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EPR : les regards se tournent vers la Chine où un réacteur dysfonctionne

Risques  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
EPR : les regards se tournent vers la Chine où un réacteur dysfonctionne

Depuis plusieurs jours, un des deux EPR chinois de Taishan inquiète ses exploitants, la société TNPJVC. Selon EDF, le premier EPR de technologie française à être entré en service au niveau mondial présente une augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire. « La présence de certains gaz rares dans le circuit primaire est un phénomène connu, étudié et prévu par les procédures d'exploitation des réacteurs », temporise l'énergéticien français. En tant qu'actionnaire de la société TNPJVC, EDF a toutefois sollicité la tenue d'un conseil d'administration extraordinaire « pour que le management présente l'ensemble des données et les décisions nécessaires. »

Ces fuites dureraient depuis plusieurs semaines selon des informations divulguées par la chaîne américaine CNN. Celle-ci a eu accès à un courrier que la filiale américaine de Framatome (filiale d'EDF), a envoyé au Gouvernement américain. La filiale américaine alerte sur le fait que l'autorité de sureté chinoise aurait augmenté les limites radiologiques acceptables en dehors du site pour éviter sa mise à l'arrêt, évoquant une « menace radiologique imminente ».

En public, Framatome est plus prudente et déclare apporter « son soutien à l'analyse de l'évolution d'un des paramètres de fonctionnement de la centrale nucléaire de Taishan ». Elle précise aussi que « sur la base des informations disponibles, le réacteur est actuellement dans son domaine de fonctionnement et de sûreté autorisé. » À suivre...

Réactions14 réactions à cet article

 

On peut penser que cela provient d'une rupture de gaine combustible. Soit celle-ci reste en l'état et n'évolue pas alors ils peuvent attendre le prochain arret pour rechargement. En cas d'évolution il suffit d'anticiper cet arret

JDPS | 15 juin 2021 à 13h26
 
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Si une fuite journalistique n'avait pas révélé la fuite technologique, le public n'en aurait rien su, conformément aux pratiques opaques de l'industrie nucléaire, renforcée par la censure politique du pays où est implanté la centrale incriminée.
Dépassements pharaoniques et systématiques des budgets et des calendriers de construction de tous les EPR en Europe (Finlande, France Grande-Bretagne), déboires techniques à répétition et là, premier incident de fonctionnement (on va encore attendre un peu pour en connaître la gravité, si on la connait un jour...) : voilà quelques "menus" arguments cartésiens qui devraient en toute logique mettre un terme définitif à cette aventure technologique et stopper le délirant programme français de 6 autres réacteurs EPR. Mais la logique constituera-t-elle un rempart suffisant face à l'entêtement des Docteurs Folamour de l'atome ?

Pégase | 15 juin 2021 à 13h40
 
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Pégase, toujours dans ses starting block pour critiquer le Nucléaire électrique, nous fait la leçon sur sa logique qui voudrait que cet incident conduise à l'arrêt de cette technologie. Ma logique me conduit plutôt à ne voir qu'un simple événement d'exploitation courant concernant des "fuites" (en réalité des micro fuites) des gaines contenant les pastilles d'uranium enrichi, lesquelles gaines ne sont que la première barrière des trois barrières interposées entre le combustible nucléaire et l'extérieur de la centrale; la deuxième étant le circuit refroidissant les gaines combustibles, la troisième étant l'enceinte béton de l'installation. Le suivi continu de l'activité radiologique du fluide caloporteur permet donc de contrôler le taux de "fuites" des gaines et de prendre la décision ou non de remplacer l'assemblage combustible défectueux. Donc rien de bien grave si ce n'est que cette industrie est traquée par les anti nucléaires qui ont distillé une Peur chronique et que la moindre petite anomalie est présentée comme un danger imminent.
Si toutes les industries étaient soumises aux mêmes peurs la société toute entière serait à l'arrêt et rendue invivable!
Pégase, vous devez être sous tranquillisant tellement les dangers de la vie sont immenses.

