une seule chose compte "l'argent" on construit n'importe ou, n'importe comment, en sachant qu'il y a des risques.
Résultat des catastrophes humaines et environnementales, et là ces trous du ..., mettent en cause la nature (qu'ils ont contribué à abîmer), les cours d'eau, et se servent du malheur des gens pour faire du chantage, et obtenir en force des aménagement destructeurs,coûteux et inutiles, appuyés par des entreprises qui ont tout à y gagner
Et les journaux relayent cette désinformation...lamentable.
Quand à la FNSEA je ne préfère pas commenter les propos de ce syndicat nuisible,je risquerais d'être censuré

lio | 05 décembre 2014 à 12h17
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Les élus connaissent ? Les agriculteurs savent ?...et comment donc ont-ils appris? Les sciences qui s’occupent des cours d'eau sont récentes, quelques dizaines d'années. Et depuis que l'on dispose de l'ordinateur il est possible de modéliser les crues. La gestion des cours d’eau a donc évolué au fil de la connaissance et les lois ont normalement suivi. La gestion d’un grand fleuve comme le Rhin s’est ainsi trouvé complètement transformé (Programme du Rhin Intégré).
Les positions de certains élus locaux et syndicats agricoles sont dépassées et ne correspondent plus à ce que nous savons. Il est vrai que la possession de grosses machines et de gros capitaux peut être le piège et faire croire que la gestion « contre la nature » est encore possible ! Il est sans doute aussi vrai que ces gens ne croient pas non plus au réchauffement climatique. La révolution écologique se fera contre eux mais comme « l’écologie a le temps », il faudra aussi compter sur les générations suivantes. Raymond SCHIRMER, élu local et ingénieur écologue

SCHIRMER Raymond | 05 décembre 2014 à 15h26
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ah, que c'est agréable de voir certains commentaires (notamment Yann).
Personnellement, travaillant au contact de nombreux exploitants, je n'ai pas de problème avec la FNSEA (locale) (je préfère précisé avant de développer mes propos).
Bien sur que l'on se fiche d'une petite anguille par ci ou par la, de même pour une petite grenouille, quand on protège cette espèce, c'est parce qu'il s'agit d'un indicateur de suivi pour le milieu, si celle la est présente, alors le milieu est de 'bonne' qualité et accueille sans doute de nombreuse autres espèces, donc potentiellement, nous avons un écosystème fonctionnel.
Qu'est ce que cela veut dire, tout simplement, que le cours d'eau dans ce cas va pouvoir jouer une multitude de rôle, car il va être connecté à des zones humides et des mares (lieu de prédilections des grenouilles, cela veut donc dire que le cours d'eau va pouvoir étendre ses crues sur des parcelles non habitées (quelques millions de m3).
Par contre, si nous curons le cours d'eau (il se retrouve ainsi déconnecté des zones humides), détruisons les haies et chemins creux, urbanisons les zones humides, drainons les parcelles, alors la circulation de l'eau accélère, jusqu’à ce que sa bouchonne (toute l'eau arrive en même temps au même endroit, et donc sa déborde...) mais heureusement, nous n'avons pas réalisé ses aménagement depuis 50 ans...
ah bin si, suis je bête, c'est justement pour cela qu'il y a autant de problèmes....

ce n'est pas grave, lançons encore des travaux....

tim | 08 décembre 2014 à 15h13
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Yann, votre message à coté de la plaque (nous parler des oestrogènes pour défendre la FNSEA...) et toujours aussi pauvre en argument me désole.

Vous en venez même à me faire dire que je préfère protéger une grenouille quitte à causer des morts... c'est très honorable de votre part !!

Alors, plusieurs éléments :
- ce n'est ni moi, ni les écolos, ni les grenouilles qui causent les inondations mais le manque d'entretien régulier de la part des propriétaires (souvent des agri...) et des élus.
- des projets d'entretien sont possible du moment qu'ils respectent certaines choses, la preuve je réalise en ce moment des travaux (autorisés) dans un cours d'eau...
- la date du 28/11 que vous évoquez est tout à fait compatible avec des travaux en cours d'eau, les grenouilles ayant finit leurs repro depuis des mois !!

