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EPR à Penly : l'autorité environnementale demande à EDF de préciser sa copie

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

L'Autorité environnementale (Ae) du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) a remis son avis sur le dossier de création de l'installation nucléaire EPR de Penly 3, annoncé par le Président de la République le 31 janvier 2009 et prévu initialement pour 2017. En préambule, elle précise ''ne pas être en mesure'', en matière de risque accidentel, ''de donner un avis sur les impacts sanitaires et environnementaux'' et renvoie à l'avis de l'ASN.

L'Ae demande à EDF d' ''améliorer ou clarifier l'utilisation des données servant de base aux analyses'', notamment pour les prélèvements d'eau, les rejets, les températures ou les effets sur les écosystèmes et hydrosystèmes. Elle demande également la prise en compte ''sur la durée de vie et de démantèlement de l'installation, les effets prévisibles du changement climatique, notamment en matière de hausse du niveau de la mer et d'évènements climatiques extrêmes (tempêtes, sécheresses et canicules)''. L'entreprise devra préciser les données d'état des lieux, notamment en matière de qualité des eaux et de débits d'étiage des cours d'eaux utilisés pour les prélèvements d'eau douce.

L'exploitant doit également justifier, à la lumière des enjeux environnementaux, ses choix par rapport aux solutions de substitution possibles, notamment pour le choix du site pour l'implantation de l'EPR, les options techniques locales envisagées mais écartées, les enseignements tirés des deux premiers projets d'EPR (Flamanville, et Olkiluoto en Finlande).

L'Ae souhaite également que soit complétée l'analyse des impacts du projet quant aux émissions et concentrations de tritium et de carbone 14, au risque de submersion marine en situations extrêmes, aux rejets d'hydrazine, aux rejets sur le milieu marin (en ajoutant des propositions de compensation) et aux incidences sur le réseau Natura 2000.

Enfin, EDF devra argumenter la place de l'EPR dans la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité 2009-2020, justifiée par la marge de sécurité de production, le lissage du renouvellement du parc nucléaire et le maintien des compétences de la filière.

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