Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Etiquetage des nano dans les aliments : le recul de la Commission ne passe pas

Risques  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

La Commission européenne a adopté, en décembre dernier, un projet de règlement délégué relatif à l'étiquetage des produits alimentaires. Il vise à préciser les conditions d'information de la présence de nanomatériaux dans les aliments, qui deviendra obligatoire en décembre 2014, comme le prévoit le règlement n° 1169/2011. Mais alors que le règlement de base prévoit que "tous les ingrédients qui se présentent sous forme de nanomatériaux manufacturés [soient] indiqués clairement dans la liste des ingrédients", le projet de règlement délégué marque un recul.

La Commission prévoit en effet que, pour les additifs déjà utilisés, la mention [nano] ne soit pas obligatoire. "L'indication de tels additifs alimentaires sur la liste des ingrédients suivis du mot « nano » entre crochets risque de jeter la confusion parmi les consommateurs, car elle peut laisser entendre que ces additifs sont nouveaux, alors qu'en réalité, ils sont utilisés sous cette forme dans les denrées alimentaires depuis des décennies", peut-on lire dans le projet de règlement délégué, publié par erreur au Journal officiel de l'Union européenne le 12 décembre.

La France et le Parlement font objection

En janvier, la France a fait objection à ce projet de texte sur ce motif, indique le sénateur Simon Sutour, qui publiait récemment un rapport sur les actes délégués européens. "Dans sa proposition de règlement délégué, la Commission suggère que certains additifs de taille nanométrique ne soient pas considérés comme des matériaux manufacturés et soient par conséquent dispensés d'étiquetage, alors que la définition actuelle ne prévoit pas une telle exemption. Cela concerne quelques additifs tels que le dioxyde de titane (E 171), un colorant blanc utilisé dans les confiseries, le dioxyde de silice (E 551), un antiagglomérant utilisé dans les aliments en poudre comme le sel par exemple, et quelques autres additifs". Pour l'élu, la Commission s'affranchit délibérément des règles fixées par le législateur européen.

Le 12 février, c'est la commission Sécurité alimentaire du Parlement européen qui a rejeté le projet de texte, refusant elle aussi l'exemption pour les additifs alimentaires autorisés. "Le Parlement européen a demandé à plusieurs reprises un étiquetage sur les nanos approprié et il est très surprenant que la Commission tente d'affaiblir ce qui a été décidé par le Parlement et le Conseil. Les consommateurs ont le droit de savoir et de faire leurs propres choix, ils ne veulent pas que la Commission le fasse pour eux", a déclaré le rapporteur Carl Schlyter (Vert, Suède).

Réactions1 réaction à cet article

 

Cette préoccupation sur les "nanos" dans les additifs alimentaire résulte plus d'une inquiétude diffuse que de motifs avérés. Dans ces circonstances il faut se poser les 2 question: Depuis combien de temps utilise-ton ces poudres fines de Dioxyde de Titane ou Dioxyde de Silicium et quels effets a-t-on pu observer? La réponse est qu'on les utilises depuis longtemps, en faibles doses, que ces deux produits sont chimiquement inertes, et on a pas observé d'effet particulier. Attention a ne pas confondre la mise en oeuvre de ces produits, leur manipulation avec ce qui peut se passer une fois en milieu aqueux.
Les poudres fines et INERTES sont dangereuses pour les voies respiratoires. Ce serait bien si nous avions davantage de femmes ou d'hommes politiques avec des connaissances scientifiques....

ami9327 | 17 février 2014 à 22h11
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

TrichlorScan : mesurer les trichloramines dans l'air sans réactif toxique CIFEC