Votre message traduit de votre profonde inculture en matière d'écologie et de votre incapacité à avoir un raisonnement correct sur un sujet. Et si les élus qui n'ont rien fait dans leur rivière depuis des décennies en viennent à s'en prendre aux grenouilles (ou aux services de l'état) pour expliquer des morts, alors ils sont aussi malhonnêtes que vous !

Vous savez, j'ai mis énormément de forme dans ce message afin de ne pas être censuré... mais j'aurais pu résumé mon sentiment à votre égard en un mot très simple...

A bientôt pour un autre apport essentiel à la discussion cher Yann

jujuniep | 08 décembre 2014 à 19h40
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Monsieur BEULIN, une réaction peut être?

objection | 09 décembre 2014 à 09h53
 
Signaler un contenu inapproprié
 

halte à l'interpretation partiale des textes! Les DDTM et Onema terrorisent le riverain qui a l'intention de s'occuper de ses berges, en le soupçonnant d'emblée de ne rien connaitre à la biologie et à l'hydrologie des cours d'eau. Avec leur pistolet les gardes nous font passer pour de graves délinquants.

eihera | 09 décembre 2014 à 09h57
 
Signaler un contenu inapproprié
 

réponse à eihera 9h57

les textes sont parfaitement clairs et décrivent précisément l'entretien régulier, aucune place n'est laissée à "l'interprétation partiale".
La nomenclature R214-1 du CE décrit clairement les opérations et les seuils dont l'impact sur les milieux aquatiques est de nature à justifier une déclaration ou une autorisation émanent du service police de l'eau de la préfecture.
Les armes des inspecteurs de l'environnement sont destinées à les protéger en cas de mise en danger de leur vie ou de celle d'autrui, si vous n'avez pas l'intention de menacer la vie de quiconque alors le fait qu'ils soient porteurs d'une arme de service ne devrait vous inspirer que de l’indifférence.

Je note que l'article est de qualité et fourni bon nombre de lien qui permettront aux plus curieux d'approfondir la question.

Certains commentaires sont pleins de bon sens.

eaulala | 09 décembre 2014 à 15h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

merci à tous les défenseurs de ces agents de l'état qui s'excriment à longueur d'année à protéger ce qui peut encore l'être. Je suis moi même dans ce domaine et je ferai ce qui est en mon pouvoir pour faire respecter le protection des cours d'eau tellement j'ai pu voir de choses néfastes à leur encontre. Ce qui arrive aux hommes est bien souvent le fruit de leurs erreurs ou de leurs incultures dans les nombreux domaines complexes de l'écologie! Pour avoir étudier plus de 1000 cours d'eau en un an dans une zone pourtant très rurale, rare sont les haies intactes, les berges sinueuses, les zones laissées en libre évolution, les lits majeurs fonctionnels, les ripisylves efficaces, les annexes hydrauliques préservées que j'ai pu constatées...bref si on avait laissé faire la nature ou lieu de la modeler selon des principes purement socio-économiques, et si on s'implantait dans des zones qui ne recouvrent pas systématiquement les champs d'expansion des crues, pour notre bien être, ces catastrophes n'existeraient pas! je pense que chaques usagers ou riveraines ou porteurs de projets doit se poser deux questions essentielles : "est ce que je suis suffisamment informer de l'impact que mes actions vont engendrer" et "l'écologie est un domaine scientifique et un métier très complexe, suis-je compétent pour prendre des décisions pertinentes en la matière"!

shark | 10 décembre 2014 à 10h51
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Je constate avec plaisir que la plupart des commentateurs ont beaucoup de bon sens et de lucidité quant à l'entretien des cours d'eau. Cela dit, je ne défends pas aveuglément les services de l'Etat mais plutôt la réglementation prévue pour éviter la dégradation des milieux.

