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Actu-Environnement

“Cinq éoliennes aux pieds du massif du Mézenc, c'est Beaubourg au milieu des champs !”

L'éolien industriel génère de l'iniquité territoriale, c'est ce qu'affirme Yves Verilhac un écologiste, professionnel de la nature marqué notamment par 10 ans à la direction de la FRAPNA et la lutte contre le cloisonnement du Rhône par des barrages. Aujourd'hui, il demande un moratoire pour les projets éoliens.

Interview  |  Energie  |    |  Camille SaïssetActu-Environnement.com
   
“Cinq éoliennes aux pieds du massif du Mézenc, c'est Beaubourg au milieu des champs !”
Yves Verilhac
Ancien directeur de PNR,écologiste opposé à l'éolien
   
AE : La demande de moratoire sur l'implantation d'éoliennes en France (1) que vous avez initié il y a quatre mois compte près de 6 000 signataires. Pourquoi cette démarche ?
Yves Verilhac :
Ma prise de fonction de directeur du Parc Naturel Régional (PNR) des Monts d'Ardèche, dont j'avais préalablement coordonné l'élaboration de la charte, a coïncidé avec l'adoption du premier arrêté (du 8 juin 2001) fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie mécanique du vent. L'éolien véhiculant l'image d'un développement durable, et les Parcs naturels étant des outils conçus pour, j'étais a priori favorable. C'est la pratique de ce dossier qui m'a ouvert les yeux. Très vite nous avons vu les limites des soit disant « vertus » de cette industrie. Et comme tout le monde nous avons dit, grâce à un schéma de développement éolien, que nous étions favorables mais qu'il serait préférable d'ériger ces machines encombrantes de 120 mètres de haut... en limite ou mieux à l'extérieur du Parc, chez les voisins. C'est ce que font trois-quart des collectivités ou territoires qui essayent tant bien que mal de s'organiser. Une sorte de force centrifuge, appelée autrement Nimby (not in my back yard). Dès 2008, 65 mâts avaient été érigés dans le seul département de l'Ardèche la plupart en dehors du Parc. Mais ça continue et la pression augmente dans le parc naturel ! Dans la vallée de l'Eyrieux, sur les contreforts du Massif Central, un projet envisage l'implantation d'une dizaine d'éoliennes sur les crêtes, entre Gluiras et Saint-Genest-Lachamp. Un projet inconcevable, en ce haut-lieu de résistance des Huguenots (assemblées du désert) où une route sommitale donne à voir toute la Chaîne des Alpes ! Heureusement, le préfet vient d'en refuser le permis de construire. Mais il n'est pas rare que les promoteurs fassent appel, et les Préfets sont relativement désarmés, ou peu enclins à résister. Sur l'ensemble du territoire français, nous en sommes déjà à près de 2.300 pylônes. Aux vues de l'objectif du « Grenelle de l'environnement » d'atteindre une capacité de 25 000 MW électriques éoliens en 2020, 8 à 12.000 autres sont à venir. Et nous sommes de plus en plus nombreux à dire « ça suffit ! ».

AE : D'où vient ce terme ''éolien industriel'', utilisé pour désigner ce qui est communément dénommé ''ferme éolienne'' ?
YV :
''Ferme éolienne'' est un anglicisme de « wind farmer », mais c'est surtout un véritable oxymore car ces projets n'ont rien de rural. Au contraire et c'est bien ce que je leur reproche, ils signent la mort de la campagne ! Cinq éoliennes aux pieds du massif du Mézenc, c'est Beaubourg au milieu des champs ! Sur les grands plateaux bocagers agricoles du Massif Central, on vient poser là des mats de 120 m de haut qui occasionnent mouvement, bruit et pollution lumineuse. Finis les ciels étoilés ! C'est un viol du territoire. Certains n'ont pas d'autre argument que « oui, mais c'est beau ». La plupart de ces donneurs de leçons ne les ont pas sous les yeux. Qu'est-ce qui leur permet de dire ça ! Je leur impose mon goût du beau, moi ? J'ai vu des gens pleurer, parce qu'on avait détruit leur environnement immédiat. L'éolien industriel ne respecte même pas l'histoire des lieux. En Ardèche, l'industrie est dans les fonds de vallée, les villages sont à mi-pente, et les pâturages au sommet. Là, où l'agriculture recule, ils érigent ces éoliennes industrielles comme les croix d'un vaste cimetière rural ! Au Puy en Velay, la FRSEA (Fédération Régionale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) Auvergne a même constitué une société spécialisée dans les énergies renouvelables, Agréole Développement, pour hypothéquer des terres agricoles à des fins de développement de panneaux photovoltaïques et d'éolien industriel. Est-ce la vocation des exploitants agricoles ?! Et puis, dans l'éolien industriel, il y a un côté colonisateur : le développement se fait sans logique, sans planification. On jette les dés sur le tapis vert. On discute d'un projet de 20 mats et cinq ans après, 30 autres se dressent au même endroit sans que ça n'ait été annoncé au départ. En écologie, on ne peut pas soutenir un projet dont on ne connaît la réalité donc l'impact final. En ce moment il n'y a de nouveaux permis déposés à Cros de Géorand (07) pour un parc pré existant. Qui va se déplacer pour l'enquête publique en plein hiver là-haut sur le plateau ardéchois, une énième fois ?

AE : Etes vous satisfait de la perspective de classement des parcs éoliens en Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE), comme le prévoit la loi Grenelle 2 ?
YV :
Peu m'importe, car avec l'éolien, on est plus dans une problématique urbanistique ou paysagère que de risque ou de pollution. On est plus dans une logique de cohérence, de greffe, de tolérance avec le monde agricole en milieu rural. En France, on a pourtant construit des systèmes de protection des milieux naturels et des paysages. Une quinzaine de garde-fous ont des conséquences très concrètes et très contraignantes, qui s'imposent à tout le monde. Ainsi, on a évité le mitage, construit des paysages agréables à l'oeil. Dans le Massif central, la loi Montagne interdit de construire une maison neuve à plus de 100 m d'un village ou d'un hameau. Sur les côtes, la loi Littoral s'applique. Et partout ailleurs, tous les nouveaux projets doivent respecter les plans d'occupation des sols, les plans locaux d'urbanisme. Mais pas pour l'éolien industriel : on est en pleine iniquité ! Et on détruit des paysages extraordinaires comme ceux des PNR, dont le malheur avait pourtant fait la force : c'est parce qu'ils ont loupé les trente glorieuses, qu'ils se retrouvent aujourd'hui détenteurs de patrimoines naturels, culturels et paysagers qui sont leurs meilleurs atouts pour un développement intelligent. Sauf si on coupe la branche sur laquelle ils sont assis. Le développement anarchique de l'éolien industriel pose cruellement la question du devenir de nos campagnes en général, et de l'agriculture extensive en particulier.

AE : En tant qu'écologiste convaincu, qu'est ce qui fait que vous ne vous reconnaissez pas dans l'attitude actuelle des associations de défense de l'environnement à l'égard du développement de l'éolien ?
YV :
Comme elles, je suis ''pour'' le développement des énergies renouvelables, mais à condition qu'il soit réalisé localement, à l'échelle humaine, des familles, des hameaux et conduit en même temps qu'un plan national d'économie. C'est à cette échelle qu'il prend tout son intérêt. On ment aux gens en prenant des exemples de consommation dans les villages avoisinants pour justifier des installations puisqu'il n'y a pas d'utilisation locale. Instaurons des incitations fiscales pour installer des panneaux photovoltaïques sur les maisons neuves et réhabilitées, du solaire thermique, de la biomasse. Et considérons ces éléments comme constitutifs d'une ressource énergétique à domicile : quand ça marche, vous vous en servez ; quand ça ne marche pas, vous accédez au réseau ; quand vous en avez trop produit, vous vendez à EDF. Et cessons de développer des centaines de parcs éoliens et des milliers d'hectares photovoltaïques industriels (dont l'emprise au sol gèle des terres agricoles, et le développement pollue les prix du foncier) qui nécessitent le raccord au réseau électrique et de nouvelles lignes à THT ! Avec les pertes d'énergie qui en découlent... Je ne me reconnais pas dans les associations de défense de l'environnement favorables au développement de l'éolien industriel. Le fait que nombre d'entre elles réalisent les volets écologiques des études d'impact (trop souvent d'ailleurs de simples inventaires) contre rémunération m'interroge sur leur capacité à être de véritables contre pouvoirs... Comment ces associations dites de « protection de l'environnement » peuvent-elles encourager des projets qui portent dommage à l'avifaune, aux chiroptères ? Si on m'avait dit un jour que je verrai des Préfets ou des ingénieurs de l'équipement donner des avis défavorables à des équipements aussi impactant et ce pour protéger les patrimoines, tandis qu'en face des associations dites de protection de l'environnement les cautionnent, je ne l'aurais pas cru ! Si on m'avait dit que France Nature Environnement publierait des communiqués de presse pour s'offusquer de ce que le Sénat veuille planifier et encadrer un développement industriel (alors que nous poursuivions ensemble des promoteurs moins « impactants » devant les tribunaux administratifs) j'aurais pensé à un canular. Les naturalistes semblent avoir fondu comme neige au soleil dans les associations au profit d'environnementalistes. Les associations elles-mêmes ne connaissent pas l'effet cumulé à terme de tous ces aérogénérateurs ! Sans parler des milliers de tonnes de béton à jamais enfouies dans le sous-sol puisqu'on n'enlève que le tiers supérieur quand on démantèle.

AE : Le débat ''pour ou contre l'éolien'' semble dévier vers le débat ''pour ou contre le nucléaire'', un sujet écarté des discussions du Grenelle de l'environnement. Comment expliquez-vous cela ?
YV :
Pour le mouvement écologiste français, la principale motivation dans la défense du développement de l'éolien industriel semble être de ''sortir du nucléaire''. Or l'éolien industriel est structuré comme le nucléaire, d'une manière centralisée. Comme pour le nucléaire, mais en pire compte tenu de la dispersion des sources de production, il faudrait pouvoir compenser le manque de production éolienne (lors des périodes d'absence de vent) par des centrales thermiques. Et cet objectif de 10% de production électrique d'origine éolienne en 2020 fixé lors du Grenelle de l'environnement, c'est l'histoire du tonneau percé... Globalement, la consommation électrique française est exponentielle : plus 5,8 TWh entre 2007 et 2008. Alors qu'on pourrait se fixer un objectif de 30 à 40 % d'économies d'énergie sans plus attendre. Mais on ne peut se fixer un pourcentage de capacité de production sur une courbe de consommation qu'on ne maîtrise pas ! Au résultat, la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique sera proportionnellement forcément plus faible qu'elle ne l'est aujourd'hui. Et le reste, ce sera quoi ? Du nucléaire. Alors arrêtons l'hypocrisie pour les uns et la politique de l'autruche pour les autres : si on ne change pas les règles du jeu de la centralisation et du gaspillage représentatifs de l'éolien industriel, on aura à la fois le nucléaire et nos plus beaux paysages balafrés.

AE : Ce qui vous dérange, c'est donc la politique publique qui entoure le développement de l'éolien ?
YV :
Oui ou plutôt l'absence de politique publique : depuis cet objectif de 10 % en 2020 qui dope le développement de l'éolien industriel, on court derrière pour encadrer un développement anarchique. C'est une course à l'échalote ! C'est comme la prime à la casse : on n'a jamais autant vendu de voitures ! Et puis pour faire une voiture il faut beaucoup de pétrole... Une démarche écologique serait de faire en sorte qu'une voiture dure le plus longtemps possible... Et puis le développement de l'éolien industriel est confié à des sociétés privées qui n'ont pas d'agrément et qui de plus ne garantissent pas le ré investissement dans l'environnement. Certaines collectivités auraient voulu créer une société d'économie mixte (SEM) pour gérer un parc éolien mais très peu y arrivent. Par contre, je connais une collectivité qui en a eu la volonté mais qui, devant la complexité de l'affaire, a dû confier l'exploitation du parc à une entreprise locale, bien vite rachetée par une société canadienne... Alors d'un côté, on oblige EDF à acheter l'électricité produite par les éoliennes à un coût fixe et supérieur à celui du marché de gros de l'électricité ; une opération que l'opérateur historique mène grâce à une taxe inclue dans la facture d'électricité que le citoyen paye. De l'autre côté, n'importe qui peut investir dans des équipements industriels, jusqu'au particulier fortuné dans son jardin sous les yeux du voisin ! Et rien n'oblige ces investisseurs en herbe à s'inscrire dans un cercle vertueux, à réinvestir les bénéfices engendrés par l'exploitation du parc dans la protection de l'environnement ou les économies d'énergie. Aussi, le tarif de rachat imposé à EDF s'apparente à un dopage, qui permet de raccourcir le taux d'amortissement de ces investisseurs. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une branche qui rapporte, y compris pour les exploitants nucléaires.


(1) www.moratoire-eolien.fr

Réactions83 réactions à cet article

 
Développement de l'éolien

La seule chose que je désire ajouter:
1 il faut plus de particuliers investisseurs comme au Danemak et en Allemagne. Les décisions seront mieux prises.
2 en complément de l'éolien il faut de l'hydraulique de stockage. L'info est détaillée sur le blog "Objectif terre".

irisyak | 13 janvier 2010 à 16h30
 
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Bravo pour votre lucidité.

Bravo Monsiuer Verilhac pour votre lucidité.
Comme beaucoup d'autre, nous sommes en plein combat contre l'écoblanchiment de ces investisseurs motivés uniquement par l'argent et qui veulent détruitre notre cadre de vie et notre qualité de vie.
Vous pouvez voir notre combat et nous soutenir sur notre site Ranchal village vert.

Ranchal village vert | 13 janvier 2010 à 17h20
 
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moins d'éolienne ....mais quoi a la place ?

Il y a beaucoup de vrai mais dire que la consommation d'electricité est exponentielle avec + 1,2 % entre 2007 & 2008 m'étonne .
Que dirait la CGT si les patrons déclaraient des augmentations de salaire exponentielles de 1,2 % .
Meme si l'objectif était une croissance zéro de la consommation électrique , comment remplacer la production a base d'énergies fossiles ? les miliers d'éoliennes en france ne couvrent meme pas 1 % de la consommation ! que proposez vous ?

Anonyme | 13 janvier 2010 à 22h29
 
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Re:Bravo pour votre lucidité...?!

