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UE : des lignes directrices pour faire cohabiter éoliennes et biodiversité

Biodiversité  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Éviter tout conflit entre le développement de l'énergie éolienne et la conservation de la biodiversité dans les zones Natura 2000, tel est l'objectif des lignes directrices visant à concilier le développement de l'énergie éolienne et la politique en matière de biodiversité, publiées le 29 octobre dernier par la Commission européenne.

''Il ne s'agit pas de modifier la législation ou la politique, mais simplement de fournir des orientations sur le droit existant. Notre but est de veiller à ce que les objectifs en matière d'énergie renouvelable soient atteints dans le plein respect de la législation de l'UE relative à la protection des espèces'', a expliqué Janez Potočnik, Commissaire en charge de l'environnement.

En 2008, l'énergie éolienne a fourni 4,8 % de la consommation européenne d'électricité. Un chiffre qui devrait tripler d'ici 2020, selon les objectifs fixés par l'UE en matière d'énergies renouvelables. Un rapport de l'agence européenne de l'environnement (AEE) sur le potentiel éolien européen précisait que les zones Natura 2000 et les autres aires protégées pouvaient fournir 3 à 7 fois les besoins en énergie européens en 2020 et 2030. La Commission européenne, qui n'exclut pas le développement éolien de ces zones, précise donc que celui-ci doit être réalisé dans le respect de la législation européenne sur les habitats et les oiseaux. Elle insiste sur la nécessité d'un zonage préalable pour identifier les zones propices.

Le guide publié souligne en effet l'importance de la programmation stratégique du développement des éoliennes, ''l'un des moyens les plus efficaces de réduire au minimum les effets des éoliennes sur la nature et les espèces sauvages dès le début du processus''.  En réalisant des cartes de la vulnérabilité des espèces, il est possible d'identifier les zones à risques et les zones propices au développement des éoliennes. Ensuite, les impacts potentiels des parcs éoliens doivent être identifiés au cas par cas, précise la Commission.

Les collisions, les perturbations et dégradations des habitats, les effets de barrière font partie des principaux risques pesant sur de nombreuses espèces d'oiseaux, les chauve-souris et les animaux marins. Bien encadrés, les projets éoliens peuvent avoir des impacts positifs, tient à préciser la Commission qui met en avant les bonnes pratiques. Pour illustrer ses propos, elle cite notamment l'exemple d'un parc éolien en Ecosse (Beinn an Tuirc) prévu sur le territoire d'un couple d'aigles. Cette découverte a entraîné un ajustement de l'emplacement initialement prévu des éoliennes. Cependant, la zone d'évolution de cette espèce étant large, il n'était pas possible de déplacer assez loin le projet sans le compromettre. Il a donc été décidé de créer un habitat de remplacement pour éloigner ces rapaces des turbines.  Selon la Commission, le suivi montre que la superficie d'habitat d'atténuation se développe bien et qu'en 2008, deux poussins aigles sont nés sur le site.

Réactions1 réaction à cet article

 

autoroute
nos gouvernants se posent beaucoup moins de questions sur les dizaines
(centaines ?) de milliers d'animaux en tout genre,écrasés par nos polluantes automobiles ,sur toutes les routes françaises et européennes;
Ni sur les hécatombes dues aux pesticides etc etc.

kine | 05 novembre 2010 à 00h12
 
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