Je constate en effet que bon nombre d'agents des DDT appliquent la réglementation avec une rigueur inébranlable même pour des projets dont le but est de restaurer un milieu dégradé. Alors, certes il faut être vigilant pour ne pas faire plus de mal que de bien mais je peux vous dire que la complexité de la procédure a de quoi décourager les petites collectivités qui n'ont pas les compétences pour assumer des projets ambitieux. Des services de la DDT devraient autant être là pour aider et conseiller que pour interdire ou autoriser...

Je vous cite un exemple qui illustre l'état d'esprit de certaines personnes dans ces services : un chemin rural est régulièrement inondé par un petit fossé trop végétalisé qui déborde lors des fortes pluies (on est au milieu des prés, pas de maisons à proximité). La commune a demandé une autorisation pour recalibrer ponctuellement le fossé, à la main (plutôt à la bêche...) en période hivernale... Réponse de la DDT : autorisation refusée, préconisation : la commune n'a qu'a surélever le chemin. Coût estimé : 100 000€.

On est à la limite de l'irresponsabilité...

Et pendant ce temps, on autorise le barrage de Sivens et on lui accorde une "utilité publique"...

jujuniep | 11 décembre 2014 à 09h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 

inondons l'amont plutôt que l'aval. j'ai toujours cru en cette solution, c'est une solution qui est appliquée près de chez moi depuis un an et je crois que cela fonctionne. Il faut dire que le terrain s'y prête, il y a une ancienne voie romaine qui fait un barrage sur un ruisseau il a suffit d'y placer une vanne qui est descendu quand il y a un risque de crue et voilà 10 hectares de prairie et de jardins inondés. ensuite l'eau s'écoule tranquillement.

breizh peche | 12 décembre 2014 à 14h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Mon très chère jujuniep
Mea culpa.
Effectivement après relecture, je constate que ce n’est pas vous mais JMS qui écrit :
« Quant aux grenouilles, les pesticides de la FNSEA les éliminent depuis longtemps.
Boycottons les agriculteurs FNSEA »
Comme ce monsieur nous est connu, on sait que ce n’est pas « un spécialiste des rivières » et mon post (qui vous a agacé) était de ce fait mal orienté.
Vous, vous citez des faits constatés où des agris se comportent comme des imbéciles.
OK. Mais doit-on vraiment en faire une généralité ?
Qui possède et donc doit entretenir les berges des rivières ? Des agris forcement pour une très très grande part (surement peux de professeur, plombier, boulanger ou autres). Et comme dans toutes professions, il y a des bons et des moins bons.
Pour autant, même si la FNSEA est majoritaires chez les agriculteurs, de là à faire une généralité et accusé gratuitement ce syndicat est trop facile et même idiot. Pouvez-vous êtes sure que dans les agris qui vous posent des problèmes, il n’y est pas des inscrit à la confédération paysanne ou autre copain de Bové ?
Ils vous donnent leurs CV ceux qui vous posent des problèmes ?
Pour le coup des œstrogènes dans l’eau, par contre, là, vous me surprenez et même m’inquiété un peu.
Cette explication donnée dans les années 80/90 n’avait pas semblée avoir de contradicteur à l’époque (correspondance en autre avec l’aval des stations des villes…).
suite

yann | 12 décembre 2014 à 14h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

suite

Cette explication donnée dans les années 80/90 n’avait pas semblée avoir de contradicteur à l’époque (correspondance en autre avec l’aval des stations des villes…).
Que vous ayez constaté d’autre Pb vis-à-vis des batraciens semble un fait, mais ne va pas forcement à l’encontre de ce qui a été validé par tout le monde à l’époque (et accepter comme un fait ou on n’y pouvait pas grand-chose. Vive la pilule et dommage pour les grenouilles !).
Pour les anguilles, là aussi faite attention aux infos du moment. Mon poste a été écrit la semaine suivante du fameux vendredi ou des pompiers expliquaient à la radio sur RTL (vers 18h30-19h) qu’ils avaient du arrêter des pompes misent en place dans la situation de catastrophe (inondation) sous la pression d’écolo corniaud (pompe arrêté quelque heures avant d’être normalement remisent en route).
Rien à voir avec d’éventuelle action de protection gérée sur le long terme. Là on était en situation d’urgence « humaine » et des imbéciles préféraient faire attention aux anguilles plutôt que de laisser les pompiers essayer de faire leur travail de sauvetages.