Nimby...
Pensons global et agissons local...
Oui, mais depechons nous alors, parce que je prefere voir des eoliennes que du nucleaire, je prefere voir des eoliennes que de n'avoir plus d'air(e).

True sound of freedom | 14 janvier 2010 à 03h08
 
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agaçant

Quand dans les années 60, on a électrifié toutes les campagnes en passant des lignes à haute tension à la tête d'énormes géants d'acier, pour les alimenter à partir de centrales nucléaires ou thermiques éloignées, personne n'a rien dit sur la destruction paysagère, car ils étaient heureux de bénéficier de l'électricité produite chez les "damnés de l'urbanisme".
Mais produire leur électricité chez eux, ça non, ça gache "leur" paysage. Seuls ceux qui n'utilisent pas l'électricité sont pardonables : pas de frigo, pas de lampes etc. Les autres ne font que présenter de la mauvaise foi.

collembole | 14 janvier 2010 à 09h27
 
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article tout à fait remarquable

Cet interview lucide et documenté mériterait de bénéficier d'une large diffusion dans la presse nationale... mais son contenu n'est pas politiquement correct ! et n'est pas conforme aux fatwas édictées par les Verts antinucléaires, alliés aux groupes de pression industriels et financiers (SER en particulier ou EWEA pour l'Europe) Bravo Yves VERILHAC : vous êtes un écologiste sincère et clairvoyant !

clobinson | 14 janvier 2010 à 09h38
 
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Que de fantasmes

Mettre toutes les sociétés de développement de parcs éoliens dans le même panier est une technique de discréditation bien connue, elle est identique à celle qui tend à généraliser à la fonction publique l'immobilisme d'une minorité de fonctionnaires! Sachez que plusieurs énergéticiens investis dans le renouvelable "industriel" ont une éthique très proche du paradigme de l'aménagement du territoire: vu les faibles voltages générées, l'électricité éolienne produite localement est utilisée localement. On utilise donc les ressources énergétiques présentes sur un territoire, ce qui économise le coût du transport de l'électricité et évite les pertes importantes engendrées par les hautes tensions. Plusieurs pays (pas la France évidement) travaillent à la création de réseaux électriques intelligents capables de gérer de tels moyens de production décentralisés. Ces réseaux pourront distribuer les surplus produits vers les zones pauvres en ressources énergétiques et pourront prévoir la production d'électricité éolienne ou solaire. RTE est d'ailleurs déjà capable de le faire.
D'autre part il est certes très important que les nouveaux bâtiments soient construits selon des normes d'éco conception. Mais de là à opposer les centrales éoliennes aux dispositifs individuels, c'est s'appuyer sur l'individualisme bien franchouard qui aujourd'hui détruit complètement le tissu social rural. Les projets éoliens ou solaires fédèrent beaucoup plus de personnes dans nos vllages que l'agitation des anti-éolens peut le laisser penser. Beaucoup de villageois voient dans ces projets de nouvelles utilisations de leur territoire, de nouvelles sources de revenus et donc de nouvelles opportunités de développement. Je pense que les deux approches sont tout à fait complémentaires et les mettre en opposition revient à refuser toute idée d'aménagement du territoire. Bien sur,j'admets que la planification territoriale à la française nécessite plus que quelques améliorations mais de là à nier l'intérêt de l'éolien qui est aujourd'hui la ressource renouvelable ayant le plus grand potentiel de puissance et de développement, c'est refuser ce qui pourrait être un progrès social.
Enfin, j'entends toujours parler de paysages détruits par les éoliennes. Faut-il toujours rappeler que le PAYSAGE est un concept humain: protéger le paysage ne veut pas dire protéger l'environnement. Le paysage rural même s'il est plus "vert" que celui de nos villes ne correspond en rien à des écosystèmes naturels intacts. C'est une image rémanente du Romantisme, rien de plus. Presqu'aucun paysage français n'est plus naturel, même les alpages sont de nature anthropique. Alors que la planète est engagée dans un processus de dégradation forte des écosystèmes, nous Français ne pensont qu'à nos paysages de campagnes...incroyable.
Alors que dire des néo ruraux qui se découvrent une passion pour la grue cendrée lorsqu'un projet éolien se développe à proximité de leur habitation, si ce n'est que ce sont des écolo pitoyables de la dernière heure.
L'exception française fait parfois beaucoup plus de mal qu'on ne le croit...

Floric | 14 janvier 2010 à 09h59
 
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l'éolien indus. merite-t-il une oraison funèbre?

article complet ,qui fait parfaitement la synthèse de l'ineptie de l'éolien indus.Que répondez vous MM les élus? MM les promotteurs ? MM Borloo et YAB?
Alors vite UN MORATOIRE

l'aubergiste | 14 janvier 2010 à 10h07
 
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Re:Que de fantasmes

Meri,
Vous dites parfaitement ce que je pense.
Avec le réchauffement climatique il n'y aura plus de paysages qui tiennent.
En plus un enfant qui voit une éolienne dans le paysage ne "voit" pas une dégradation du paysage.
Les vieilles barbes qui ne supportent pas le changement pourraient se mordre les doigts qd ce sera plus dur de vivre.
Notre retard est très important.
En politique nul ne fait exactement ce qu'il veut.

irisyak | 14 janvier 2010 à 10h20
 
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Mensonges

Un article truffé d'erreurs et d'approximations, pas un point de vue éclairé.

Ex 1: "Or l'éolien industriel est structuré comme le nucléaire, d'une manière centralisée. Comme pour le nucléaire, mais en pire compte tenu de la dispersion des sources de production, il faudrait pouvoir compenser le manque de production éolienne (lors des périodes d'absence de vent) par des centrales thermiques."

Donc l'éolien est pire que le nucléaire (sic) car à cause de la dispersion des sources de production!? Au contraire le modèle décentralisé permet des économies d'énergie (moins de transport) et est plus robuste par rapport au modèle centralisé (attaque de centrale, coupure de ligne HT...)
Et de toute façon, en quoi le type de modèle de production (centralisé ou pas) est un critère supérieur en importance à la pollution générée par la production électrique? Il n'y a pas de pollution issue des éoliennes.

EX 2 : Une autre erreur quand ce monsieur parle d'adossement à une centrale thermique. Un argument classique des anti-éoliens de base non informés. En France nous utilisons de manière systémique le thermique, tous les jours aux heures de pointe. Donc quand les éoliennes tournent (et il y a quasiment toujours une éolienne qui tourne, grâce aux multiples régimes de vents), leur courant se substitue au courant d'origine thermique: on a moins besoin de thermique. Avec 100000 MW d’éoliens, alors l'argument aurait du sens. Mais la puissance installée est bien inférieure, et les objectifs d'installation de puissance sont bien inférieurs.

Ex 3 : Une autre stupidité:
"Instaurons des incitations fiscales pour installer des panneaux photovoltaïques sur les maisons neuves et réhabilitées"
à comparer avec:
"Alors d'un côté, on oblige EDF à acheter l'électricité produite par les éoliennes à un coût fixe et supérieur à celui du marché de gros de l'électricité ; une opération que l'opérateur historique mène grâce à une taxe inclue dans la facture d'électricité que le citoyen paye."

Alors monsieur s'offusque du rachat du courant éolien à 0,07€/Kwh mais trouve bien que le citoyen paye 0,58€/Kwh pour le photovoltaïque, 8 fois plus cher… Une curieuse indignation bien sélective…

Que les anti-éoliens disent « ca gâche le paysage », je veux bien les comprendre. Une éolienne, ca fait 130 mètres de haut, et on aime ou on n’aime pas. C’est un argument recevable ; alors inutile d’inventer n’importe quoi, ce monsieur se discrédite tout seul. Sinon, je suis bien d’accord avec lui au sujet de la voiture. Quelle honte. Et nos impôts ont subventionné cette prime à la casse…

ric | 14 janvier 2010 à 10h36
 
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Re:agaçant

Vous avez selon moi parfaitement résumé les anti-éoliens "écologistes" de la campagne. Qui pour beaucoup d'ailleurs roulent en 4x4! Mais n’oublions pas que cette catégorie de personnes, très bruyante, n’est pas majoritaire.

ric | 14 janvier 2010 à 10h47
 
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Le Choix de l'energie renouvelable

Notre société est face a un choix: Soit elle met en oeuvre les moyens pour décarbonner sont economie, ce qui passe par l'implantation d'un cheptel d'energie renouvelable, soit elle decroit en nombre et en niveau de vie, soit elle continue a satisfaire ces besoins energétique en y injectant les 80% d'energie fossile necessaire, en attendant le clash.

Si nous faisons le choix des energies renouvelables, alors nous savons que, de par leur nature diffuse (de 1 a 5W par metre carre en fonction des filieres) que seul un developement a l'echelle du pays requerant une géneralisation de ces installations peut potentiellement couvrir nos besoins energetiques. Il faudra donc faire des compromis, ce qui pose le besoin d'une forte guidance legislative. Mais nous devrons d'une maniere ou d'une autre nous habituer a voir des eoliennes si nous voulons la transition, un peu comme les Parisien ce sont habitués a la tour Effel, qu'il trouvaient, en 1901, monstrueuse.

Evidement, plus nous reduiront nos besoins en energie, et plus nous seront a meme de preserver notre environement. Il en a été ainsi depuis le debut de l'aire industriel, seulement, les endroits que nous avon ravagés furent le plus souvent loin de notre "Back Yard"

Rakam | 14 janvier 2010 à 10h58
 
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Re:moins d'éolienne ....mais quoi a la place ?

Que faites-vous de la méthanisation des déchets?
Que faites-vous de la biomasse?
Que faites-vous des micros centrales hydrauliques?
Que faites-vous de l'isolation des bâtiments?

Faites un petit par "Güssing" qui n'a pas d'éolienne faute de vent et qui pourtant est excédentaire énergétiquement!

Vanmeulebroucke | 14 janvier 2010 à 11h06
 
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les vérités

à ric

Ex1 : Lorsque l’électricité d’une éolienne est utilisée directement par celui qui l’a implantée, il s’agit, évidement, d’une énergie décentralisée, et c’est la meilleure chose possible.

Lorsque l’énergie est revendue à Edf, donc mise sur le réseau, il s’agit bel et bien d’un énergie centralisée.

La mise sur le réseau de l’énergie des éoliennes provoque des frais et des pertes qui sont évités par une utilisation directe.

Ex2 : La caractéristique essentielle de la production éolienne est qu’il est absolument impossible de la planifier. L’utilisation de l’énergie éolienne impose donc de mettre en parallèle d’autres moyens de production comme le thermique au charbon, terriblement polluant mais moins cher.

C’est pour cette raison que le Danemark et l’Allemagne sont les pays les plus pollueurs d’Europe, par habitant.

Ex3 : Ceux qui installent des panneaux solaires sur le toit de leur maison commencent par utiliser l’énergie qu’ils produisent, et n’en vendent à Edf que s’il en reste, c’et-à-dire vraiment très peu ; c’est donc un modèle d’énergie décentralisée au maximum même si pas totalement.

J’attends de ceux qui prétendent que les énergies dites « renouvelables » peuvent remplacer les énergies fossiles et nucléaire qu’ils se déconnectent complètement du réseau Edf et n’utilisent que l’éolien, le solaire, l’hydroélectricité et la géothermie tant pour leurs besoins domestiques que professionnels, déplacements compris.

Je n’ai rien contre les énergies dites « renouvelables », mais les parer avec aplomb de vertus qu’elles ne possèdent pas est indécent. Cela correspond à obliger les gens à acheter très cher – et sans le leur dire, ce qui est grave – un produit qui, en fin de compte, ne leur convient pas.

Yves Vérilhac a le courage de ne pas s’en tenir au discours politiquement – et hypocritement – correct et d’énoncer simplement des vérités que beaucoup d’autres n’osent pas dire.

l'écolo | 14 janvier 2010 à 11h25
 
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Re:Re:moins d'éolienne ....mais quoi a la place ?

le total des ressources que vous venez d'énoncer, ajouté à l'éolien, au solaire et à l'hydraulique, ne permettra pas de couvrir 50 % de nos besoins... si jamais ils arrivent un jour à ce niveau.

l'écolo | 14 janvier 2010 à 11h33
 
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remarquable

Cette analyse est peut être la meilleure que j'ai pu lire. Comment faire pour démultiplier le message sur la population qui, dans son ensemble,reste passive et sensible aux arguments "faux",dénoncés par Verihlac. Et il faudrait qu'on sache, enfin, quel est l'impact de la fin de la TProf !! Il faut informer, encre informer, toujours informer...mais comment faire ?

jeanpierredaloz | 14 janvier 2010 à 11h36
 
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Re:Mensonges

Merci de votre réponse très pertinente à cet article qui représente un point de vue qui m'enrage et me rend inquiète pour l'avenir!

Sweetpea | 14 janvier 2010 à 11h56
 
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Re:Re:agaçant

Dites moi ric,où vivez vous ?Près d'une éolienne ou les voyez vous de chez vous ?Si des "écologistes"admettent qu'une ou 10 ou 20 ou 70 éoliennes c'est super,mais sur un endroit bien délimité,je crains que la vie doit être tout autre que dans un village de moyenne montagne tranquille et sans ces monstres d'acier qui sont d'un gigantisme hors échelle humaine.Croyez vous qu'en Haute Loire où j'habite,l'utilité d'un 4x4 soit irraisonné,surtout en hiver,il leur faudrait alors un tracteur pour traverser les plateaux enneigés....Alors là,on les considéreraient comme paysan ou écolo ou écolo paysan ou paysan écolo ce qui n'est pas incompatible.Ne jugez pas ce que vous ne connaissez pas.Renseignez vous sur ce scandale éolien qui est une immense arnaque et que chaque français qui paie son courant est entrain de payer la facture.Pour ce qui est d'être bruyant,nous devons l'être car on vous a tous endormis avec des mélodies venteuses (très aléatoires) et des promesses de confort de vos esprits étriqués.Un grand endormissement fait de promesses politicardes donc très aléatoires comme le vent qui doit faire tourner vos sauveurs de la planéte.....

kyrnos43 | 14 janvier 2010 à 12h04
 
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Le bruit

A chaque fois que j'entends parler du bruit des éoliennes, je sais que j'ai affaire à quelqu'un de mauvaise foi. je n'en dirai pas plus par politesse. J'habite en pleine campagne. Les bruits anthropiques sont liés à l'exploitation agricole-et je puis vous certifier que l'agriculture moderne est bruyante! -et lorsque le vent souffle depuis la route départementale les bruits d'automobile. Les éoliennes qui sont plus proches ne font aucun bruit audible. Ceux qui disent le contraire sont tout simplement des menteurs.

marc Vauld | 14 janvier 2010 à 12h48
 
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Perdu!

