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Eolien offshore : EDF Renouvelables remporte l'appel d'offres de Dunkerque

EDF Renouvelables remporte l'appel d'offres pour le futur parc éolien en mer de Dunkerque. Le ministère de la Transition écologique met en avant un tarif particulièrement bas.

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°393 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°393
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Ce vendredi 14 juin 2019, François de Rugy a annoncé que le consortium réunissant EDF Renouvelables, Innogy et Enbridge a été retenu pour la construction et l'exploitation du parc éolien offshore de Dunkerque (Nord). Il comptera 45 éoliennes pour une puissance totale de 600 mégawatts (MW) et "permettra de produire 2,3 térawattheures (TWh) par an d'électricité à partir de 2026, soit la consommation de 500.000 foyers français", précise le ministère de la Transition écologique.

Notablement moins de 50 euros par MWh

Le ministre justifie le choix du groupement conduit par EDF Renouvelables par un tarif "notablement inférieur" à 50 euros par mégawattheure (MWh). L'offre d'EDF Renouvelable a a été la mieux classée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), selon ce critère. Ce tarif, garanti sur 20 ans, est comparable aux meilleurs tarifs proposés actuellement en Europe, fait valoir le ministère. En outre, si le prix de l'électricité venait à dépasser les 50 euros par MWh, "le budget de l'État [récupèrerait] la différence".

"Le site de Dunkerque est le premier à bénéficier des dernières réformes mises en place par le Gouvernement, en particulier la réforme du contentieux, la mise en place du dialogue concurrentiel, la modernisation du cadre de raccordement et l'introduction d'autorisations à caractéristiques variables, dites « permis enveloppe »", explique le gouvernement. En l'occurrence, le projet a d'abord été l'objet d'une consultation, ouverte en avril 2016, puis d'un dialogue concurrentiel, initié en décembre 2016, et d'un appel d'offres, lancé en novembre 2018. Sept groupements avaient indiqué vouloir répondre à l'appel d'offres.

La simplification des procédures permet de débuter "dès à présent" le développement du parc et son raccordement. Les premières étapes sont la saisine de la Commission nationale du débat public (CNDP), puis le dépôt et l'instruction des autorisations administratives nécessaires à la construction et à l'exploitation du parc et son raccordement. La CNDP sera saisie "dans les mois à venir", précise EDF.

Lancement officiel du parc de Saint-Nazaire

L'annonce du lauréat du futur parc dunkerquois a été faite à l'occasion d'un déplacement de François de Rugy en Loire-Atlantique, sur le site de General Electric à Montoir-de-Bretagne et dans les locaux du groupement industriel Néopolia à Saint-Nazaire. Accompagné de Jean-Bernard Levy, PDG d'EDF, et de Hugh Bailey, directeur général de General Electric France, le ministre a officialisé le lancement du parc éolien de Saint-Nazaire. "Avec le rejet par le Conseil d'Etat des recours déposés contre le projet de parc à Saint-Nazaire, la France entre enfin dans l'ère de l'éolien en mer", se félicite le ministère de la Transition écologique. Le parc, composé de 80 éoliennes, pour une capacité installée de 480 mégawatts (MW), devrait être mis en service "d'ici 2022". Ce projet avait été remporté en 2012 par le consortium Eolien Maritime France, dans le cadre du premier appel d'offres lancé par l'Etat. Le consortium réunit EDF Renouvelables et Enbridge, depuis le retrait de Dong Energy en mai 2016.

Réactions2 réactions à cet article

 

Tarif bas... une escroquerie ! Il ne comprend que l'importation et l'installation des machines, et est basé sur un rendement très supérieur aux données disponibles. Ne sont pris en compte ni l'entretien (tellement coûteux en mer : quid des tempêtes hivernales), ni le raccordement au réseau (payé par RTE : câbles, transformateurs, etc.) ni évidemment le démantèlement (que deviendront les socles dans 20 ans) ni le recyclage... Bref, une opération de com' écœurante : la PPE a inscrit le développement de l'éolien à marche forcée dans la loi, au rebours de toute rationalité, alors on y va, à n'importe quel prix !

dmg | 18 juin 2019 à 10h15
 
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Certes.

Mais dois-je rappeler que tout ce que vous évoquez est valable pour d'autres sources d'énergie électrique? En particulier le nucléaire (entretien long terme, démantelement, recyclage, stockage ultime) qui n'intègrent jamais ces coûts dans le tarif.

Comme vous je doute du 50 €/MWh...mais je doute encore plus du 30, 50, 70 ? €/MVh du nucléaire.

Et je précise que je ne suis pas un pourfendeur obus de cette source d'énergie mais si l'on souhaite appliquer des règles strictes, il faut le faire pour tous.

Nicolas | 05 septembre 2019 à 15h26
 
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