Pour finir, vous semblez effectivement avoir plus de compétence en gestion des rivières qu’en agronomie. Chacun sont métier.

yann | 12 décembre 2014 à 14h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Une rivière qui déborde quand il pleut beaucoup.... rien de plus normal. ça a toujours existé et ça existera toujours !!!
Attention aux travaux miracle (digues, enrochements...). S'ils peuvent s'avérer utiles à un endroit, ils risquent d'amplifier la crue en amont et en aval !
Le problème c'est tout ce qui a été construit en zone inondable.
Les premiers travaux à réaliser sont la destruction de ces constructions !
Sachons tirer les enseignements du passé : là ou l'eau est déjà montée, elle reviendra ! Quoi qu'on fasse !!!

CR | 12 décembre 2014 à 14h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Dans les Yvelines les champs d’expansion de crues dites zone de grand écoulement sont revues avec de savants calculs qui sont réalisés partiellement sur des petites section du fleuve afin de permettre des constructions

De compensation en compensation toutes les zones inondables sont ou seront construites L'administration les établissements publics dont port de Paris font fi du vrai risque d'inondation

Les avis de l'autorité environnementale devraient être mieux suivi et les services de l'état plus vigilants

Les habitants ne font que constater que leur prime d'assurance augmente que les promoteurs et autres établissements publics continuent de construire en bord de fleuve ou et de rivière et pendant ce temps l'administration édite de belles brochures !!!?? et les services ne coopèrent pas entre eux

Syréne | 12 décembre 2014 à 16h52
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Yann, votre dernier message me rassure un peu.

Cela dit, attention : je n'accuse pas la FNSEA de tous les mots de la terre, je réponds à une de LEUR revendication : la liberté de laisser les agri curer les rivières avec leur "bon sens". Et là, je peux vous dire qu'adhérent à la FD ou pas, le bon sens détruira des milieux sans régler de manière pérenne le pb des inondations.

Et oui, effectivement c'est souvent aux agri d'entretenir la végétation rivulaire et mon propos est simplement de dire : qu'ils fassent déjà ça régulièrement et correctement et APRÈS ils viendront réclamer des allègements de procédure aux services de l'Etat. Je le répète, le gros des inondations sont provoqués par une homogénéisation des bassins versants (moins de haies, de prés de bosquets...), par une imperméabilisation des sols (urbanisation) et par une accélération des flux d'eau qui, combiné à un mauvais entretien des rivières, provoque ce genre de catastrophe. Les écolos et les procédures n'ont rien à voir là dedans. La FNSEA, dirigé par des gens intelligents (sans ironie) le sait et tente juste, comme d’habitude, de détourner l'attention sur les écolos. Comme ils l'ont fait avec les "nuisibles" il y a quelques semaines.

Pour l'histoire des œstrogènes, je ne nie absolument pas leur impact... Je dis juste que ce n'est pas le sujet et que cela n'empêche pas les élus de devoir respecter la période de repro des amphibiens pour faire des travaux. L'un n'empêche pas l'autre !

jujuniep | 13 décembre 2014 à 12h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Jujuniep
En tant que pécheur et kayakiste, je me suis toujours impliqué (à un niveau amateur) dans la gestion des rivières (implantation passe à poisson utilisé aussi par les kayakistes) et surtout dans l’entretien (nettoyage et ramassage de déchets entre autre 2 fois par ans sur plusieurs petites rivières).
Je suis surpris de ce discourt que j’entends de plus en plus sur le fait qu’il faudrait détruire tous les chaussée que nos ancien semblaient avoir construit de façon intelligente pour soutenir les étiages.
J’avais cru comprendre que le problème des chaussées « mal gérée » était surtout dû au fait que les anciens qui géraient les pelles (ouverture et fermeture) n’avaient pas transmis leur « savoir » qui leur permettaient de réguler les flux de façon judicieuse.
En kayak, j’ai effectivement souvent constaté des pelles ouvertes alors qu’elles auraient du être fermées ou l’inverse (quand la pelle n’est pas détruite ou hors service…).