Alors personnellement après avoir lu l'article et les réactions je suis complétement perdu...
Je suis plutôt favorable à l'éolien et j'irais même jusqu'à dire que je trouve plutôt ça joli dans le paysage mais ce n'est que mon avis.
Par contre dans l'article la seule critique que je vois est :" C'est pas beau!" Ok cela exige t'il un moratoire? Moi je ne trouve pas notre président très beau (ni très malin d'ailleurs) mais je ne demande pas un moratoire pour qu'on en change...

Remito | 14 janvier 2010 à 13h12
 
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ECOLOCRATES NOUS VOILA

ALLONS ENFANTS EN VELO VIVE LA BOUGIE PLUS JAMAIS DU SEL SUR LA ROUTE LE FACTEUR PEUT SE CASSER LA GU..Un peu de raison l'éolien a droit de cité mais pas n'importe où de préférence chez les autres le syndrome NYMBY a encore de beaux jours

PAPY FIRMIN | 14 janvier 2010 à 13h42
 
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erreur

en octobre 2009, il y avait 41 éoliennes érigées en Ardèche et non 65. pour info lien avec les services de l'Etat compétents: http://www.ardeche.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=378

jeannevoitout | 14 janvier 2010 à 13h52
 
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Et elles sentent mauvais aussi ?

Si vous estimez que les éoliennes "occasionnent mouvement, bruit et pollution lumineuse" (Yves Verilhac), rassurerez vous : nos centres de stockages de déchets nucléaires ne provoquent ni mouvement, ni bruit, ni pollution lumineuse et encore moins d'odeur.
Et puis l'Uranium est une ressource durable.

Nabouchodonosor | 14 janvier 2010 à 13h58
 
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Une France-musé

"Un projet inconcevable, en ce haut-lieu de résistance des Huguenots" selon Yves Verilhac. Chaque territoire possède une histoire qui lui est propre et cela ne doit pas arrêter le progrès.

Nabouchodonosor | 14 janvier 2010 à 14h12
 
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Bravo M. Verilhiac

Vous dites ce qui doit être dit. Nombreux, comme vous, nous avons cru au "miracle éolien". La réalité, l'information, les constats... nous ont conduits où vous en êtes, à dire ce que vous dites.
La réalité de la production d'électricité (avec des chiffres évidemment), les obligations de répondre à la demande d'électricité en temps réel, le dérisoire de la production éolienne (sauf des millions d'éoliennes et encore) et surtout l'aléatoire de cette production font de cette superbe fiancée une épouse que nous ne souhaitons plus retrouver en mairie.
De l'éolien pourquoi pas ? Mais surtout pas n'importe où et n'importe comment. Une obligation incontournable aujourd'hui c'est l'off shore en ventilation maximum évidemment et sans se faire trop d'illusion. Vous dénoncez à très juste titre l'escroquerie qui consiste à dire pour chaque réalisation ou projet éolien :"C'est la production pour 5 000, 10 000, 70 000 foyers..." La réalité est évidemment tout autre. Seuls ceux qui refusent (ou n'ont pas les capacités intellectuelles) de s'informer peuvent réagir comme on lit dans les réactions négatives à vos propos.
Ici, dans le Jura, un forcing est en action auprès de maires et de propriétaires pour implanter un site éolien. Ce département est classé en zone 1 de ventilation donc parmi les dix départements les moins ventés de France. La production assurée est donc quasi nulle et le prix à payer : des crêtes avec les éoliennes au repos 90 % du temps dans les meilleures années. Donc une installation que rien ne peut justifier hors les profits de quelques groupes qui se moquent totalement de l'odeur de l'argent récupéré par ces implantations inutiles. Et surtout si cet argent à l'odeur du malheur des gens et de la dégradation de l'environnement. Et des "écolos" pour défendre l'éolien à tout prix ! Et ces groupes trouvent l'appui d'élus locaux et de propriétaires trop pressés d'accepter parce que des sous seront versés. "Le reste on s'en fout".
Le premier gisement c'est bien l'économie d'électricité.Le reste vient après. Une chose est sûre c'est que la solution éolienne est une fausse route. Un petit plus avec l'off shore, peut-être. Un saccage environnemental, une gabegie économique, un traumatisme humain lourd... pour une production le plus souvent inutile voire nulle quand on en a besoin, c'est sûr.
Merci de continuer votre combat.L'écologiquement correct fait froid dans le dos comme tous les intégrismes. Ils ont commun l'absence de connaissance. La vérité leur vient d'ailleurs...

micocharly | 14 janvier 2010 à 14h14
 
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Re:Re:Re:moins d'éolienne ....mais quoi a la plac.

Alors que ferez-vous quand il n'y aura plus d'énergies fossile?

diane | 14 janvier 2010 à 14h28
 
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Re:Re:Bravo pour votre lucidité...?!

Nimby, c'est valable pour vous ! qui etes pour les éoliennes dans le jardin du voisin. Aujourd'hui, on nous propose uniquement nucléaire + éolien. Arretez de rêver, les éoliennes ne remplaceront jamais les centrales nucléaires.
"Penser global, agir local", c'est le gros argument des promoteurs qui ne pensent ni local ni global mais seulement "Argent" !

nimby | 14 janvier 2010 à 14h53
 
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Re:Re:Bravo pour votre lucidité...?!

Si je traduis littéralement votre pseudo cela signifie:Vrai son de liberté,comme c'est navrant de se faire appeler ainsi quand on aime les éoliennes;vous devez certainement avoir écouté une éolienne un jour de brise,pendant 5mn maxi,et pour cela ,vous ne manquez pas d'air,mais d'ouïe.Je suppose que vous rencontrez des centrales nucléaires tous les jours,à chaque rond point..car dans quelques années,il est prévu en France + 20000 éoliennes,comparé aux 2 dizaines de centrales....Les paysages de France seront uniformisés par des monstres d'acier qui sont supposés sauver la planéte pendant que vos fournisseurs de chaussures ou de boissons pétillantes polluent à tout va grâce au marché que vous et moi leur offrons chaque jour;le fiasco de Copenhague ne vous fait pas regarder au delà des frontières que vous vous êtes fixées.....

kyrnos43 | 14 janvier 2010 à 15h38
 
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Re:Re:Mensonges

Je vous salue ric, vous avez répondu à ma place d'une façon similaire à ce que je m'apprêtais à faire.
Yves Vérillac dit qu'il n'oblige pas tout le monde à voir le beau comme lui mais c'est pourtant exactement ce qu'il fait en proposant ce moratoire et quelque part en étant directeur d'un parc national aussi, non?
J'exagère mais lui aussi. Qu'il essaye de produire son énergie indépendamment des autres et il verra que se déplacer, se vêtir, se chauffer, se nourrir ne se fait qu'en société... A bon entendeur

Kent | 14 janvier 2010 à 16h41
 
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Re:Re:Re:moins d'éolienne ....mais quoi a la plac.

Et oui! même si on fait tout ce qu'on peut en matière de renouvelable, on arrivera pas au même "confort" électrique qu'aujourd'hui. La solution? elle est tout autre: économies d'énergie drastique, imitation de la classe sociale inférieure à vous, de toute façon on y arrivera sans le vouloir vu les réactions anti tout que vous défendez. Il est bon de s'informer du monde dans lequel nous et nos enfants allons vivre si jamais il est utile de faire des enfants désormais

Kent | 14 janvier 2010 à 16h47
 
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Re:article tout à fait remarquable

Les opposants à l'éolien utilisent les médias bien mieux que vos fameux lobbies industriels ou verts. après on peut parler de lobby des anti-éolien vu les travers qu'ils prennent pour désinformer au possible...

Kent | 14 janvier 2010 à 16h55
 
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Re:Le bruit

Ecoutez M Vauld:WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!Je peux arrêter?Et ceci 24h/24h,7j/7j,365jours (s'il y a du vent à moins que l'on ne les fasse tourner volontairement pour éviter le grippage)Je suis donc un menteur qui vous prend pour un comique,un charlot,un rigolo qui doit avoir une ou plusieurs éoliennes sur ses terrains.CENT COMMENTAIRES !

kyrnos43 | 14 janvier 2010 à 18h17
 
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Energies Libres

Plutôt que de repartir dans le mythe de l'électricité industrielle verte, en réalité des monstres technologiques qui défigurent nos paysages et qui stérilisent des terres agricoles - 'Eolien Géant' et 'champs photovoltaïques industriels au sol'...pouquoi ne pas s'intéresser à l'Energie Libre ? se renseigner sur le moteur Steorn, sur les essais de J-L Naudin. Le potentiel énergétique lié à une maîtrise des champs électro-magnétiques offrirait des solutions décentralisées et à taille humaine, pour chaque foyer...ce qui ne ferait pas l'affaire des multinationales des Eoliennes ou des panneaux solaires. Mais n'avons nous pas assez souffert, et la planète aussi, de la dévastation par les grands trusts pétroliers ou énergéticiens, en particulier Nucléaires ?

Naullay | 14 janvier 2010 à 19h34
 
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Bravo M. Verhilac

Vous dites exactement ce qu'il faut dire après un parcours que nous sommes nombreux à avoir suivi. L'éolien était une fiancée superbe que la connaissance de la réalité énergétique en général et électrique en particulier, nous a conduits à ne pas accompagner en mairie.
Ici dans le sud du Jura une cohorte de promoteurs tentent d'imposer la construction d'éoliennes alors que nous sommes en zone 1 de ventilation donc parmi les dix départements les moins ventés de France. Donc des machines qui ne produiront qu'exceptionnellement une électricité sur laquelle on ne pourra évidemment pas compter, surtout lors des redoutables "heures creuses" et cela en région de zone natura 2000... Et le plus beau c'est que ça marche, les élus locaux et propriétaires concernés en redemandent vu les sous à toucher. De leur propre aveux, que ça serve à qqchose ou non, que ça détruise un paysage ou non, ils n'en ont "rien à foutre". L'argent n'a pas d'odeur, surtout pas celle du malheur des gens et des paysages saccagés pour... rien.
Nous sommes effarés de constater le vide de connaissance de ceux qui "au nom de l'écologie" défendent ce projet.
De l'éolien off shore, en zone de ventilation forte, pourquoi pas ?

micocharly | 14 janvier 2010 à 20h35
 
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qui veut des éoliennes

Qui veut des éoliennes? les donneurs de leçons, les accusateurs de tout poils, les bien pensants.C'est si facile les incantations !
Qui n'en veut pas ? Ceux qui sont condamnés à vivre avec .C'est toujours pareil.NON à l'écologie punitive, oui au respect de notre environnement.

rachel | 14 janvier 2010 à 22h09
 
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Re:Re:Re:agaçant

Vous demandez à Ric de se renseigner sur l'arnaque de l'éolien, cette expression sonne comme le titre du bestseller anti-éolien en vogue. Pour l'avoir parcouru à plusieurs reprises, une chose me choque: aucune source d'information fiable, beaucoup d'analyses tronquées ("l'éolien ne fonctionne que pendant 25% du temps" par exemple alors qu'il s'agit de la valeur du taux de charge français), de multiples interviews partisants. Alors vous me direz que l'Ademe fait de même, que le Syndicat des Energies Renouvelables aussi...peut être. Mais dans ce cas allez chercher l'information fiable où elle est; pour exemple:
- Réseau de Transport Electrique fournit des bilans annuels qui tordent le cou à toutes les idées reçues comme la nécessité de mettre en action des centrales thermiques pour palier à l'intermittence du vent...
- Le centre d'analyse stratégique dont le dernier rapport préconise malgré les impacts engendrés "d'essayer" de développer une filière française.
Arrêtez d'entretenir des légendes rurales!

floric | 14 janvier 2010 à 22h10
 
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l'attitude Française

Nous voila encore face à un de nos compatriote qui se plaint, qui refuse, qui dit non... Ah ça pour se plaindre on est fort nous les français, pour montrer du doigt les problèmes. On est les champions, pour donner des leçons, ...
Mais en plus de critiquer, mettre en exergue les problèmes, une attitude plus sage, plus constructive serait aussi d'apporter des solutions. Et la, on est moins fier.
Un qui veut bien jeter ces poubelles devant chez lui mais qui refuse toute idée d'enfouissement ou centrale de destruction à coté de chez lui. Un qui veut chauffer chez lui à 23º l'hiver mais qui ne veut pas d'éolienne ou de PV dans le champ du voisin. Et des exemples comme ça, on en trouve à chaque coin de rue.
Evidement que l'installation déraisonnée de ces nouveaux moyens de production d'énergie dite propre est à proscrire, mais ne soyons pas stupide et bornés, les besoins croissant en énergie nécessite l'augmentation des moyens de production. ET même si le nucléaire est là, qui se passerait de ramasser un billet de 20€ par terre sous prétexte qu'il en a un de 100€ dans la poche???

chris | 15 janvier 2010 à 08h28
 
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Re:les vérités

« Lorsque l’énergie est revendue à Edf, donc mise sur le réseau, il s’agit bel et bien d’un énergie centralisée. »
Non. Où est-elle consommée, l'électricité d'origine éolienne quand elle passe sur le réseau? Dans la plupart des cas, au village le plus proche. 2000 éoliennes c'est 2000 points d'injections de courant sur le réseau, ce n'est pas 18 centrales nucléaires. Statistiquement, l’énergie éolienne voyage beaucoup moins que l’énergie nucléaire. Le nucléaire implique un modèle centralisé, pas l'éolien. Vous comprenez?

"La caractéristique essentielle de la production éolienne est qu’il est absolument impossible de la planifier"
Archi faux. Avez-vous déjà entendu parler de la météorologie? Vous connaissez les différents régimes de vents? Saviez vous que RTE travaille avec météo France? Par exemple, en cas de grand froid, la puissance appelée peut croitre de manière énorme. Vous pensez que l'on mobilise 20 Giga watts en 3 secondes?

