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L'éolien offshore décolle dans le monde

Avec un taux de croissance de près de 24% par an depuis 2013, les capacités mondiales de l'éolien en mer devraient être multipliées par cinq d'ici à 2030. En France, l'horizon semble s'éclaircir pour la filière

Energie  |    |  Agnès Sinaï  |  Actu-Environnement.com
L'éolien offshore décolle dans le monde

Avec 6,1 gigawatts (GW) de nouvelles capacités installées, 2019 constitue une nouvelle année record pour l'éolien en mer, dont les capacités installées ont atteint 29,1 GW fin 2019, selon le dernier rapport du Global Wind Energy Council (GWEC). Les prévisions sont équivalentes pour 2020, malgré les répercussions du coronavirus sur l'investissement global dans l'énergie, en baisse de 20% selon l'Agence internationale de l'énergie.

Le marché mondial de l'éolien offshore a progressé de 24% par an en moyenne depuis 2013, et reste dominé à 75% par l'Europe, qui vise un objectif de 450 GW installés en 2050. Mais les autres continents accélèrent : le GWEC prévoit 23 GW de nouvelles capacités installées en Amérique du Nord et 52 GW en Chine d'ici 2030.

Aucune turbine offshore en France

Avec 16,6 GW d'éolien (non offshore) installé, aucune turbine offshore posée et une seule turbine flottante (au Croisic), la France "a pris du retard dans le boom de l'éolien offshore", selon le GWEC mais la situation est en passe de s'améliorer. Deux parcs d'environ 500 MW, issus du premier appel d'offres pour l'éolien en mer, devraient voir le jour en 2022 à Saint-Nazaire et à Saint-Brieuc. Les projets du deuxième appel d'offres ne seront lancés que vers 2023-2024.

Ces retards s'expliquent principalement par l'opposition du public et de l'industrie de la pêche. En outre, la baisse des prix de l'éolien offshore sur le marché des enchères a déclenché des réductions tarifaires rétroactives. Des conditions plus favorables en 2019 ont permis au consortium EDF - Innogy - Enbridge de remporter un projet de 600 MW au large de Dunkerque sur la base d'un prix de 44 euros par mégawattheure (MWh).

Résilience du secteur, malgré le coronavirus

D'ici 2030, les capacités installées devraient augmenter de 205 GW - une estimation relevée de 15 GW par rapport à la précédente, réalisée avant le coronavirus, ce qui démontre la "résilience" du secteur selon le GWEC - pour atteindre 234 GW, dont au moins 6,2 GW d'éolien en mer flottant. Cette progression sera tirée notamment par une croissance exponentielle en Asie, mais aussi par le maintien d'une croissance forte en Europe. Elle permettra, selon le GWEC, de créer 900 000 emplois supplémentaires dans le secteur.

En 2019, la Chine a conservé la première place avec un niveau d'installation record de 2,4 GW, suivie par le Royaume Uni (1,8 GW) et l'Allemagne (1,1 GW). La croissance s'accélère en Asie (Taiwan, Vietnam, Japon, Corée du Sud) et aux Etats-Unis.

Réactions7 réactions à cet article

 

Quel est le pourcentage de ces éoliennes (suffisamment loin de la vue des vacanciers ?) qui produiront de l'hydrogène ?

Quel pourcentage du bénéfice financier tireront de ces éoliennes des entreprises étrangères ?

Evidemment qu'il ne fait pas nuire aux pêcheurs et écouter les opposants contre-informés et constructifs

Sagecol | 06 août 2020 à 08h55
 
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Ce déploiement de l'éolien offshore fait partie des fausses bonnes solutions, qui déploient des solutions lourdes et de très hautes technologies, à où il faudrait privilégier des solutions simples et naturelles.
On tourne ainsi le dos à la vraie écologie, mais pas à la recherche du profit qui reste la première priorité.
Tans qu'on ne sortira pas de la logique capitaliste et productiviste, le pillage de la planète restera une réalité, que ce soit à coup d'énergie fossile ou d'énergie renouvelable.

FV77380 | 06 août 2020 à 09h02
 
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Faudrait tout de même aller plus vite dans les projets avant que naissent des organisations pour interdire quoi que ce soit, en France tout est sujet à interdiction, on s'oppose à tout même si ça ne nous concerne pas, regardez le résultat en plein cagnard le manque d'eau partout et les retenues qu'on interdit, je suis sur que les opposants n'habitent pas le canton.

pemmore | 06 août 2020 à 10h02
 
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il n'est pas un jour où on peut lire dans la presse que des riverains se révoltent contre un projet éolien à 500 m de leur maison... et d'autres qui se réveillent quand il découvrent l'érection de ces machines bruyantes dans leur patrimoine nature. C'est sans doute pour ça que la Côte Ouest est offerte aux promoteurs éoliens pour planter leurs machines dans les zones de pêches côtières... ce serait la fin du Tourisme et de la pêche au Tréport, Fécamp, Courseulles, St Brieuc, St Nazaire, Noirmoutier, Oléron, Ré.... Un Parc, disons plutôt "Centrales électriques côtières" quand j'entends parc je pense au bébé qui est dedans... les Fonds marins en danger avec les forages pour les pieux d'éoliennes et les tranchées pour les câbles HT 225 000 volts.... mais aussi leur atterrage sur les plages sous le sable de la Courance de St Nazaire et à travers les villes, villages, marais, élevages et 225 000 volts sous nos fenêtres comme à Donges... Des éoliennes, pourquoi pas si elle ne produisaient que le tiers du temps et souvent 2% de la production électrique en France... Bloquons les projets éoliens afin de faire de réelles études d'impacts et de dangers... et donner la chance à d'autres solutions énergétiques (Méthane-Hydrogènes-Photovoltaïque quand ça ne brûle pas-Barrages eau douce et marin... etc...) Avant toute chose réduisons notre consommation électrique pour limiter les fuites de courants dans la terre comme à Nozay où 350 vaches sont mortes....

RAPANUI85 | 06 août 2020 à 10h41
 
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"Ces retards s'expliquent principalement par l'opposition du public et de l'industrie de la pêche."
Cette phrase fait référence au débat public Sud Bretagne avec deux erreurs, fin du débat le 30 Novembre et à ce stade les oppositions citées ne concernent pas ce débat.
JP Bompard, membre de la CPDP

BOMPARD | 06 août 2020 à 14h25
 
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Il est navrant que le ministre de l'époque (un certain Macron) ait bradé Alstom à l'américain GE. Cette grande entreprise française, certainement la plus qualifiée au monde dans les très gros moteurs alternateurs électriques, a développé à grands coups de crédits recherche les plus grosses éoliennes au monde (programme Haliade). Aujourd'hui les américains vendent notre savoir-faire (Haliade X) dans les plus grands parcs off-shore du monde ... Aujourd'hui, les mêmes politiques affirment qu'il faut réindustrialiser la France ... no comment !!

PIERRICK THERMICIEN | 06 août 2020 à 21h21
 
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bonjour ,

merci pour votre article, j'ai 2 remarques à faire :
- sur votre article ces retards s'expliquent "opposition du public"... cette remarque me gêne car elle culpabilise "le public" qui réfléchit à ne pas repartir sur le même problème des grands projets qui enrichissent certains et qui centralisent la production d'énergie ! (non expliquées sur le renvoi)
- le petit éolien n'est pas du tout abordé, il ne répond pas aux grands enjeux énergétiques ! mais aux personnes qui veulent et qui peuvent participer à cette diversification énergétique indispensable pour sortir du modèle fossile

Pass | 07 août 2020 à 16h58
 
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