GEGE42 | 15 juin 2021 à 15h10
 
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Ca semble assez banal, on a bien trouvé dans la loire il y a quelque temps un résidu atomique vers st Georges sur Loire venant de Chinon Avoine, sans avoir prévenu personne.
"alertent d’ailleurs depuis des mois sur la présence de tritium dans la Loire et dans l’eau potable de Saumur."
Extrait d'article de l'ACRO.
Parceque vous prenez les EDF pour des anges?
Les centrales sur rivières doivent être démantelées point barre. Leur place c'est en bord de mer, les déchets éventuels bouffés par le sel.
Dire qu'il y en a qui pleurnichent Fesshenheim, faut franchement etre dérangé du cerveau de la tête.

pemmore | 15 juin 2021 à 23h44
 
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Mais oui mon cher pemmore l'arret de fessenheim est un écocide et l'état devrait être condamné.
Vous devez oublier sans doute que l'urgence absolue est de lutter contre le réchauffement climatique et on a pas trouvé mieux que le nucléaire pour ca

JDPS | 16 juin 2021 à 11h10
 
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" La filiale américaine alerte sur le fait que l'autorité de sureté chinoise aurait augmenté les limites radiologiques acceptables en dehors du site pour éviter sa mise à l'arrêt, évoquant une « menace radiologique imminente ».Voilà la façon de traiter la sûreté en Chine! Et il faudrait dire Amen ? Je le redis : ces EPR ne fonctionneront jamais, il faut privilégier d'autres voies si on veut continuer à exploiter le nucléaire. Il conviendrait de se pencher davantage sur la fusion.

gaïa94 | 16 juin 2021 à 11h20
 
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Merci GEGE42 pour cet extrait du manuel du parfait défenseur de l'industrie nucléaire en toute situation, même critique. Car effectivement, la doctrine de cette industrie stipule que quel que soit l'incident ou même l'accident, tout est toujours officiellement sous contrôle et rien n'est grave, point barre. C'est d'ailleurs ainsi que le nuage radioactif de Tchernobyl n'était pas autorisé à pénétrer sur le territoire national français. L'ennuyeux, c'est qu'il l'a quand même fait... Il se disait aussi que, bon, Tchernobyl, c'était de la technologie soviétique obsolète, que cela ne pouvait arriver dans des pays occidental moderne, mon bon monsieur. Et il y a eu l'accident majeur de Fukushima, pourtant officiellement impensable. Le parc électronucléaire de la France a connu quelques déboires, certes moins graves, mais qui ont donné quelques sueurs froides à ceux qui devaient gérer la crise sur site.
Alors, à force de se heurter à l'omerta, de découvrir des dissimulations et d'être informé de multiples mensonges d'Etat, le citoyen n'accorde plus aucun crédit aux défenseurs de cette industrie.
Les citoyens contribuables en ont aussi plein les basques de se faire faire les poches pour colmater à coups de milliards non budgétés initialement les brèches de plus en plus béantes d'une industrie aussi mal maîtrisée que dangereuse.
Les faits sont têtus.

Pégase | 16 juin 2021 à 11h55
 
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Pégase, toujours dans ses starting block pour critiquer le Nucléaire électrique, nous fait la leçon sur sa logique qui voudrait que cet incident conduise à l'arrêt de cette technologie. Ma logique me conduit plutôt à ne voir qu'un simple événement d'exploitation courant concernant des "fuites" (en réalité des micro fuites) des gaines contenant les pastilles d'uranium enrichi, lesquelles gaines ne sont que la première barrière des trois barrières interposées entre le combustible nucléaire et l'extérieur de la centrale; la deuxième étant le circuit refroidissant les gaines combustibles, la troisième étant l'enceinte béton de l'installation. Le suivi continu de l'activité radiologique du fluide caloporteur permet donc de contrôler le taux de "fuites" des gaines et de prendre la décision ou non de remplacer l'assemblage combustible défectueux. Donc rien de bien grave si ce n'est que cette industrie est traquée par les anti nucléaires qui ont distillé une Peur chronique et que la moindre petite anomalie est présentée comme un danger imminent.
Si toutes les industries étaient soumises aux mêmes peurs la société toute entière serait à l'arrêt et rendue invivable!
Pégase, vous devez être sous tranquillisant tellement les dangers de la vie sont immenses.