“Ceux qui installent des panneaux solaires sur le toit de leur maison commencent par utiliser l’énergie qu’ils produisent, et n’en vendent à Edf que s’il en reste”
Tout à fait, ai-je dis le contraire ? Relisez ce que j’ai écris. Le pseudo écolo de service interviewé raconte des âneries, je ne faisais que pointer le doigt dessus.

« Cela correspond à obliger les gens à acheter très cher – et sans le leur dire, ce qui est grave – un produit qui, en fin de compte, ne leur convient pas. »
Saviez-vous aussi, monsieur, que le charbon ou le nucléaire pour ne citer qu’eux ont été subventionné par le contribuable dans les grandes largeurs ? Or le produit qui ne me convient pas, c’est plus l’électricité d’origine non renouvelable. Je ne vois pas pourquoi alors on ne pourrait fiancer des énergies renouvelables.

« Yves Vérilhac a le courage de ne pas s’en tenir au discours politiquement – et hypocritement – correct et d’énoncer simplement des vérités que beaucoup d’autres n’osent pas dire. »
Il me semble surtout qu’il ne sait pas de quoi il parle. C’est peut-être pour cela d’ailleurs qu’il est seul à le dire, ou presque. Mais peut-être pense-t-il à un grand complot pour implanter des moulins à vent en France…

ric | 15 janvier 2010 à 10h12
 
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Re:Re:Le bruit

Oh mon Dieu! Que cela est amusant! La conclusion de votre commentaire en dit long sur le crédit à apporter à votre opinion.
Au fait, j'ai visité divers parc éoliens. Aux pieds des éoliennes, on les entend, c'est vrai. Mais le bruit n'y empêche pas de discuter normalement. A 300 mètres, on n'entendait plus rien...

ric | 15 janvier 2010 à 10h18
 
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privilège du saccage

Un monument historique est protégé dans un cercle de 500 m.,même s'il ne mesure que quelques mètres de haut.
Une éolienne industrielle atteint 140 m. et aucune disposition réglementaire ne vient l'interdire quand elle est visible d'un monument ou d'un site classé ou non.
La Commission des Sites (CDNPS) n'est que consultative et les catastrophes se multiplient sous la pression des affairistes de l'éolien.
cette industrie joit du privilège de pouvoir dénaturer un paysage à sa guise.
Ph.Peyroche
membre de la CDNPS /42

ph.peyrocher | 15 janvier 2010 à 10h58
 
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Re:Re:Re:Le bruit

Pauvre ric...Venez passer une journée à Ally,à StJean Lachalm,à Freycenet la tour en Haute Loire(43).Je n'en dis pas plus.
Ps:Prenez des boules Kies,on ne sait jamais et votre trousse de premier secours.J'espère que vos actions en bourse ne s'effondrent pas trop...

kyrnos43 | 15 janvier 2010 à 11h42
 
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Re:Re:Re:Re:Le bruit

« WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF!WOUUFF! »
Etes-vous sur que ce n’est pas le bruit que vous entendez quand le vent passant d’une oreille à l’autre par le conduit auditif, trouve sur son chemin une grande caisse de résonance ?

Au sujet des actions en bourse… je vois à qui j’ai affaire. Soyez-donc rassuré au sujet de mes milliards en bourse, monsieur, le complot avance bien, mes amis milliardaires et moi-même avons en effet ourdi un plan pour asservir l’humanité grâce aux éoliennes qui vont nous permettre de contrôler l’esprit des gens. Mes dividendes vont exploser !

ric | 15 janvier 2010 à 12h13
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Le bruit

WOOUUFF! Monsieur l'ignorant,est le bruit que fait la pâle de l'éolienne en passant devant le mât.No Comment for ever......

kyrnos43 | 15 janvier 2010 à 13h08
 
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Re:Re:Re:Mensonges

Oui, son idée de moratoire est complètement démagogique. S'il fallait commencer à changer les choses avec des moratoires, commençons donc par un moratoire sur l'utilisation de la voiture...

ric | 15 janvier 2010 à 13h55
 
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Bilan?

C'est bien triste tout ça.Tout le monde a raison...et tord.
Notre pauvre humanité n'arrive toujours pas à s'élever au dessus des problèmes pour essayer de les traiter par le consensus.L'Homme, tout comme le centaure, a toujours le buste humain et l'arrière-train animal: l'accouchement n'arrive pas à se faire.
Peut-être que M. Vérilhac ferait mieux de réunir tous ces gens dans un grand gymnase, les faire discuter et les empêcher de partir tant qu'un concensus ne serait pas trouvé. Alors on ferait sortir la petite fumée blanche et tout le monde se glorifierait d'avoir humainement progréssé un peu: surement? peut-être?

diane | 15 janvier 2010 à 17h35
 
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Re:l'attitude Française

"les besoins croissants de production" attention il y a besoins nécessaires et futiles.On doit en tous domènes atteindre à 80% de gaspillages chez nous alors que 1 ou 2 milliards d'hommes n'ont pas le nécessaire vital.La fantaisie de l'homme n'a pas de limites et pourtant il devra se maîtriser et se contraindre puisque les ressources de la planète sont limitées et la population augmente vertigineusement.
Pour celà essayez de voir NEGAWATT.Salutations

renault | 15 janvier 2010 à 17h54
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Le bruit

Une éolienne ne doit pas émettre plus de 3dB de plus que le niveau sonore ambiant. C'est la loi et les éoliennes la respecte tout comme bien d'autres industries... ou pas...

chris | 15 janvier 2010 à 18h35
 
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Re:privilège du saccage

Tant qu'on en est aux saccages...

Que pensez-vous des zones commerciales et de leur impact sur les paysages ?
Que pensez-vous de l'étalement urbain qui mange la terre, les ressources, qui amplifie la circulation automobile et la pollution ?

Je veux bien que l'on défende les paysages mais faire des éoliennes le bouc émissaire de toutes les tares de notre politique urbaine et environnementale est assez malhonnête et un peu léger.

Qu'il faille encadrer le développement de l'éolien, c'est d'accord. Mais là, nous sommes au-delà des limites du raisonnable et cette campagne de dénigrement est de plus en plus malsaine.

Elle me fait l'effet d'une revanche de tous les "Dupont la joie" qui ont laissé pendant 50 ans les technocrates et les promoteurs agir à leur guise. Ils se réveillent un beau jour et croient être devenu des résistants en sortant leurs fourches contre des moulins alors qu'au fond, ils savent bien que l'administration au ordres du lobby nucléaire les encourage en sous-main.

Il faut croire que la France est le seul pays au monde à avoir de beaux paysages, encore une exception française, avec le nucléaire et la potion magique qui nous permettra de résister encore et toujours à l'envahisseur éolien.

Cocorico !!!

dums | 15 janvier 2010 à 21h04
 
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Re:Re:Re:Bravo pour votre lucidité...?!

Vos messages me semblent deplaces!Je ne vous critique pas, je ne vous accuse pas, je m'exprime. Un pseudo est un pseudo.(Cf. definition)
Je suis contre le nucleaire a tout prix pour toutes les bonnes raisons que vous savez. Je suis egalement pour la reduction des besoins et de la consommation energetique pour eviter une augmentation du nombre de centrales en tout genres...
Et je veux aussi laisser aux generations futures une planete vivable, belle comme je la connais. Et c'est la que je pense que toutes solutions qui reduiront les emissions de CO2(moins que l'energie fossile)et qui eviterons des dechets ultimes sont bonnes a envisager.C'est un compromis realiste.
Apres tout, c'est plus facile de demanteler une eolienne qu'une centrale nucleaire ou que l'atmosphere, non?!

True sound of freedom | 16 janvier 2010 à 01h16
 
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Re:Une France-musé

Le dieu progrès conduisant l'humanité vers le bonheur, ont doit évidemment tout lui sacrifier, surtout l'histoire, les paysages, la beauté des sites de plus en plus rares qui ont réussi à échapper aux superbes implantations industrielles et autres... De bien remarquables progrès comme les fleuves transformés en bourbier parce que les crues n'emportent plus les saletés qu'on y déverse... quand des poissons ont survécu on ne peut plus les consommer au risque de s'empoisonner... Vive le progrès qui, on est bien forcé de le constater, conduit l'humanité vers les glorieux lendemain du bonheur. J'ai tout faux bien sûr, nos forêts d'éoliennes sont en train de sauver la mise. Et comme la prime à la casse, c'est porteur d'emplois. Alors, comment être contre ? Pour plus d'emplois, il y a encore un autre progrès, une vraie bonne guerre qui casse tout, vraiment tout. Il y aura du travail pour tout refaire. Vive la guerre, vive notre beau système économique, vive les promoteurs de l'éolien qui ont de bien beaux revenus en ligne de mire ! Et dire qu'il y a des minus habens qui sont contre le dieu qui de son souffle généreux entraîne les pales de ces gracieux moulins modernes. Grâce à eux une électricité assurée, renouvelée, non polluante...

micocharly | 16 janvier 2010 à 11h11
 
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incohérences

Il est incohérent d'affirmer que "vu les faibles voltages", l'énergie est utilisée localement, pour affirmer quelques lignes plus loin, qu'on met au point des gestions de réseau intelligentes. L'éolien c'est ça : des croyances quasi sectaires.

LF | 16 janvier 2010 à 15h38
 
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argumentaire trop faible

En réponse au moratoire éolien

en résumé, implanter des éoliennes serait en opposition avec la volonté des populations locales. Que cette technologie invasive de nos campagne serait contraire à la destination 'normale' de ces lieux. Que ces moulins sont une industrialisation sauvage, une invasion du profit aux dépends à la fois de la nature et des habitants.

Reprenons les arguments tels que exposés dans l'article suivant :
https://www.actu-environnement.com/ae/news/eolien_moratoire_9344.php4

par Yves Verilhac, un spécialiste à la fois de l'écologie et des paysages. Peu suspect de dogmatisme étant-donné son parcours.

YV commence par évoquer les limites des soit-disantes vertus de l'éolien.
Prenons le temps d'en évoquer quelques-unes :
Transforme très proprement l'énergie gratuite du vent en électricité immédiatement consommable dans les foyers, les bureaux et les ateliers etc
Aucun déchet, aucune pollution chimique ou nucléaire de l'air de la terre ou de l'eau.

En revanche, il y a des inconvénients :
les grands moulins actuels ont un impact visuel manifeste : un grand mat de 120 m et trois pâles de ~100 m de rayon tournant lentement. D'autant plus visible que les implantations sont en zones venteuses, donc à l'horizon dégagé.
Un bruissement proportionnel à la vitesse du vent.
La nécessite d'une réseau électrique de captage/distribution.
Un coût certain, mais ceci est d'évaluation délicate. Le prix des choses n'a de sens qu'en rapport de tous les effets, or dans ce domaine, il n'existe aucune évaluation possible de tous les objets et procédés qui nous entourent (par exemple quel est le coût du pétrole ? Quel est le coût du nucléaire ? ... il n'y a des réponses, toujours partielles)


Que dit YV pour refuser les éoliennes au Mézenc (et partout ailleurs) :
« Cinq éoliennes aux pieds du massif du Mézenc, c'est Beaubourg au milieu des champs ! Sur les grands plateaux bocagers agricoles du Massif Central, on vient poser là des mats de 120 m de haut qui occasionnent mouvement, bruit et pollution lumineuse. Finis les ciels étoilés ! »

C'est Beaubourg au milieu des champs.
Autour du Mézenc, il y a très peu de champs, mais plutôt des prés et forêts. Et puis dire que c'est Beaubourg ne dit rien, sinon une incongruité. L'argument est un non-dit – difficilement recevable.
Et les avions qui passent et repassent dans le ciel c'est quoi ? Restons crédibles.

« grands plateaux bocagers agricoles » pas très bocager, mais c'est vrai il y a des fermes et une activité agricole certaine, un renouveau bienvenu après une disparition due à une politique productiviste qui se voulait 'progressiste'.

«  on vient poser là des mats de 120 m de haut qui occasionnent mouvement, » oui des mâts, mais que signifie « qui occasionnent mouvement, » ? Que les pâles tournent ? En quoi cela poserait-t-il une nuisance ? – rien ne le dit. Les poteaux téléphoniques et électriques omniprésents sont aussi des mats par milliers, ils polluent le paysage par milliers (millions). On les supportait sans trop de douleur ?
Le mouvement ? Oui il y a des milliers de voitures poids-lourds qui sillonnent toutes les routes y compris autour du Mezenc ! Ce sont des mouvements, les oiseaux aussi – l'argument du mouvement ne tient pas sans quelque précisions non-dites.

« bruit et pollution lumineuse.Finis les ciels étoilés !  » Bruit : c'est faux. Le bruit est quasi nul, moins qu'une forêt, et de même nature – bruissement continu. Pour en avoir la mesure directe, je suis allé au Mézenc, je suis allé sous une éolienne 2 MW en pleine action par grand vent. Il y a du bruit, mais c'est négligeable. On fait 300m et cela ne dépasse pas le bruit de sa respiration, ou le frottement des mains. En forêt, le bruit du vent dans les arbres est considérable, une éolienne en fait beaucoup moins. L'argument du bruit est irrecevable, sauf à mette une grosse éolienne au-dessus de son habitation, ce qui serait aussi inadmissible que de mettre des HLM le long des voies rapides (dans toutes les agglomérations françaises par milliers – un scandale d'autant que ces pauvres n'ont rien à dire, ils dispose d'un toit – salauds de pauvres).
Pollutions lumineuses : C'est pour rire ? Un luminion qui n'éclaire pas, que toutes les lignes hautes tension de France portent. Moratoire sur les éclairages publics sur les illuminations des monuments et les lampadaires que l'on voit à plus de 40 km ? Un peu comme si on se plaignait des abeilles trop bruyantes dans les villes. Absence du principe de réalité. Arguments irrecevables.

« C'est un viol du territoire. » Quelle signification ? Que le territoire est abimé de manière irréversible ? Une ville, une route, une ferme, un muret est un viol du territoire ? Est-ce qu'il faut attendre une habitude visuelle pour accepter un changement ? La tour Eiffel était un viol du paysage, qui demande encore son démontage ? Argument irrecevable en l'état. Admettons néanmoins que poser des éoliennes n'importe-où serait inadmissible. Tout comme un stockage nucléaire, un ligne haute-tension, une usine, une maison, un poteau, une poubelle ...

