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La valeur accordée à la biodiversité forestière dépend de la sensibilité environnementale

Biodiversité  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Jeudi 31 mars, le Commissariat général au développement durable (CGDD) du ministère de l'Environnement a publié une étude sur la valeur accordée par les Français à la préservation de la biodiversité dans les forêts publiques métropolitaines. Globalement, elle démontre que la valeur accordée à la biodiversité forestière augmente avec la connaissance et la sensibilité environnementale des personnes interrogées.

L'étude s'intéresse plus particulièrement à la valeur attribuée à la protection de la biodiversité forestière selon les modes de gestion concernant la structure de la forêt (âge des peuplements), la diversité des essences du peuplement, la présence des restes d'exploitation (ou rémanents) et la présence d'arbres à haute valeur écologique. Les résultats sont analysés en fonction de la sensibilité des personnes à l'environnement et le niveau de connaissance et d'informations dont elles disposent. L'apport d'informations aboutit au relèvement du consentement à payer des non-familiers de la forêt et à des arbitrages différents entre les attributs valorisés par les familiers.

Un bénéfice social de 2,9 à 3,2 milliards d'euros

Il en ressort que les personnes interrogées s'orientent spontanément vers des caractéristiques forestières dont la gestion privilégie la biodiversité. Plus précisément, elles attachent le plus de valeur aux supports de la biodiversité les plus connus. Ainsi, les personnes non familières de la forêt portent leur préférence sur les niveaux de base de la biodiversité, comme les arbres à haute valeur écologique, alors que les personnes familières accordent de la valeur à des niveaux plus élevés, comme le prélèvement partiel des rémanents. Globalement, le consentement à payer est plus élevé pour les structures et les essences forestières que pour les rémanents et les arbres à haute valeur écologique.

Autre conclusion, la sensibilité environnementale des individus et les usages effectifs de la forêt est le socle des valeurs économiques accordées à la préservation de la biodiversité forestière. "A titre indicatif, le bénéfice social associé à l'évolution des forêts de feuillus du périmètre de la forêt domaniale métropolitaine vers des réserves de biodiversité, est estimé entre 2,9 et 3,2 milliards d'euros par an", indique l'étude. Sans information supplémentaire, la valeur s'établit à 3,2 milliards, soit 20 euros pour les foyers non sensibilisés (10,8 millions de ménages) et 187 euros pour les foyers sensibilisés (16,2 millions de ménages). Après avoir informé les personnes interrogées sur les caractéristiques de la biodiversité forestière, la valeur accordée par les foyers non sensibilisés progresse à 48 euros par an et celle accordée par les foyers sensibilisés recule à 149 euros. Après information, la valeur globale s'établit donc à 2,9 milliards d'euros par an.

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