GEGE42 | 16 juin 2021 à 18h36
 
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GEGE42 : vous radotez à la perfection ou bien êtes-vous un robot programmé pour inonder de fake news les forums traitant des questions d'environnement ?

Pégase | 21 juin 2021 à 14h02
 
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@ JDPS : puisque vous affirmez que "[...] l'urgence absolue est de lutter contre le réchauffement climatique et on a pas trouvé mieux que le nucléaire pour ca", pouvez-vous alors nous expliquer pourquoi le sujet a été d'office écarté par la président de la République des travaux de la Convention citoyenne pour le climat ? Cela semble quelque peu contre intuitif...

Pégase | 21 juin 2021 à 14h34
 
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@JDPS,
à quel moment j'ai dit qu'on devait cesser de produire et consommer de l'électricité d'origine nucléaire?
Simplement qu'avec le changement climatique on ne pouvait plus garantir le refroidissement des centrales sur rivières.
Donc comme flamanville et autres centrales Normandes en fonction, elles doivent reconstruites en bord de mer, je vois pas ce qu'il y a de compliqué la-dedans.
Personnellement je suis passé il y a quelques années à Avoine pour une voiture, je me suis approché de la rivière qui sert à refroidir la centrale, un affluent de la Loire à l'époque de la construction un débit régulier et élevé, il y avait en entre 80 et 90 cm d'étiage, on pouvait traverser à gué!
La centrale est censée s'arrêter à 1m , elle tournait à donf!
J'ai appris depuis qu'ils ont compensé avec des ventilateurs.
Un travail de branquignols. j'en dis pas plus.
Nous avons plein de coins en bord de mer suffit de détruire des cages à poules de touristes idiots (3 semaines par an) et faire quelque chose d'utile à notre société.
De toute façon ces centrales sont à la fin de leur éxistence 40 ans, faut renouveler, EPR est un échec la version 2 en 1500 mw/h peut encore faire l'affaire.
C'est vrai que c'est franchement risible de voir ce chantier EPR bloqué par deux bouts de ferraille de 4m de diamêtre 30 cm d'épaisseur, j'ai suivi de loin le chantier, des potes y bossaient avec une escouade de Polonais.
La France d'Eiffel couverte de ridicule.

pemmore | 21 juin 2021 à 17h10
 
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Pégase (comme Rochain) diffuse sans limite des amas de facknews sur le nucléaire. Il suffit de voir son post en réaction où il ne répond à aucun des arguments mais égraine sa litanie, Tchernobyl, Fukushima, en mélangeant tout et n'importe quoi, en finissant son délire permanent par se croire à lui seul "Le citoyen" .
Non Pégase vous avez votre position qui pourrait être somme toute respectable mais vous ne représentez que vous et rien d'autre, alors un peu plus d'humilité et de nuance conviendrait mieux à de vrais débats. Mais est-ce encore possible dans la fureur des croyances, je crains que non?

GEGE42 | 21 juin 2021 à 18h11
 
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"De vrais débats", mais GEG42, on ne demande que cela avec le nucléaire et cela depuis des décennies ! Sauf que cela n'arrive jamais, parce que le sujet est totalement confisqué par une caste de nucléocrates, qui a soigneusement écarté le citoyen de toute réflexion afin d'assurer aux forceps la pérennité d'une industrie qui ne résisterait très probablement pas au choix démocratique. Et mon petit doigt me dit que vous le savez fort bien.

Pégase | 28 juin 2021 à 19h57
 
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Ben on a tout de même fukushima, l'absence de liens avec les autres centrales atomiques, tout le monde connait la nécessité de disposer d'une énergie extérieure à la centrale, il me semble chez-nous au blayet on a frôlé la catastrophe. si le dernier groupe électrogène n'avait pas démarré on était partis pour diverger.
En électricité le fait d'entrecroiser les réseaux s'appelle redondance, une obligation pour les centrales oubliée au Japon.
Quid des centrales sur Loire?
Un barrage de haute montagne peut très bien s'effondrer, le risque n'est pas nul.

pemmore | 01 juillet 2021 à 13h46
 
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