Ensuite des arguments pour parler du beau ...
« . Qu'est-ce qui leur permet de dire ça ! Je leur impose mon goût du beau, moi ? » On ne défend pas un point-de-vue en parlant du beau ou du ressenti en l'air, surtout en accusant les gens de vouloir imposer leur sens de la beauté. En disant c'est beau, on ne dit pas on impose son beau ...
Il y a d'un coté des financiers qui profitent d'opportunités de rentabilité opportunes et de l'autre des défenseurs d'un territoire. Défendre un territoire est parfaitement honorable, faire du fric pas beaucoup, sauf du point de vue capitaliste. On penche naturellement pour les défenseurs de la nature, des hommes qui la peuple. Pour autant, il faut prendre en compte un peu plus le contexte géographique et les réalités. L'intangible n'est pas un principe démocratique, l'inchangé ne défend pas la misère ou la pauvreté, ni la nature. Il n'existe plus de paysage naturel, tout a été transformé par l'homme. Il n'y a donc pas de raison de refuser, à priori, un changement.

« En Ardèche, l'industrie est dans les fonds de vallée, les villages sont à mi-pente, et les pâturages au sommet. » C'est très simplificateur, mais pas faux. Il y avait à mi-pente des terrasses pour une petite agriculture et des châtaigniers. Limiter le Mézenc à l'Ardèche est réducteur, puisque le Mézenc (et ses environs) est aussi sur le 'plateau' de la Haute-Loire, l'Ardèche étant un paysage de vallées creuses, en pente vers le Rhône.

« Là, où l'agriculture recule, ils érigent ces éoliennes industrielles comme les croix d'un vaste cimetière rural ! »
Image purement rhétorique, liant deux phénomènes inconciliables, un amalgame irrecevable.
« Ils » n'ont pas décidé d'implanter des éolienne là où l'agriculture recule ! C'est vraiment idiot. On voit de nombreuses éoliennes en pleine Beauce, dans les zones de l'agro-business le plus gravide et destructeur ! Je comprends bien que l'on défende un paysage mais dire cela en affaiblit singulièrement la cause – respectable – à condition de ne pas dire n'importe quoi.


« Au Puy en Velay, la FRSEA (Fédération Régionale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) Auvergne a même constitué une société spécialisée dans les énergies renouvelables, Agréole Développement, pour hypothéquer des terres agricoles à des fins de développement de panneaux photovoltaïques et d'éolien industriel. Est-ce la vocation des exploitants agricoles ? »

Des agriculteurs trouvent un usage rentable de leur surface agricoles. Où est le problème ? Qu'on me dise qu'ils ne nourrissent plus les hommes serait recevable ! Mais me dire qu'ils utilisent leurs terre pour fabriquer de l'énergie est idiot. Cultiver du blé c'est fabriquer de l'énergie, des lentilles aussi... Une fois de plus où est le problème ? L'agro-business serait-il en cause ? Quelle est la vocation de quelqu'un, d'un établissement, d'une surface de terrain, d'un humain ? Rien n'a de sens qu'il ne serve la communauté sans entraver les principes démocratiques. Peut-on empêcher des propriétaires de gérer leur propriété à leur gré (dans la limite des libertés publiques) ? Sauf à proposer une dictature je ne vois pas le problème, sauf à risquer la famine, ce qui n'est pas à négliger – discutons-en aussi. Se servir de tels arguments anti-capitaliste pour critiquer l'éolien est hors-sujet, ou alors les autres arguments le sont. Cohérence du discours.

« Et puis, dans l'éolien industriel, il y a un côté colonisateur : le développement se fait sans logique, sans planification. On jette les dés sur le tapis vert. On discute d'un projet de 20 mats et cinq ans après, 30 autres se dressent au même endroit sans que ça n'ait été annoncé au départ. »

Enfin un argument. Oui, il y a un risque réel de prolifération anarchique. On propose quelques moulins, et après quelques années d'exploitations réussie, d'autres arrivent, transformant un paysage en un autre sans concertation. On a en tête les champs d'éoliennes de Californie. Ceci est une question de rapport de pouvoirs. On a vu en France le développement anarchique des chemins de fer (en Ardèche aussi), des routes, des autoroutes ... Oui la finance a la puissance folle d'imposer sa rentabilité. Oui, la finance (au sens le pouvoir capitaliste) est anti-démocratique, dévastatrice, on en voit les effets depuis un peu plus d'un siècle sur la planète. Donc il faut contrer cette situation, cette force de fous dangereux qui pourrissent nos vies. Le passage par l'éolien ne tient pas.

« En écologie, on ne peut pas soutenir un projet dont on ne connaît la réalité donc l'impact final. » Oui c'est le propre de l'écologie d'étudier les équilibres (en fait les forces) et d'en prédire les effets. Entièrement d'accord, étudions les impacts des éoliennes en regard des non-éoliennes, donc des économies d'énergies, des énergies nucléaire, charbon, pétrole, hydraulique, oléagineux et autres plantes... Oui faisons les bilans et étudions ...
C'est très vite vu, une éolienne et son environnement ne pollue (quasi) pas, ne fait pas de déchets, se démonte en quelques jours. Le nucléaire nous pollue pour des centaines de milliers d'années, coute très cher, demande des capitaux de personnes au pouvoir délirant (en proportion de leur fortune), le pétrole/gaz/charbon produit 'quelques' effets sur les climats planétaires, 'quelques' effets sur la santé des gens ...
Le bilan entre l'éolien et la plupart des formes de transformation d'énergie actuelle est sans rival. Refuser par principe l'éolien c'est vouloir prolonger et cautionner les désastres actuels.

« . En ce moment il n'y a de nouveaux permis déposés à Cros de Géorand (07) pour un parc pré existant. Qui va se déplacer pour l'enquête publique en plein hiver là-haut sur le plateau ardéchois, une énième fois ? »
Amalgame entre la modalité et le principe. Amalgame insupportable entre la manière anti-démocratique française d'imposer à la population ce que décide la finance et un moyen très propre de fournir de l'énergie aux populations. D'accord, nous avons un réel problème de démocratie. D'accord, il est indispensable que les gens puissent réfléchir, débattre, et se forger des convictions. Le biais de l'éolien pour dénoncer cette situation est absurde.

« Sur les côtes, la loi Littoral s'applique. Et partout ailleurs, tous les nouveaux projets doivent respecter les plans d'occupation des sols, les plans locaux d'urbanisme. »
Je me pince. Il rêve. Ces lois ne protègent que théoriquement. Dans la réalité, il y a rapport de forces. Ce sont le rapport des forces qui détermine au final l'application ou non des lois. Sauf à ne rien voir et rien comprendre, aucune loi n'a de sens sans des défenseurs et des attaquants. Les lois ne sont que coquilles que l'on fait et défait, qui sont appliquées ou non. Faut-il insister sur ce point important ?

« Mais pas pour l'éolien industriel : on est en pleine iniquité ! Et on détruit des paysages extraordinaires comme ceux des PNR, dont le malheur avait pourtant fait la force : c'est parce qu'ils ont loupé les trente glorieuses, qu'ils se retrouvent aujourd'hui détenteurs de patrimoines naturels, culturels et paysagers qui sont leurs meilleurs atouts pour un développement intelligent. Sauf si on coupe la branche sur laquelle ils sont assis. Le développement anarchique de l'éolien industriel pose cruellement la question du devenir de nos campagnes en général, et de l'agriculture extensive en particulier. »

Je ne crois pas que l'éolien soit hors-la-loi plus que le reste. Pour le nucléaire c'est recevable; les lois appliquées dans leur esprit sont rares, à commencer par l'usage anti-démocratique du secret défense, et la poudre aux yeux de l'indépendance des 'experts'. Les lois ne sont pas appliquées malgré une pression évidente. Ceci est vrai dans tous les domaines sensibles, c'est à dire qui brassent de gros profits. Dans l'éolien, les sommes sont négligeables et les gains faibles et peu fiables. On est loin des autoroutes, établissements scolaires, centrales nucléaires, usines automobiles, casinos, santé publique, réseaux média ... mais d'accord pour dire que l'éolien pose la question du développement rural. Qui en profite, tant financièrement que du produit : l'électricité ? Là est la vraie question, qui investit qui produit qui exploite qui en profite, qui décide de tout cela ? Le développement éolien ne peut être anarchique sauf à nier la réalité. Et merci aux populations de se concerter pour débattre, merci aux associations de s'investir pour ou contre afin de poser et répondre aux questions que tout action pose.

« Comme elles [les associations de défense de l'environnement], je suis ''pour'' le développement des énergies renouvelables, mais à condition qu'il soit réalisé localement, à l'échelle humaine, des familles, des hameaux et conduit en même temps qu'un plan national d'économie. C'est à cette échelle qu'il prend tout son intérêt. On ment aux gens en prenant des exemples de consommation dans les villages avoisinants pour justifier des installations puisqu'il n'y a pas d'utilisation locale. »

Oui demande de cohérence. De cohérence nationale sur le plan de l'économie ... et localement...
Pas d'utilisation locale. C'est un modèle, pas une obligation. Utiliser l'électricité du vent pour par exemple un usage local est parfaitement possible. Mais c'est surtout une vue de l'esprit en l'absence de stockage. L'intermittence de la source rend l'usage local pour la consommation usuelle d'électricité faux, ou peu crédible. Néanmoins, cette électricité est nécessairement consommée localement, son transport au loin n'a aucun sens, perdu en chaleur/rayonnement dans les fils. L'électricité produite pourrait servir des industries locales, à 100%. En énergie mécanique principalement ... De petits stockages sont envisageables. Justement au Mézenc, il existe des possibilités extraordinaires de stockage gravitaire qui pourraient permettre de stocker l'énergie. Certes, la rentabilité serait au long terme mais, de nouveau, la notion de rentabilité ne se mesure pas qu'en investissement et en monnaie ... Il faut évaluer autrement qu'en pur capitaliste libéral à courte vue, myopie. On voit là aussi les limites étriquées de nos systèmes dits démocratiques dans lequel les élus se croient obligés de satisfaire des électeurs et non des humains (!), une société ... Une fois de plus l'argument est très contestable.

« Instaurons des incitations fiscales pour installer des panneaux photovoltaïques sur les maisons neuves et réhabilitées, du solaire thermique, de la biomasse. Et considérons ces éléments comme constitutifs d'une ressource énergétique à domicile : quand ça marche, vous vous en servez ; quand ça ne marche pas, vous accédez au réseau ; quand vous en avez trop produit, vous vendez à EDF. »

C'est déjà le cas de manière absurde, ceci n'empêche pas cela. L'incitation fiscale étant là pour palier à un système capitaliste qui se moque de l'humain. J'ai les plus grands doutes sur le solaire photovoltaïque tel qu'il existe actuellement, n'ayant pas la moindre garantie de rendement positif ni de bilan déchet. Mais pour le reste, l'isolation ... c'est évident, ne pas consommer est la manière la plus efficace pour économiser l'énergie et donc réduire la dépendance des réseaux nationaux donc d'un système capitaliste tant dévastateur qu'esclavagiste. Invoquer un vœu (les incitations fiscales) est hors sujet. Sauf à changer de système économique. La problématique énergétique française est parfaitement bien connue depuis plus de 20 ans, le rapport Cochet de 1990 n'a pas pris une seule ride. Et, ce n'est pas à cause de sa qualité qu'il n'a pas vu le plus petit début de mise en œuvre. Il s'agit bien de pouvoir, de fric, de politiciens serviles, d'absence d'intérêt général. Invoquer des solutions autres ne sert à rien, sauf à les défendre en priorité – on est loin du compte. Le principe de réalité doit s'imposer en priorité sauf à parler pour ne rien dire.


« . Et cessons de développer des centaines de parcs éoliens et des milliers d'hectares photovoltaïques industriels (dont l'emprise au sol gèle des terres agricoles, et le développement pollue les prix du foncier) qui nécessitent le raccord au réseau électrique et de nouvelles lignes à THT ! Avec les pertes d'énergie qui en découlent... »

Est-ce à dire que s'il existait un lieu où ceci serait possible, ce serait acceptable ? Le gigantesque projet de cellules photovoltaïques (plus de 100 km2) au Sahara serait donc viable : quasi personne à déranger, au contraire, un aménagement ad-hoc pour les nomades, pas de terres arables perdues, au contraire des terres inutilisées utilisables, des lignes THT sur de vastes étendues vides ... en fait pas de THT, car en courant continu .. passons. Donc à priori tel projet n'aurait pas d'inconvénients, serait idéal ? Argument réducteur.

Plus sérieusement, et comme dit auparavant, ce n'est pas l'éolien qui dérange l'auteur mais le détournement de l'usage de la terre comme nourrissante à un usage producteur direct d'énergie. Un changement qui choque un esprit figé par une longue tradition. Bien que comme dit, produire de l'énergie en passant par le blé, une cellule solaire ou des moulins à vent, c'est toujours de l'énergie solaire. Mais d'accord avec l'auteur, produire des végétaux ou de la viande (encore que) plutôt que de l'électricité me parait un usage plus judicieux de la terre (*). La seule question est celle des paysans et de la société dans laquelle ils vivent. Ce sont les gens localement qui doivent pouvoir décider de la société dans laquelle ils vivent. La dépendance au capitalisme ou aux dirgeants n'est pas tenable, de fait.

(*) Bruler le bois est absurde. Il est bien plus rentable de le transformer par pyrolyse/catalyse en extrayant les gaz et de l'utiliser pour les véhicules et la chimie.

« Je ne me reconnais pas dans les associations de défense de l'environnement favorables au développement de l'éolien industriel. »
Ici l'éolien industriel est stigmatisé comme industrie. L'industrie comme fléau. Pas d'accord, l'industrie n'est fléau quand elle prend plus de place que l'intérêt général. Il est vrai que cela arrive souvent, mais ce n'est pas une évolution intrinsèque de l'industrie, mais du système économique sous-jacent. Tout comme la presse la science, la technique .. peuvent être vertueuses, pas nécessairement aux ordres d'un système gravide.

« Comment ces associations dites de « protection de l'environnement » peuvent-elles encourager des projets qui portent dommage à l'avifaune, aux chiroptères ? »

Une allusion pédante aux effets possibles des éoliennes sur les oiseaux et les chauves-souris. Oui, il y a des lieux où l'implantation est dangereuse, qui souhaite cela ? Cela ne remet évidement pas en cause leur usage ou alors que dire des milliers de morts par an à cause de l'automobile et des sangliers et des hérissons ... principe de réalité. De nouveau entre le nucléaire le charbon le pétrole et l'éolien, les nuisances sont sans communes mesures. Mettre de l'éolien (hydraulien ..) c'est éviter ces autres procédés autrement plus délétères. Refuser par principe l'éolien comme ici est prôner de fait le nucléaire. Insupportable indéfendable pour n'importe quelle personne de raison.

