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Pulvérisations aériennes de pesticides : une plainte en Corrèze

Risques  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Générations futures et des citoyens ont porté plainte le 17 octobre contre des épandages d'insecticides, réalisés par voies aériennes sur des châtaigneraies à la fin de l'été dans le Limousin.

Si la directive européenne du 21 octobre 2009 interdit ce type d'épandage, elle accepte néanmoins des dérogations, sous certaines conditions, encadrées par arrêté. Conditions qui n'auraient pas été respectées à en croire les témoignages.

Si l'épandage réalisé dans le Limousin a obtenu une dérigation du préfet de Corrèze (19), sur douze communes pour une période comprise entre le 15 août et le 5 septembre 2011, Générations futures indique que deux autres communes ont été concernées par les pulvérisations aériennes. ''Il s'agit donc ici d'une absence d'autorisation de traitement aérien contraire à la loi''. Les pulvérisations n'auraient pas non plus respecté l'obligation de distance minimale des habitations (50m).

De plus, dans les communes où les épandages étaient autorisés, ''les avis indiquaient que ces pulvérisations auraient lieu le 18 ou 19 août conformément à l'obligation d'information des riverains, or de nombreux témoins attestent du fait que ces pulvérisations ont eu lieu le 20 août. Il s'agit donc ici d'une absence d'information exacte du public, information pourtant obligatoire''. Les syndicats apicoles devaient également être informés au plus tard 48h avant l'opération de traitement, hors ceux-ci affirment ne pas avoir été prévenus pour l'épandage du 20 août.

Générations futures indique également que le délai de récolte après l'épandage (14 à 28 jours après traitement à base de lambda cyhalothrine) n'a pas été respecté. ''Des témoins affirment que quatre jours après les traitements une partie de la récolte aurait été faite''. L'association rappelle que cet insecticide a été classé par le ministère de l'Agriculture comme l'une des 47 substances les plus dangereuses.

''Nous demandons au Procureur de la République de poursuivre ces infractions à l'arrêté du 31 mai 2011. Il s'agit d'infractions graves. L'article L 253-17 du code rural prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende. Il est plus que temps que les pouvoirs publics prennent la mesure des inquiétudes légitimes de la population exposée à ces toxiques. Les procédures juridiques sont aujourd'hui l'un des seuls moyens pour ces personnes de se faire entendre'', indique l'avocat des plaignants maître Cottineau.

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