Avez-vous un avis sur la question SVP ?

yann | 15 décembre 2014 à 11h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Jujuniep

Mon rappel sur les Pb de la pilule et des œstrogènes était dû au post de JMS qui disait :

« ....pour protéger par exemple des espèces comme les grenouilles...
En attendant ce sont les agriculteurs qui sont surprotégés et sur-subventionnés.
Quant aux grenouilles, les pesticides de la FNSEA les éliminent depuis longtemps.
Boycottons les agriculteurs FNSEA ! »

Attaque gratuite une fois de plus, fait par un ignare qui n’y connaît rien mais qui a toutes les vérités à la mode du moment a raconté.

Tous les membres de la FNSEA veulent détruire l'environnement ou au minimum y sont indifferent bien sur.

Il y en à marre de ses discours trops faciles et minables.(Regarder les interventions de la bête de concours nommé lio...)

Je le répète: La majorité des agriculteurs ne sont pas anti écolo mais anti abruti ou anti conneries.

yann | 15 décembre 2014 à 12h23
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Yann,
si par chaussées tu entends les seuils infranchissables pour la remontée des poissons (tout les barrages et seuil de moulin par exemple), comme dit dans la phrase, il s'agit essentiellement d'une question d'amélioration de la continuité écologique, permettant aux espèces comme les anguilles et truites de remontées les cours d'eau. Comme à l'état initiale... (on peut toujours discuter de cet état initial, je l'accorde)
Pour ce qui est de soutenir l'étiage d'un cours d'eau, il y avait un système qui s'était mis en place naturellement (je considère le bocage comme naturel, car il remplace des zones boisées à l'origine, mais il s'agit bien d'une construction humaine..), et bien nous pouvions compter sur les zones humides, qui sont souvent comparées à des éponges (urbanisé ,drainé et détruite), un réseau de haie qui favorisait l'infiltration de l'eau dans le sol et qui réduisait la vitesse d'écoulement des eaux. en plus de ces destruction, nous avons créer un réseau de fossé drainant, qui accélère encore cette eau, etc...
Puisque l'on parle d'aménagement humain, avant de curer les cours d'eau, nous pourrions peut être réaménagé l'espace autour : des cours d'eau reméandré, reliés aux zones humides et à prairies inondables, recréé des haies (Breizh bocage pour la Bretagne), limiter le curage drastique des fossés, et créer des fossés favorisant la rétention d'eau (quelques cailloux en travers peuvent suffirent...)
Beaucoup de possibilité, mais peu d'acte à grande échelles...

tim | 15 décembre 2014 à 12h54
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Yann,

Pour votre question sur les chaussées, le sujet est complexe et je ne suis pas sur, en plus, d'avoir bien compris le terme "chaussées". En effet, les "seuils" et les "vannes" sont, dans ma région, principalement là pour alimenter en eau des moulins ou des étangs. Ils ne soutiennent pas les étiages car l'étiage est caractérisée par un débit et non un volume. Ce qui peut, à coup sur, soutenir l'étiage ce sont les zones humides (jouant le rôle d'éponges) et les lacs construits pour cela (ex le lac du Der régulant la Seine ou les lac du Morvan alimentant en eau la région parisienne).

Et si on les supprime, ce n'est pas vis-à-vis des risques inondations mais de leur caractère infranchissable pour la faune et les sédiments.

Est-ce qu'il faut tout araser ? Je ne sais pas mais en tout cas, dans le cas des rivières à anguilles ou à saumon, ces seuils peuvent véritablement poser problème. Et on peut se poser la question de la pertinence de construire une passe à poisson à 60 000€ avec l'argent public au lieu de simplement supprimer un barrage inutilisé...

Et pour revenir aux inondations, les barrages ne changent rien car c'est une question de flux d'eau. On peut éventuellement s'en servir pour inonder l'amont afin de protéger l'aval, mais cela suppose une concertation sur le bassin versant...