« Sans parler des milliers de tonnes de béton à jamais enfouies dans le sous-sol puisqu'on n'enlève que le tiers supérieur quand on démantèle. »
Argument sans portée, On n'enlève ? Qui ? Pourquoi ? Quand bien même ce serait toujours vrai, du béton qui demeure en terre des siècles n'est rien en rapport à la pollution quotidienne de l'agriculture, ou de l'industrie, des transports, de l'énergie ... Une fois de plus l'argument n'a aucune valeur dans notre société, imaginons que l'on prennent des mesures pour éviter ce genre de comportement, il faudrait une dictature de fer épouvantable ... Restons cohérent dans le réalisme, sachant, bien entendu que la distance entre notre système fou et l'optimum écologique est considérable.

« Pour le mouvement écologiste français, la principale motivation dans la défense du développement de l'éolien industriel semble être de ''sortir du nucléaire''. Or l'éolien industriel est structuré comme le nucléaire, d'une manière centralisée. »
Faux. Le nucléaire est le fait d'une politique industrielle de très peu d'acteurs (CEA, Alstom, EdF et la galaxie AREVA) et de très nombreux bénéficiaires, sous-traitants. Les acteurs éoliens sont financiers, utilisant les capacités techno-industrielles de quelques fabricants hors France, danois, allemands, espagnols, .. De plus les investissements en terme de volume sont sans commune mesure ! Incomparable – encore un argument plus que douteux. Certes, il y a un intérêt financier pour cette micro niche, mais on est dans une forme usuelle du capitalisme, ce que n'est pas du tout le cas du nucléaire (en France notamment).

« Comme pour le nucléaire, mais en pire compte tenu de la dispersion des sources de production, il faudrait pouvoir compenser le manque de production éolienne (lors des périodes d'absence de vent) par des centrales thermiques »

'Parler de compenser l'absence de production éolien', c'est un faire un raisonnement à l'envers. L'éolien produit de l'énergie, mais pas toujours, donc cela poserait problème. Un peu comme l'agriculture qui ne suffit pas à nourrir la population, faut-il la combattre pour autant. Ce qui est bon à prendre est bon à prendre ! Ce qui est produit par l'éolien n'est pas produit par du pétrole ou du nucléaire ... argument délirant. Est-ce que la dispersion des sources est néfaste ? Pour qui ? pour quoi ? En l'occurrence l'énergie produite est soit consommée soit perdue, exactement comme pour une centrale nucléaire, les pertes dues aux lourdeurs de la technologie et de sa concentration entrainent des pertes énergétiques sans commune mesure avec l'éolien. La concentration extrême entraine des pertes en ligne énormes, un réseau de lignes à grand gabarit sur tout le territoire. Un champ de blé produit ce qu'il peut, ils sont répartis sur tous le territoire, est-ce pour autant néfaste au domaine, à la production ? L'éolien a ses caractéristiques de production, intermittence, gratuité de la source, variabilité de la source, convertisseurs de puissance relativement faible (2-10 MW), zones propices de densité variables ... En quoi des caractéristiques différentes de ce qui existe serait néfaste, ne faut-il pas s'adapter à ce qui est disponible, à la chance des progrès techniques (très limités d'ailleurs – le progrès est surtout une mise en œuvre, de l'ingénierie) de l'usage d'une source d'énergie si facile à convertir et dont les défauts sont si faibles en regard de tout ce dont nous disposons actuellement ?

« Et cet objectif de 10% de production électrique d'origine éolienne en 2020 fixé lors du Grenelle de l'environnement, c'est l'histoire du tonneau percé... Globalement, la consommation électrique française est exponentielle : plus 5,8 TWh entre 2007 et 2008. Alors qu'on pourrait se fixer un objectif de 30 à 40 % d'économies d'énergie sans plus attendre. Mais on ne peut se fixer un pourcentage de capacité de production sur une courbe de consommation qu'on ne maîtrise pas ! »

Oui, se donner un objectif à priori est une vue comptable, irréaliste. Mais faire un amalgame entre l'éolien et la politique absurde d'un système de fou n'est pas acceptable. On ne peut pas mélanger deux types d'arguments aussi différents sans se rendre suspect de vues cachées ou d'incohérence. Oui, la politique énergétique de la France est absurde, qui pousse à la consommation électrique et qui maintenant tout en disant de moins consommer continue cette politique tout en refusant les mesures les plus simples de réduction ... C'est la politique la plus contraire de l'intérêt général possible tout en optimisant les intérêts privés. Oui c'est inadmissible. Critiquer la politique énergétique n'entache pas l'usage raisonnable de l'éolien. Cet argument me rappelle le propos surprenant d'un pro-nucléaire notoire, donc anti-éolien par essence, c'est dire l'opposition – à rebours de l'argumentation de cet article – dire, vous savez, les éoliens le font pour faire des affaires ! Sous-entendu, les pro éoliens le font pour gagner de l'argent ! Un argument de haute qualité, suggérant que les pro-éoliens ne seraient que des rêveurs, des fous furieux jetant l'argent dans les airs ! Des gens qui usent de tels arguments se rendent inaudibles ou prennent les gens pour des imbéciles. Dans les deux cas on ne voit que manipulations.

« Au résultat, la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique sera proportionnellement forcément plus faible qu'elle ne l'est aujourd'hui. Et le reste, ce sera quoi ? Du nucléaire. Alors arrêtons l'hypocrisie pour les uns et la politique de l'autruche pour les autres : si on ne change pas les règles du jeu de la centralisation et du gaspillage représentatifs de l'éolien industriel, on aura à la fois le nucléaire et nos plus beaux paysages balafrés. »

Oui, nous sommes dans un système politico-financier anti-démocratique, visible dans ce domaine mais aussi dans tous les autres : santé, transports, agriculture, banques, commerce ...

« Et puis le développement de l'éolien industriel est confié à des sociétés privées qui n'ont pas d'agrément et qui de plus ne garantissent pas le ré investissement dans l'environnement. Certaines collectivités auraient voulu créer une société d'économie mixte (SEM) pour gérer un parc éolien mais très peu y arrivent. Par contre, je connais une collectivité qui en a eu la volonté mais qui, devant la complexité de l'affaire, a dû confier l'exploitation du parc à une entreprise locale, bien vite rachetée par une société canadienne... »

Oui modèle capitaliste féodal (qui crée des privilèges protégés par le politique). C'est bien cela le problème de notre société. Rien mais rien à voir avec l'éolien.

« Alors d'un côté, on oblige EDF à acheter l'électricité produite par les éoliennes à un coût fixe et supérieur à celui du marché de gros de l'électricité ; une opération que l'opérateur historique mène grâce à une taxe inclue dans la facture d'électricité que le citoyen paye. De l'autre côté, n'importe qui peut investir dans des équipements industriels, jusqu'au particulier fortuné dans son jardin sous les yeux du voisin ! Et rien n'oblige ces investisseurs en herbe à s'inscrire dans un cercle vertueux, à réinvestir les bénéfices engendrés par l'exploitation du parc dans la protection de l'environnement ou les économies d'énergie. Aussi, le tarif de rachat imposé à EDF s'apparente à un dopage, qui permet de raccourcir le taux d'amortissement de ces investisseurs. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une branche qui rapporte, y compris pour les exploitants nucléaires. »

Oui, c'est de la politique. C'est une manière pour nos dirigeants
1 de montrer une politique considérée comme verte, donc d'acheter des votes,
2 de respecter des directives anti-libérales de l'UE
3 de faire payer par tous des profits privés
4 de faire passer plus facilement sa politique énergétique absurde

- - -
Ce papier est à mettre dans la catégorie des mauvais arguments par son incohérence.
Il met tout de même en avant l'absurdité de la politique de notre système qui malgré les désastres annoncés et avérés continue sa marche folle. Le pouvoir de l'argent privé et le maintient au pouvoir semble bien les seules vraies politiques durable justifiant la plupart des mesures de nos gouvernants depuis des dizaines d'années.
La vraie politique alternative serait de combattre ce capitalisme anti-démocratique qui détruit le bien-être de l'humanité en saccageant la planète, en instaurant la violence entre les personnes et tous les groupes de personnes (état, entreprises, ..).

Lutter contre l'éolien est de fait lutter contre un des moyens les plus propres de produire de l'électricité. C'est accepter une situation épouvantable, en particulier le nucléaire qui pollue mortellement et pour des millénaires notre biosphère.

dorémi | 16 janvier 2010 à 20h21
 
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Qu'ai-je donc dit ?

En lisant les réactions négatives à l'interview que j'ai donné à Actu Environnement, je constate 3 dérives constantes face auxquelles j'ai déjà été confronté :
Premièrement un immense mépris et des insultes : "menteur", "un qui veut jeter les poubelles devant chez lui","mauvaise foi", "pseudo écolo de service" "stupidité", "ne sait pas de quoi il parle", "démagogique", "bien franchouillard", "Néo ruraux", "Vieilles barbes", "roulent en 4x4", "Ecologiste Verilhac hum".
Deuxièmement l'utilisation de pseudos : Ric, Kent...
Troisièmement et c'est lié aux deux premiers points, pas de réponse sur les questions de fond que je pose : la privatisation, l'absence de planification, l'iniquité devant la Loi, l'incapacité à sortir du nucléaire. Seulement le même argument que celui utilisé pour promouvoir le nucléaire : "refus du Progrès", "pas de frigo ni de lampes", "vous préférez le nucléaire ?"

Ai-je attaqué ou blessé quelqu'un personnellement ? Dans quel pays et à quel époque vivons-nous si non seulement il n'y a pas de débat public avant de telles modifications de notre environnement, mais qu'en plus celui qui expose son point de vue se fait insulter ? Pouvons-nous revenir sur le fond ? Il y a d'autres médias pour laisser libre cours à ses mauvais penchants. Actu Environnement mérite mieux que ça, qui précise d'ailleurs que "tout propos insultant, réducteur, irrespectueux... est interdit".

Bien cordialement

Yves Verilhac

Yves VERILHAC | 17 janvier 2010 à 11h25
 
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pourquoi harro sur les éoliennes ?

cette opposition aux éoliennes alors que nous n'entendons pas d'oppositions aux lignes à hautes tensions, aux coupes à blanc de forêts pour des plantations de monocultures de douglas qui font légion en Auvergne comme en Morvan, est assez choquante, car en plus de la dégradation des paysages, les conséquences écologiques sont inestimables . Bien entendu il faut réduire coûte que coûte la consommation d'énergie, mais pour le reste il faut bien trouver un équilibre entre toutes les énergies renouvelables . faut-il faire de l'électricité en rasant les forêt pour en faire de la biomasse, développer les élevages industriels avec production de lisier ? importer des biocarburants qui détruisent les sols et la biodiversité, développer le nucléaire, faire de la chaleur avec les incinérateurs ? ou utiliser le vent et le solaire? vraiment notre monde est fou

Lucette | 17 janvier 2010 à 15h39
 
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combat stérile

Quand je lis cette diatribe, je ne vois pas vraiment d'argument très solide, sinon des poncifes éculés. S'agissant des surfaces de PV qui stérilisent les terres, les textes actuellement en vigueur en limitent sévèrement le développement, et c'est très bien. S'agissant des éoliennes "industrielles", qui peut aujourd'hui nier la nécessité d'un développement raisonné ? Il doit se faire, comme pour tous les bons projets, sur les bases d'une concertation avec les habitants concernés, après de sérieuses études d'impact, comme la loi les y oblige. Quant au bruit et autres nuisances, désolé, mais tout cela n'a jamais reçu de confirmation valable. Toutes les études et mesures montrent que ce n'est pas fondé, compte tenu de la distance par rapport aux habitations où celles-ci doivent être érigées.
Parlons un peu de pollution visuelle du paysage. Lorsque j'arrive en haut de la vallée au-dessus de Monistrol, et que je regarde ce paysage mité de maisons individuelles dispersées dans un site pourtant somptueux, quand je prends la route qui me conduit à Siouville-Hague depuis Les Pieux et que la vue sur la mer est quasiment obstruée par la forêt de pylônes des lignes THT de la centrale de Flamenville, etc., je ne suis pas vraiment réjoui. C'est troublant que d'un seul coup, quelques éoliennes dans le paysage vous émeuvent tant. Je ne conteste pas que cela puisse choquer certaines personnes, c'est parfaitement légitime, alors pourquoi ne pas s'émouvoir des autres pollutions visuelles, pourquoi ne pas lutter aussi véhémentement contre les panneaux de publicité qui occupent l'espace des entrées de villes (où les centres commerciaux à l'architecture si élégante complètent le tableau), pourquoi ne pas s'insurger contre ces enseignes lumineuses allumées en pure perte toute la nuit qui empêchent d'observer les étoiles, le ciel nocturne, autre espace bafoué. Et la liste est longue. Alors de grâce, un peu de cohérence, cessons ces échanges stériles, et conservons note énergie pour une approche globale des questions de paysage, pris dans un sens large.

guyarch | 17 janvier 2010 à 16h42
 
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Re:l'attitude Française

Pour de l'argent on peut même faire pire, vendre ses enfants, etc...si déjà on consommait moins et mieux, ça serait plus clair et c'est réalisable.

alrib | 17 janvier 2010 à 18h55
 
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Re:argumentaire trop faible

eh bien ! que de bla bla.... On a peine à vous lire. Mais on comprend quand même que vous êtes pro-éolien.
Il faut de tout pour faire un monde : des citadins endurcis qui se fichent pas mal de la campagne et de la beauté des sites français.. et puis il y a les autres, ceux qui pleurent parce que ce qu'ils aiment a été détruit, tant visuellement qu'auditivement, par des machines incapables de fournir une quantité d'énergie suffisante pour être vraiment efficaces...
Donc pour rien.
Ca me fait toujours bondir de lire cet argument repris par de nombreux "pro" éoliens : "et les pylones électriques alors ? Et les autoroutes ? et, et, et ??" -> eh bien oui, justement ! il y a déja assez de choses moches qui détruisent le paysage (vous l'avouez vous-mêmes, pro-éolien) pour qu'on en rajoute d'autres sans rien dire !!!!
Comment expliquez-vous que dans le nouveau texte de la loi de finance 2010 (réforme de la taxe professionnelle), il soit institué pour les communes une subvention forfaitaire destinée à (je cite) "compenser les nuisances liées à certaines installations (antennes relais, éoliennes, centrales de production électrique…). "
Oui, vous avez bien lu : compenser les NUISANCES.
C'est donc un constat avéré, mais il faudrait s'en réjouir....
Soyons sérieux.

