Selon une étude parue dimanche 24 juillet dans la revue scientifique Nature Climate Change, les polluants organiques persistants (POP) dont les pesticides sont relâchés dans l'atmosphère en région Arctique dûs au changement climatique.
Piégés dans les neiges et les glaces de l'Arctique sous l'effet des basses températures, le réchauffement libère ces POP et les volatilise ''dans l'atmosphère, augmentant le risque d'exposition humaine et environnementale à ces produits chimiques toxiques'', souligne Jianmin Ma, de la Division de recherche de la qualité de l'air au sein de l'agence de l'Environnement canadienne, l'un des auteurs de l'étude.
Les chercheurs ont ainsi suivi de 1993 à 2009 l'évolution des concentrations de PCB, DDT, cis-chlordane ainsi que de lindane et d'autres types d'hexachlorocyclohexane (HCH), selon l'AFP. Les concentrations ont été analysées dans deux stations situées dans l'archipel norvégien de Svalbard et dans le Grand Nord canadien. Ces polluants ont été ajoutés depuis 2009 à la liste des substances à éliminer dans le cadre de la Convention de Stockholm.
Malgré une diminution des concentrations de POP au cours des dernières décennies ''en raison de restrictions sur leur production et leur utilisation'', les polluants ont toutefois été ''relargués dans l'atmosphère" durant la même période suite au changement climatique, selon l'étude. Ce qui ''confirme que le réchauffement de l'Arctique pourrait entraver les efforts destinés à réduire l'exposition de l'homme et de l'environnement à ces produits chimiques toxiques", ont déjà prévenu les chercheurs.
22 substances sont aujourd'hui inscrites sur la liste POP de la Convention de Stockholm.