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Éolien offshore : quatre pays s'associent pour un gigantesque projet en mer du Nord

Energie  |    |  Nadia Gorbatko  |  Actu-Environnement.com

Un gigantesque projet d'éolien offshore a été annoncé en mer du Nord, mercredi 18 juin, en marge de la présentation des mesures du plan REpowerEU par la Commission européenne, qui prévoit notamment une accélération de la production d'énergies renouvelables. Profitant des eaux peu profondes et du vent abondant de cet espace maritime, l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Belgique s'associent pour y installer 65 gigawatts (GW) d'éoliennes, d'ici à 2030, puis 85 nouveaux gigawatts d'ici à 2050.

Ce total de 150 GW représente, à lui seul, la moitié de l'objectif de l'Union européenne pour l'éolien offshore, à cet horizon. Censé devenir la « centrale électrique verte de l'Europe », cet équipement devrait à terme alimenter entre 200 et 230 millions de foyers en électricité au moyen de 15 000 à 20 000 turbines. Il pourrait aussi assurer la production d'hydrogène vert.

Exemple inspirant de coopération transfrontalière, le projet s'appuie sur des investissements privés évalués à 135 milliards d'euros. Il devrait aussi avancer très rapidement, ont promis les quatre chefs de gouvernement, lors de la signature de l'accord de coopération. Une résolution qui va dans le sens des appels de la Commission européenne à accélérer les procédures d'autorisation, en déclarant les projets en énergies renouvelables d'un « intérêt public supérieur » et en définissant à l'avance des zones à privilégier en raison de leur « faible risque environnemental ».

Réactions1 réaction à cet article

 

200 millions de foyers : il faut arrêter avec ces calculs sans base numérique de moyennes avec une source intrinsèquement aléatoire !
Donc, rassurez-moi : l'objectif réel derrière ces annonces mirifiques, ce n'est pas juste le point de PIB permis par ces 135 milliards d'euros, dites ?! Parce que nulle part je ne vois le budget pour construire le système de back-up pour lisser et atténuer les oscillations de production, pires que pour les parcs terrestres, et les longues périodes sans vent (hé oui, même en mer il y en a)... Si l'idée est l'hydrogène, d'abord on ne sait pas faire à de telles quantités aujourd'hui, et les solutions de science-fiction ne sont pas acceptables, et le prix du MWh va exploser ! Si donc l'idée est de s'appuyer sur du gaz de schiste (pardon, roche-mère) US plutôt que du sibérien (cas actuel de l'Allemagne), on a tout faux ! Et je n'évoque même pas les atteintes aux fonds sous-marins (socles ou ancrages) et à la faune avicole, les quantités faramineuses de terres rares chinoises (aimants), les forêts de balsa ravagées au Sud (pales), la non-recyclabilité des composants... on n'a pas le droit de mépriser le reste de la planète pour se soi-disant verdir ! A la limite qu'on conserve et construise de gros moyens pilotables décarbonés, les intermittentes sont au mieux une solution transitoire (comme on dit pour d'autres dans la taxonomie européenne) pour la transition écologique.

dmg | 20 mai 2022 à 13h48
 
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