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Autorisation ICPE des porcheries : vers une saisine de la Commission européenne

Agroécologie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com
Environnement & Technique N°329 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°329
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En réaction à l'annonce par Jean-Marc Ayrault du relèvement du seuil d'autorisation des porcheries industrielles de 450 à 2.000 places, Eau et Rivières de Bretagne (ERB) indique qu'elle "va (…) saisir la commission européenne de ce nouvel affaiblissement de la mise en œuvre de la directive nitrates et de la lutte contre les algues vertes". ERB demandera notamment à la commission européenne, qu'en cas de condamnations financières, ce soit le ministère de l'agriculture qui paie les amendes et les astreintes, car c'est lui à présent qui décide des réglementations environnementales.

"Alors que la France est déjà mise en cause pour l'inefficacité de ses actions de reconquête de l'eau, baisser la garde sur les outils qui permettent de réguler la concentration de l'élevage hors sol est une aberration", estime l'association.

Cette annonce avait déjà entraîné le retrait de France Nature Environnement, la fédération à laquelle appartient ERB, du processus des Etats généraux de la modernisation du droit de l'environnement lancés en juin dernier par le ministère de l'Écologie.

Réactions10 réactions à cet article

 

Plus que le seuil d'autorisation, l'important pour bien maîtriser le risque de fuites de nitrates et phosphates hors des terres agricoles à fertiliser, est bien de voir le rapport entre les surfaces pouvant recevoir les matières organiques (lisier, fumier, produits issus de leur transformation) et la quantité qualité des matières organiques utilisées. Paradoxalement, l'assouplissement de règles sur les modifications des plans d'épandage peut permettre leur extensification, quitte à mettre en face une réappropriation des notions agronomiques par les utilisateurs, ce qui passe par des analyses des produits, par des reliquats azotés, par une limitation des apports, par du piégeage d'azote sur place....Un investissement plus efficace pour avoir, enfin, plus qu'une ambition environnementale, des résultats environnementaux.

Froggy08 | 17 septembre 2013 à 09h44
 
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Aurons nous un jour un gouvernement qui ne soit pas à la botte des lobbies ?
Depuis plusieurs décennies nous vivons sous la coupe de politicien "baisse-culotte" devant les "avares" de l'économie transfrontalière.
Les maigres élu(e)s courageux(ses) se font évincé(e)s et enfermé(e)s dans des placards, certes luxueux au regard des "gens d'en bas", alors que nous devrions les accompagner et lancer des fils de soutien bien plus fort que pour défendre le pour ou le contre "mariage gay". Même si celui-ci a une importance pour la société, il ne sauvera pas la planète de nos enfants et générations suivantes (encore que pour ceux qui ont moins de 60 ans ce soit déjà une catastrophe)....

Bochenerouge | 17 septembre 2013 à 09h59
 
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Je ne vois pas en quoi une modification de la procédure ICPE influerait sur les programmes d'action de la Directive Nitrates???
Le 5ème programme d'action est en cours d'écriture au niveau régional (Bretagne notamment), et prévoit entre autres analyses de reliquat, méthodologie de calcul de la fertilisation, couverts végétaux, et restrictions des dates d'épandage...
ERB est toujours plus démagogique!

Breizhou | 17 septembre 2013 à 12h22
 
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Et le bien être animal? Et la qualité de la viande produite à grand renfort de soja OGM,? On en fait quoi?
Les épandages ne résolvent pas tout, loin de là. Il serait certainement plus judicieux, mais moins juteux pour les lobbies, de remettre l'élevage et la culture dans les mêmes zones. Des bêtes élevées en plein air et des champs engraissés avec de bons fumiers pailleux, c'est sans doute rétro mais bigrement plus écologique et cerise sur le gâteau la viande et les récoltes sont de meilleure qualité, alors c'est quand qu'on remet les pieds sur terre?

Kesako | 17 septembre 2013 à 19h01
 
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@Kesako
Si on veut transférer les élevages dans les secteurs de production céréalière, étant donné les difficultés rencontrées par les projets au cours des enquêtes publiques, le régime d'enregistrement apparait tout à fait adapté pour permettre cette mutation ;-)

Breizhou | 18 septembre 2013 à 10h13
 
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Le silence des Verts devient assourdissant. J'espère qu'ils vont payer leurs compromissions au moment des élections.

Davesnes | 18 septembre 2013 à 19h07
 
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Est-ce que les Verts vont menacer une fois de plus de quitter le gouvernement ?

Davesnes | 19 septembre 2013 à 03h47
 
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Valoriser les algues? Pourquoi pas? Quels déchets produira cette nouvelle activité et comment seront-ils traités? C'est une question interessante ne trouvez-vous pas?
Pourra-t-on produire avec les algues des aliments pour les porcs et volailles des élevages indsutriels? Ce qui serait un juste retour des choses...

ami9327 | 19 septembre 2013 à 17h11
 
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Bon résumons nous. Les porcs enfermés dans leur hangar, nourris au mieux avec du maïs et du soja transgénique,et quoi d'autre d'inavouable, produisent , en plus d'une viande de mauvaise qualité,mais pas cher, ce qui contribue à ruiner les paysans qui veulent faire de la qualité, un abondant lisier nauséabonds qui pollue les nappes d'eau et les sols , par excès de nitrates, entre autre. Ces nitrates se retrouvent un jour ou l'autre en bord de mer, puisque c'est le destin de toutes les eaux de ruissellement, et favorisent une production phénoménale d'algues, valorisables, en servant de nourriture aux porcs, par exemple! Hé bien nous y voilà, cela s'appelle de l'économie circulaire,bravo l'idée qu'elle est bonne ! Petit bémol, on a constaté par le passé récent que ces algues dégagent des gaz toxiques et empoisonnent littéralement les plages sous leur couche épaisse et nauséabonde. .

Kesako | 19 septembre 2013 à 19h09
 
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Il faudrait un peu arrêter de raconter n'importe quoi sur l'élevage!
1- la production de porc en BIO est excédentaire de 15%! Système U vient en sauveur pour vendre des lardons BIO en GMS que les circuits courts sont incapables d'écouler. Je vous laisse imaginer la suite de l'histoire.
2- les 95% de porcs restants répondent aux demandes d'un marché, sur des critères de qualité fixé par les abattoirs/transformateurs/distributeurs/consommateurs (ceux qui achètent, pas ceux qui écrivent sur les forum).
3-Le lisier en soi n'est pas polluant! c'est très bon un engrais organique facile à utiliser sur les culture/prairies, qui est beaucoup plus vite absorbé par les plantes qu'un fumier (lequel minéralisera et formera des nitrates beaucoup plus longtemps!).
=>Oui il y a toujours des excès de certains agriculteurs(pas forcément des éleveurs de porcs), mais il ne faut pas condamner l'ensemble... Ce n'est pas parce qu'il y a des chauffards qu'on demande à interdire les voitures!

Breizhou | 21 septembre 2013 à 11h37
 
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