Pour info, c'est la rupture un barrage naturel, un embâcle, qui a inondé Lamalou cette année. D'où la nécessité d'entretien des cours d'eau pour éviter la formation des embâcles.

jujuniep | 15 décembre 2014 à 14h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Concernant les seuils comment expliquez vous que les poissons franchissent ces seuils établis par les moulins, moulins qui sont établis sur les rivières depuis maintenant 2000ans ?
Seraient-ils devenus anémiques alors qu'au siècle dernier les rivières regorgeaient de poisson ?
Je ne nie pas que certain grands ouvrages soit infranchissables car trop haut, mais des solutions de franchissement sont possibles.
Et ce n'est pas en les détruisant qu'on arrivera a l'objectif de 30 % d'énergie verte en 2050.
Les périodes de crues effacent régulièrement c'est seuils qui sont franchis sans encombre par les poissons.

Quand a la question de reméhandrer les rivières, arrêtez, les rivières souffrent suffisamment des pollution agrochimiomédicamenteuses pour en encore y envoyer vos pelleteuses.

Foutez lui la paix a la rivière avec vos doctrines elle ne s'en portera que mieux, et laissez agir les riverains qui connaissent bien mieux la rivière.

| 15 décembre 2014 à 14h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Je voulais aussi les agri mais, entretemps, j'ai lu le message de Tim. Amusant de voir que les mots qu'il utilise sont quasi identiques aux miens, comme quoi je ne dois pas dire que des conneries ;)

Yann, vous avez pas mal d'éléments de réponse dans mon message et celui de Tim qui montre bien qu'il faut ralentir les flux d'eau pour limiter l'impact des inondations (car on ne peut pas les supprimer...).

Pour ce qui est des agri, mon père étant agriculteur lui même, je dois dire que généraliser à toute la profession est effectivement faux.

MAIS, je dois admettre aussi que je comprends de moins en moins ce qui ce passe dans les campagnes (retournement de prairies, défrichage de haies, intensifications des pratiques) et dans les manif.

Et je peux vous dire aussi que l'environnement, et les normes qui vont avec, sont vus comme un ennemi par un grand nombre de mes connaissances (famille, voisins, amis...). Pas forcément un ennemi à détruire mais contre lequel il faut résister...

Est-ce représentatif ? Je n'en sais rien du tout et je suis convaincu que grand nombre de paysans sont aussi des amoureux de la nature. Mais les positions de radicalisent et il faut bien admettre que dans le paysage, ce ne sont pas les écolos qui transforment les près et les bocages en champs de maïs...

La question des subventions est épineuse : on aide des paysans qui en ont besoin mais qui, souvent, polluent. Pollution que l'on doit supprimer avec de l'argent public... Que faire ?

jujuniep | 15 décembre 2014 à 15h07
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Ge,

Si les premiers moulins à eau datent peut être de 2000 ans, le gros des moulins français ont été établis au moyen âge, voire à la renaissance. Celui dans lequel je travaille date de 1728, le moulin banal du secteur date lui du 17ème siècle.

La différence avec il y a une siècle c'est qu'à l'époque, les vannes étaient gérée et souvent ouvertes en hiver, ce qui correspond à la période de repro des truites et saumons. Vous rajoutez à cela la forte présence de frayères, réduites aujourd'hui, la non-canalisation des cours d'eau et l'absence de pesticides, hormones, hydrocarbure... et vous avez des poissons qui se portaient globalement bien.

Aujourd'hui, le moindre obstacle pour les courageux qui veulent se reproduire peut se révéler très dommageable pour la survie d'une population.

Pourquoi s'opposer à l'arasement des ouvrages en ruine ou inutilisés ? Le problème est justement que ces ouvrages ne sont plus ouverts en période de crues et ne laissent passés ni poissons, ni sédiments. Et détruire une vanne pourrie ne gênera en rien pour les 30% d’énergie verte : qui l'équipera d'une génératrice ??

En plus, vous savez qu'avec votre droit d'eau, surtout fondé en titre, votre ouvrage est pratiquement intouchable. Au maximum, il doit être aménagé.