ML | 18 janvier 2010 à 10h05
 
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Re:Le bruit

Il y des personnes qui sont sensibles à la douleur, d'autres non. Il y a des personnes qui sont sensibles à la beauté et l'harmonie, d'autres non. Il y a des personnes qui sont sensibles au bruit, d'autres non. Le fait est pourtant réel, les personnes qui souffrent du bruit des éoliennes en souffre VRAIMENT. Ce n'est pas une légende, un caprice, une "vue de l'esprit" !!
Si vous n'etes pas dérangé par le bruits des éoliennes, tant mieux pour vous, mais ne traiter pas de menteurs ceux qui vivent un enfer à leur proximité.
Merci.

ML | 18 janvier 2010 à 10h33
 
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Re:Re:privilège du saccage

On pense que c'est également très moche.
Et il y a des gens et des associations qui luttent contre tout ça. Mais on ne peut pas être sur tous les fronts.
Il y a des personnes qui s'attachent à défendre les droits animaux et d'autres à défendre les droits des enfants. C'est comme ça : on ne peut pas être partout !

ML | 18 janvier 2010 à 10h41
 
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Re:Qu'ai-je donc dit ?

Et ç avous fait pas réfléchir de voir autant de commentaires négatif ?

Le développement de l'éolien est déjà soumis à plus de contraintes de planification et d'étude environnementale que les énergies fossiles... Il faut deux ans de procédures administrative pour faire passer un projet éolien et celui est toujours à la merci d'un seul particulier qui pourrait faire capoter le projet à lui tout seul... On est donc très loin de l'anarchie que vous voulez faire passer. Le fait de pouvoir installer de l'éolien dans des parcs naturels et justement la preuve qu'il s'agit d'une énergie qui est respectueuse de la faune et de la flore. La preuve votre seul argument au final est un argument de chatelain : vous vous croyez propriétaire du paysage et ne supportez pas que tous vos voisins (puisque vous reconnaissez vous mêmes que les paysans eux mêmes développe des projets éoliens sur leur terre) n'aient pas les mêmes considérations esthétiques que vous.

Les plans d'économies d'énergie sont déjà en place : la quasi-totalité des appels d'offre publiques sont HQE et BBC, même les promoteurs privés font massivement du BBC pour préparez la RT2012. L'Union Européenne met en place les normes permettant de réduire drastiquement les consommations des appareils électriques... Hé ben devinez quoi : tout ça ne suffira pas et il faudra quand même faire de l'éolien ! Si vous pensez qu'on peut se contenter des mesurettes que vous proposez c'est que vous êtes totalement à coté de la plaque sur l'étendu de la crise économique et écologique que nous traversons !

Et en plus à chaque fois toujours les mêmes arguments de chatelains : on peut pas mettre du double vitrage parce que ça ne répond pas aux préscriptions des architectes des batiments de France, on ne peut pas mettre de la méthanisation parce que ça va donner des revenus aux éleveurs de porcs (hé ben paie tes algues vertes!)

Vous faites partie de la génération qui nous a mis dans le chaos environnemental qu'on connait actuellement alors maintenant n'ajoutez pas l'insulte à la blessure en voulant empêcher ceux qui sont vraiment en train de préparer une alternative environnementale...

La question est maintenant qu'est-ce qui vous motive ? L'ignorance ? L'égoïsme de chatelain dont je parlais précédemment ?

Robert Johnson | 18 janvier 2010 à 14h44
 
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Re:Re:Re:Re:moins d'éolienne ....mais quoi a la p.

Allons pas de déprime Kent ,

nous ne faisons pas les enfants par utilité ,

Je suis d'accord avec vous ( Diane et tous les autres ..)
1) les energies renouvelables n'atteindrons pas les 50 % de notre consommation avant longtemps ....
2) nous devrons économiser , isoler , reduire notre consommation de grés ou parce qu'on ne pourra plus se payer notre luxe actuel .
Le combat pour la sobriété énegétique commence ...ainsi que le combat pour les productions renouvelables ...( toutes ! )
Vives les éoliennes ! car aujourd'hui c'est ce qui est le plus simple et le plus propre et le plus rentable .
voir nos amis Espagnoles , nouveau record a 11 600 MW le 14 janvier ! regardons aussi en allemagne etc ...

Anonyme | 18 janvier 2010 à 22h34
 
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Pro eole : Analyse de l'interview

Quel dommage qu'un ancien directeur de PNR se soit retrouvé récemment, aux côtés des anti éoliens, à crier contre le président du PNR Haut Languedoc !
L'aveuglement anti éolien de M Vérilhac est allé jusque là : être dans l'autre camp qu'un de ses éminents collègues.
D'où vient cette haine de l'éolien chez lui ? D'un regret.
Non pas, comme on pourrait le penser, de tel paysage, mais un regret sur son manque de capacité, en tant que directeur d'un PNR, à planifier l'éolien.
Est-il personnellement en cause, dans cet échec ? Pas du tout.
Par contre il personnifie actuellement la caution "verdissante" d'anti éoliens aux pedigrees beaucoup moins honorables que le sien, et çà c'est inacceptable.
Il en perd même le sens logique : Si les PNR ont vocation a accueillir les ENR, éolien compris, il faut les mettre à l'intérieur du parc et pas à l'extérieur : on ne peut pas à la fois être "pour" et "nimby" : le "nimby" trouve TOUJOURS que l'objet de son ressentiment est trop près.
Avec lui je déplore l'absence (au moins au départ ?) des garde fous locaux que peuvent représenter des schémas éoliens de PNR et les objectifs chiffrés.
Mais ces objectifs chiffrés doivent être ambitieux (tout le développement sur la consommation locale est ainsi absurde : le grand éolien ou les centrales pv ont vocation à aller sur le réseau, vers les villes).
Nous sommes plus nombreux encore (largement) à dire "encore" : des associations écologistes dont il parle aux agriculteurs et jusqu'à nos représentants (voir la PPI : deux fois plus d'éolien que de nucléaire).
Vient ensuite la question du lieu : M Vérilhac le dit lui-même : l'Ardèche est vide d'hommes (à propos des enquêtes publiques), c'est donc l'endroit idéal pour y mettre des éoliennes, tout le monde le dit (surtout les "nimby").
Par rapport aux "nimby" l'éolien fait-il peur par lui-même ou entretient-on la peur de l'éolien ? Le classement en ICPE veut en faire un croquemitaine et M Vérilhac devrait avoir l'honnêteté de mener son propre raisonnement à terme : "pas de risque ou pollution" donc pas d'ICPE, je ne vois pas en quoi la "cohérence" (celle des SCOT par exemple) que nous appelons tous deux de nos voeux a quoi que ce soit à voir avec des ICPE. La législation actuelle est plus que suffisante et un directeur de PNR devrait le savoir : il faut consulter bien plus de 15 services de l'Etat et il est plus difficile (et plus long) de réaliser une ferme éolienne qu'une Centrale nucléaire (sauf lorsque le chantier prend trois ans de retard comme en Finlande).
Tout le passage sur le nucléaire montre les limites du positionnement de M Vérilhac : "Comme la consommation augmente, l'éolien ne serait pas nécessaire", mais au contraire, il en faut d'autant plus et, bien sûr, réduire la consommation.
Justement, l'éolien est comparé à la prime à la casse de la bagnole, le mot "pétrole" est même brandi : tout le contraire de l'éolien encore une fois car il se substitue au thermique (source rte).
Ah la fameuse prime du tarif d'achat, c'est là que le bât blesse (celui de l'âne de Stevenson ?): ce sont les citoyens (leurs représentants) qui l'ont décidé mais ce sont les consommateurs qui payent.
Surtout ceux qui ont des chauffages électriques.
Et à propos d'économies d'énergies, qui, à part des anti éoliens notoires, s'est opposé à réduire la dépense d'énergie par m² (les 50 W) ?
Regardez d'abord vos alliés anti éoliens, M Vérilhac.

pro eole | 19 janvier 2010 à 15h37
 
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Re:Re:Re:Bravo pour votre lucidité...?!

"20 000 éoliennes" ?
Avec 36 000 Communes cela en fait environ une toutes les deux communes et comme elles sont regroupées par parc (ex de 6) cela fait moins d'un parc par canton.
"Vous ne rencontrez pas des centrales nucléaires tous les jours"
Si on ne trouvera finalement qu'un parc éolien par canton, les capsules d'iode sont dans toutes les mairies, sans exception.

pro eole | 19 janvier 2010 à 15h44
 
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Re:Re:Le bruit

Ce ne sont pas les éoliennes qui font du bruit mais les anti éoliens : la preuve.

pro eole | 19 janvier 2010 à 16h06
 
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Re:Bravo M. Verilhiac

Ce Monsieur du jura est pour l'éolien ... mais en offshore : comme "Nimby" on ne fait pas mieux.
Toujours des problèmes avec les chiffres, les anti éoliens, des millions d'éoliennes ne sont pas nécessaires, atteignons déjà, comme cela est prévu, les dizaines de milliers.
Encore un problème de chiffre avec ces fameuses éoliennes qui ne tournent pas mais qui rapportent beaucoup : le tarif est basé sur la production : X multiplié par 0.8, si X est petit, le total est petit.

pro eole | 19 janvier 2010 à 16h14
 
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Re:Qu'ai-je donc dit ?

C'est une lecture très partiale des réactions : nombreux ont été ceux qui ont soulignés, comme vous, l'ampleur des sujets abordés, qui débordent largement l'éolien : privatisation, absence de planification ...
Le problème c'est que tout cela se limite, chez les anti éoliens que vous rejoignez, à "avoir des éoliennes ou pas".

pro eole | 19 janvier 2010 à 16h39
 
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"Beau Bourg" comme repoussoir ?

Ah Beaubourg, quelle image !

1. C'est le même VGE qui mène aujourd'hui les anti éoliens qui a inauguré Beaubourg, alors Beaubourg, repoussoir ou pas ?
2. Bien sûr Beaubourg a étonné au début mais aujourd'hui Beaubourg est incontournable, bâtiment compris.

pro eole | 20 janvier 2010 à 10h38
 
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Re:

C'est le même VGE qui à lancé le programme électro-nucléaire en 1974 (2ème conflit Israélo-Arabe)donc il doit en être un très bon actionnaire; alors les éoliennes il n'en veut point.

renault | 20 janvier 2010 à 17h17
 
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L'EOLIEN MEME OU IL N'Y A PAS DE VENT !!!

Connaissant nombre d'intervenant pro éolien sur ce forum je voudrais rassurer les autres, ceux qui savent de quoi ils parlent, ceux qui n'en veulent pas dans leur environnement proche:
Une spécialité française qui nous est reprochée à l'étranger, prendre position sur des sujets que nous ne connaissons pas, mais qui nous donnent de l'importance, en gros, des français qui l'ouvrent sans savoir.
Et puis il y a les autres, les cupides, ceux qui savent mais qui n'en ont rien à faire, car ils prennent des sous, ou ont des intérêts "politiques". Nous en avons beaucoup dans l'allier, des deux ethnies, pourtant météo france qui jusqu'à là est encore reconnue comme une entreprise performante nous dit qu'il n'y a pas de vent dans notre département. Je vous passe l'environnement, nos paysages, l'impact sur les habitants, non que le vent, et bien malgré cela, ils continuent à promouvoir l'éolien industriel sur l'allier ou il n'y a pas de vent, incroyable non !!!
Au fait, pour infos, dès fois que certains ce posent encore des questions, il y a des élections régionales en Mars, si vous regardez bien, nos soit disant écolos de tous bord, sont convoités par beaucoup, droite gauche, est là, tout est possible, chez nous la gauche vient de faire une plaidoirie fantastique sur l'intérêt des parc d'éolienne industrielle. Je voudrais remercier Monsieur Verhilac pour son intervention, limpide, honnête, technique, en bref, un honnête homme.
Cordialement

pascal03 | 21 janvier 2010 à 09h19
 
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à pro éole,ric,chris et consorts

Avez vous vécu à Fruges(référence du scandale éolien français),avez vous votre fille et petite fille qui y habitent?Avez vous des amis(es) qui vivent à Ally Mercoeur(autre scandale éolien)? Voyez vous des éoliennes de chez vous(Ally en face de chez moi)?Avez vous des amis qui ont devant chez eux les éoliennes de Freycenet la tour sur le plateau emblêmatique du Mézenc?Avez vous ,comme un de mes amis journalistes,les paysages de son enfance saccagés par des monstres d'acier à Ardes sur Couze? J'ai le regret de dire que tout cela je le vis et que je lutte et lutterai jusqu'à l'inimaginable pour l'instant:faire prendre conscience du scandale de l'EOLIEN INDUSTRIEL !!!

kyrnos43 | 22 janvier 2010 à 10h32
 
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Merci pour informations éoliennes.