Quand aux reméhandrage, il s'agit bien de REdonner un profil naturel aux rivières qui ont été canalisées.

Et les riverains connaissent peut être leur cours d'eau mais ils n'en assurent pourtant pas correctement l'entretien.

jujuniep | 15 décembre 2014 à 15h30
 
Signaler un contenu inapproprié
 

...dans la série utopia : Arrêter d'être dans l'attente de l'état seigneur et laisser réécrire la constitution par le peuple peut être (accessoirement, nos dirigeants divisent pour mieux régner...et les réactions sur ce forum sont bien divisées!!!).
Ce que l'on peut faire aussi et c'est la base je pense (certains semeur de critiques peu ou pas fondées se reconnaitront):
- Apprendre à s'informer / à se forger un esprit critique à partir de plusieurs sources d'informations (éviter la désinformation)
- Rester objectif et le plus tempéré possible (sauf cas de force majeur dans cette société individualiste où le pouvoir est toujours du côté de la représentativité, héritage de la monarchie sans doute...?!)
- et surtout toujours replacer les choses dans leur contexte afin d'éviter les amalgames, les raccourcis, les jugements à la hâte!!
Mettons un peu notre Orgueil de côté et attachons nous à comprendre l'environnement dans lequel nous vivons et nous faisons partie, car gardons bien à l'esprit que l'Homme est tout petit dans ce complexe!

Une petite citation pour conclure : "Un pont en bois n'a pas de fondations, enchaînait Merthin. Les pilotis sont simplement enfoncés dans le lit du fleuve. Ce n'est pas assez solide.
- Mais ce pont a tenu des centaines d'années !" objecta Edmond sur ce ton querelleur qu'il prenait volontier quand il n'était pas d'accord avec son interlocuteur. Habitué, Merthin n'y prêta pas attention et reprit patiemment :

marti | 15 décembre 2014 à 15h44
 
Signaler un contenu inapproprié
 

" Dans le passé, ces pieux étaient assez solides. Ils ne le sont plus aujourd'hui. Parce que des choses ont changé.
- Qu'est-ce qui a changé ? Une rivière, c'est toujours une rivière !
- Eh bien, vous avez construit un hangar et une jetée sur la rive en face et vous avez édifié un mur pour protéger votre propriété. D'autres marchands vous ont imité par la suite et l'ancienne étendue marécageuse, où je jouais petit, a pour ainsi dire disparu. Comme l'eau ne peut plus se répandre dans les champs, le fleuve coule plus vite qu'autrefois. Surtout après les fortes pluies que nous avons eues cette année."
(L’évènement, l’effondrement d’un pont suite à l’érosion sous une de ses piles par l’eau, se déroule le 14 juin 1337)
"Un monde sans fin" - Ken FOLLET - p. 239 - Editions Le livre de Poche

marti | 15 décembre 2014 à 15h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réponse à Ge du 15/12/14. Il est possible de marier des impératifs opposés comme le respect de l'écologie du cours d'eau et la production d'hydroélectricité sous certaines conditions. Les études instituées par la loi (étude d'impact, étude loi sur l'eau) doivent établir un bilan sur une équation projet + état initial = évitement + réduction + compensation des impacts. Pour le reméandrage (il existe aussi d'autres styles fluviaux comme les tresses) il ne s'agit pas d'envoyer les pelleteuses mais permettre à la rivière de bouger à nouveau (fuseau de mobilité que les Agences de l'eau et la loi ont aujourd'hui admis et institué depuis la discipline de géomorphologie fluviale). Il ne s'agit donc pas de doctrine sauf si on admet que la science en soit une mais on déplace alors complètement la discussion. Encore une chose: la notion de seuils est plurielle, il y en a des naturels et des artificiels. Son principal soucis est moins l'infranchissabilité (on sait faire des échelles de poissons mais cela peut couter très cher) que le besoin de "tenir" la rivière en amont surtout. En effet si la rivière se déplace le moulin ne sert plus à rien!

SCHIRMER Raymond | 16 décembre 2014 à 11h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Laurent Radisson

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…