J'y ai cru à l'éolien, je me suis mis à douter, je n'y crois plus beaucoup, hors certaines installations en sites minutieusement choisis au niveau de la ventilation (fréquence et force des vents notamment) donc l'off shore comme cela est en train de se passer dans tous les pays du nord, Grande Bretagne inclus, qui ont des projets grandioses en cours d'élaboration.
Evidemment écrire ça, c'est être "nimby". On est alors traité de tous les noms, de la même façon qu'il y a qq années, douter de la réalité du paradis soviétique c'était être "un anticommuniste primaire". Point, à la ligne, plus rien à dire. L'anathème remplace connaissance et réflexion.
Un monsieur à très longuement commenté les propos lucides et intelligents de M. Verilhac. Qu'il en soit remercié.
On ne peut qu'être d'accord avec ce monsieur quand il décrit des refus de l'éolien à partir de données parfois subjectives et évidemment parfois contestables. Beau ou pas beau ? Dangereux ? Bruyant ? A coup sûr l'éolien n'a pas le monopole de tout ça....On entend tout et son contraire, y compris en témoignages de gens concernés par une proximité de parc éolien. Bien que, à une large majorité, les proches condamnent... Je ne sais pas trop, n'étant pas moi-même au pied des machines. J'écoute.
Je voudrais questionner, dans l'espoir d'une réponse précise qui lèvra mon scepticisme sur le bienfait de ces éoliennes en lieu de ventilation aléatoire et peu fréquentes(zone 1 pour ceux qui savent). Donc une production de kwh fort rare et totalement aléatoire.
Il suffit, répond le Monsieur, de stocker l'électricité produite par les éoliennes du Mezenc (ou d'ailleurs ?) pour pouvoir l'utiliser (localement ?) quand il n'y a pas de vent. Evidemment, la plus grande partie du temps, les pales y seront à l'arrêt et la demande d'électricité reste la même. Stockage donc ! Ou toujours autant de centrales nucléaires et autres pour pouvoir alimenter le réseau quand il n'y a pas de vent. On voit un peu ça au Danemark.
Il faudra donc faire des barrages de stockage qui retiendront l'eau remontée en période de production excédentaire de kwh ? D'abord, il faut de l'eau à remonter...il n'y en a pas partout, tout le temps et suffisamment... Supposons ce premier détail résolu. Il faut un site qui accepte une construction de barrage... Il n'y en a pas de partout... Il faut après, pouvoir faire une retenue importante, surtout s'il n'y a pas beaucoup de dénivelé entre le barrage et la turbine.
Peut-être des interrogations futiles ? Pourquoi pas ?
Je les pose simplement à partir du constat suivant :
J'habite près du barrage de Vouglans (sur l'Ain), peut-être la plus importante retenue de France, en tous cas au tout premier rang (les 3/4 du lac d'Annecy paraît-il). Ce barrage, outre l'alimentation en eau par la rivière, sert aussi de barrage réservoir (l'eau est remontée par pompage lorsque la production d'électricité dépasse la demande) donc du stockage, comme préconisé par le monsieur.
Bilan en fourniture de kwh de ce lieu à coup sûr assez exceptionnel ? 240 millions de kwh annuels.
Pas rien donc. Mais pour une demande annuelle nationale dépassant largement les 500 milliards de kwh. Je laisse au monsieur le soin de calculer le pourcentage d'électricité produite par cet ouvrage d'exception. Barrage qui produit à la demande donc puisqu'alimenté par un cours d'eau important et réalimenté par pompage. Très utile notamment lors des périodes de fortes demandes (hiver et pic de consommation).
Pour la même production, toujours disponible, combien d'éoliennes ? Installées où ? En production à quels moments ? En quelles possibilité de stockage ?

Voilà mon questionnement. Comme tout le monde, je ne souhaite qu'une chose, une électricité entièrement issue du renouvelable. I have a dream. Merci de m'expliquer ce que je n'avais pas bien compris. Je jure que je serai en tête du cortège proéolien si réponse convaincante.

micocharly | 22 janvier 2010 à 12h48
 
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Re:Re:Re:Re:agaçant

Quelques éflexions :
"l'éolien ne fonctionne que pendant 25% du temps" par exemple alors qu'il s'agit de la valeur du taux de charge français. D'aprés RTE le taux de charge français est de 22%, et la phrase est assez correcte, pour être trés précis il aurait fallu écrire "les éoliennes ne fonctionnent au total que l'équivalent de 22 % à pleine charge".
Le rapport annuel de RTE n'est pas très spécifique sur le problème de l'intermittence du vent, il évoque plutôt la capacité d'adaptation du réseau en général. Les données pour analyser la source de cette capacité d'adaptation n'existe pas en France, regarder les graphes temps réels de REDE (espagne
https://demanda.ree.es/generacion_acumulada.html, et vous verrez combien les variations du thermique sont le principal moyen de pallier à cette intermittence éolienne.

Ds | 23 janvier 2010 à 10h21
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Le bruit

Les éoliennes construites aujourd’hui sont très silencieuses, et il y a une distance à respecter. Elles font certainement moins de bruit que le passage des voitures sur une route nationale !

Et puis c'est bizarre, à Ally, le bruit ne doit pas passer de la même façon partout...
Peut-être qu'il est amplifié chez ceux qui n'ont pas eu la chance de voir une éolienne construite sur leur terrain et qui ont vu leur voisin empocher un joli petit chèque...

Je suis sure que n’importe quel anti-éolien à qui on offrirait une belle somme d’argent changerait rapidement d’avis sur le sujet…
Je crois que «vouloir préserver les paysages » est juste un prétexte et rien d’autre, dans un domaine où l’on raisonne en centaines de milliers d’euros, ce qui crée inévitablement des jalousies…

elo | 28 janvier 2010 à 15h44
 
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Toutes les ER sont complémentaires !

L'effort que M Verilhiac attend des particuliers et des collectivités (réduire fortement leur consommation et s'équiper de moyens de prodiction propre non-industriel/à échelle humaine) ne pourra pas avoir un impact significatif avant un délais de 25-30 ans, même avec des incitations fiscales on ne change pas les habitudes ainsi et beaucoup de gens n'ont pas les moyens d'améliorer l'isolation, etc ...

Donc pour arriver à produire au moins 21% d'électricité propre en 2020 (objectif pourtant pas très ambitieux) il faudra quand même installer plusieurs centaines d'eoliennes géantes et plusieurs dizaines de grandes centrales solaires ... Ensuite si les particuliers comme les collectivité locales ont fait les efforts qu'elles doivent faire, que l'Etat doit les inciter à faire pour consommer beaucoup moins et produire eux-même une partie de l'énergie consommée, alors là oui on pourra arrêter d'implanter des champs éoliennes géantes un peu partout !... en clair la balle est autant dans le camp des particuliers que nous sommes que des élus de la Nation
Merci de m'avoir lu er bonne soirée tout le monde

Francis | 01 février 2010 à 17h30
 
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Re:Re:Le bruit

Bonjour,

Le bruit et la sensation du bruit dépend de trop de facteur pour que l'expérience des uns soit celle des autres.
- L'environnement sonore immédiat à un gros impact. Il est bien connu que les criquets s'entendent mieux en pleine campagne que sur le bord de la nationale.
- La technologie utilisée, l'âge de l'éolienne et son entretien ont un impact majeur. Les premières éoliennes étaient assez bruyantes et toutes les éoliennes ne vieillissent pas de la même façon.

- Il n'est pas exclu que pour un même modèle, le bruit diffère d'un engin à l'autre (perturbation du courant de vent, légère déformation d'une pale, problème de peinture qui modifie le comportement dynamique).

- Puis, on est pas tous sensibles de la même façon au bruit. Prenait l'exemple du passage d'un avion de ligne au dessus d'une maison (en bord d'aéroport, bien sure). Certains ressentiront fortement le changement de pression de l'air (lié au poids de l'avion).d'autre...rien.

De toute façon, une éolienne a forcément une empreinte écologique, un coût, un vieillissement et une date de fin de vie.

Mon avis perso: c'est que c'est beau sur carte postale mais moche en vrai. toutefois, On a mis en plein champ de chose bien plus moches. Si les pilonnes électriques étaient moches comme des éoliennes, ce serait une amélioration...

Agoratempe | 10 février 2010 à 10h23
 
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Re:à pro éole,ric,chris et consorts

Oui il y a un parc de 14 éoliennes vers chez moi, (les mêmes qu'à Ally) et on les voit de la maison mais il n'y a rien de choquant. Je préfère de loin voir un parc d'éoliennes devant chez moi plutôt que des lignes à haute tension, ou un autocar de touristes qui viennent passer leur weekend sur le plateau ardéchois et ainsi semer emballages et autres papiers toilettes dans la nature!! les mêmes qui prétendent vouloir sauver "leur" paysage pour pouvoir faire de belles photos, comme si ça leur appartenait!.
Je crois que ces "pseudos-écolos" ont des préoccupations plus esthétiques qu'environnementales! La rencontre au pied du gerbier a d'ailleurs eu lieu par une belle journée d'août..., en hiver par contre on ne risque pas de croiser quelquonque "anti éolien",...

elo | 12 février 2010 à 20h01
 
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Re:Toutes les ER sont complémentaires !

A l'attention de Francis,

Dans votre court commentaire, il y a les trois pré supposés que je conteste :
1) Il n'y a pas d'énergie propre. Souvent les pollutions sont délocalisées, ou cachées sous le tapis. L'électricité n'est pas une énergie mais un moyen de transport. Parler de véhicule propre est une insulte au bon sens puisque l'électricité est fabriquée ailleurs dans une centrale nucléaire ou thermique. L'éolien industriel comme les autres est polluant. Plus de certaines pollutions (paysages c'est sûr puisqu'en plus des dimensions hors raison il faut multiplier les lignes Tht, des milliers de tonnes de béton dans le sol, les oiseaux et chauve souris, la nécessité de recourir au thermique et nucléaire pour compenser l'intermittence etc), et moins d'autres (air, déchets, risques). Mais on ne peut pas les sortir du contexte global. L'éolien n'étant pas une alternative vous aurez de toute façon les autres pollutions en plus !
2)Se fixer des objectifs en % n'est pas satisfaisant. Un % de gaspillage c'est toujours du gaspillage. C'est le fantasme de la sur croissance.
3) Penser que nous ferons des économies plus tard parce que la société n'est pas prête est une erreur politique majeure. Pire que ça, je reste convaincu que l'éolien et le photovoltaïque industriels sont là pour nous donner bonne conscience en faisant croire que nous pouvons continuer à gaspiller. C'est une stratégie d'évitement à l'évidence. Commençons les économies sans plus tarder au lieu de multiplier les éclairages inutile (regardez les surenchères des décoration de Noël, le chauffage des lieux publics l'hiver en extérieur, les routes sur éclairées partout, des stades de foot éclairés en pleine journée etc.
Beaucoup de gens n'ont pas les moyens d'isoler leur habitation ? Vous avez raison. Donnons leur seulement la moitié des sommes colossales données au promoteurs privés qui se font beaucoup d'argent (le nôtre !) avec des retours d'investissement sur 5 ans et vous verrez s'ils ne deviennent pas vertueux eux-aussi.

Bien cordialement

Yves VERILHAC

Yves VERILHAC | 22 février 2010 à 08h27
 
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Augmenter le prix du kwh

L'éolien qui détruit, pour rien, les paysages du pays le plus beau du monde ne peut absolument pas être appellé une énergie propre. La seule énergie propre qui existe, c'est l'économie d'énergie. Il y a un moyen très simple de booster rapidement et efficacement les économies d'énergie. Il suffit d'augmenter considérablement et tout de suite le prix du kwh (peut-être au-delà de minimums vitaux à définir). Cet argent récolté par EDF pourrait être redistribué aux consommateurs sous forme de subventions aux installations individuelles.

Il est étonnant que les "experts" du Grenelle n'aient pas envisagé cette dynamique d'économies très simple, par le portefeuille. A moins qu'ils ne l'aient considérée comme politiquement incorrecte. Mais quand on voit l'hérésie éolienne dont ces idéologues et ces technocrates ont accouchée, on se dit qu'ils n'ont pu que se planter sur toute la ligne...

domnin | 28 février 2010 à 00h06
 
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Inutiles et nocives

Monsieur,
Vous écrivez: "S'agissant des éoliennes "industrielles", qui peut aujourd'hui nier la nécessité d'un développement raisonné ?"

Pour écrire une phrase comme celle là, je crois que vous n'avez pas lu ou pas réfléchi aux arguments qui prouvent l'INUTILITE et la NOCIVITE des éoliennes.
- Elles sont inutiles parce qu'elles produisent très peu d'électricité, et parce qu'elles n'économisent pas de CO2.
- Elles sont nocives parce qu'elles nous coûtent la peau des fesses, et surtout parce qu’elles massacrent, pour rien, les plus beaux paysages du plus beau pays du monde.

En ce qui concerne les paysages, vos arguments sont tous du style: "oui, mais il y a déjà des choses très laides". C'est vrai et c'est une excellente raison pour conserver ce qui reste encore beau! Surtout que ce ne sont pas "quelques éoliennes dans le paysage", mais 15000 qui sont prévues, soit 150 par département. Avec des hauteurs allant jusqu'à 200m, ce sont TOUS les paysages du pays qui seront pollués par ces éoliennes totalement inutiles...
Cordialement

domnin | 28 février 2010 à 00h46
 
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professionnels de l'éolien

Mr Johnson
Vous êtes très probablement un professionnel de l'éolien. Il est clair que la défense de votre gagne-pain justifie pour vous n’importe quelle qualité d’arguments... Vous savez parfaitement que, même s'il faut 15 ou 20 ans aux économies d'énergie pour devenir efficaces, le passage par les 5% d'électricité éolienne ne changera strictement rien au rythme du réchauffement de la planète.

domnin | 28 février 2010 à 01h25
 
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Faire rapidement d'importantes économies d'énerg..

Merci Mr Verilhiac pour votre regard global sur le scandale éolien.

Les éoliennes industrielles sont à la fois INUTILES et NOCIVES:
- INUTILES parce qu'elles produisent très peu d'électricité, et parce qu'elles n'économisent pas de CO2.
- NOCIVES parce qu'elles nous coûtent la peau des fesses, et surtout parce qu’elles massacrent, pour rien, les plus beaux paysages du plus beau pays du monde.

La seule énergie véritablement propre et en quantité importante, c'est l'économie d'énergie. Il y a un moyen très simple d'exploiter rapidement et efficacement cette ressource propre: il suffit d'augmenter considérablement et tout de suite le prix du kwh (peut-être au-delà de minimums vitaux à définir). De plus, cet argent récolté par EDF pourrait être redistribué aux consommateurs sous forme de subventions aux équipements individuelles.

domnin | 28 février 2010 à 01h49
 
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Re:Re:Re:Re:Bravo pour votre lucidité...?!

True sound of freedom, vous etes pathétique ! Vous utilisez l'argument "nimby" (qui est à vomir) contre des gens qui défendent justement leur liberté de dormir la nuit, de vivre tranquillement dans le village ou ils ont toujours vécu.
Vous feriez mieux de vous appeler "true sound of slavery"

ranchal village vert | 03 mars 2010 à 09h20
 
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"Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme..."
Vive l'éolien !

Laurent Lavoisier | 23 décembre 2010 à 20h39
 
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