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Actu-Environnement

Le choix des meilleures graines aide les chênes sessiles à s'adapter au changement climatique

Agroécologie  |    |  Emmanuel Miculita  |  Actu-Environnement.com

Dans une étude menée conjointement pendant plus de trente ans, et publiée le lundi 20 juin 2022 dans la revue Annals of Forest Science, l'Inrae et l'ONF montrent que les populations d'arbres provenant des régions ayant une forte tradition de sylviculture ont une meilleure combinaison de caractères écologiques et sylvicoles. Dans ces travaux, il s'agissait d'identifier les meilleures sources de graines pour des plantations plus résistantes aux climats futurs. Les scientifiques ont ainsi observé 110 populations de chênes sessiles, en France comme en Europe. Les 70 populations françaises se trouvent sur quatre sites expérimentaux dans la Sarthe, le Cher, la Nièvre et la Moselle. Depuis la sécheresse de 1976, qui a eu pour conséquence une hausse de la mortalité des arbres forestiers, les scientifiques ont voulu étudier l'évolution de la survie, la croissance, la forme, l'adaptation aux variations climatiques et la variabilité génétique des chênes.

L'équipe de recherche a trouvé que les populations présentant des caractères et des variations génétiques similaires ne se regroupaient pas en fonction de leurs « régions de provenance » (zones définies par leur homogénéité climatique), mais par leur provenance de régions ayant connu une longue tradition sylvicole. Ainsi, des zones comme le Bourbonnais, le Berry et le bassin de la Loire ont bénéficié de nombreux siècles de sélection caractéristique par l'homme. Les scientifiques ont ensuite identifié 34 populations de chênes sessiles, sources de graines, adaptées aux forêts dans les conditions climatiques futures. Les chercheurs soulignent aussi l'importance de mélanger les sources de graines afin d'œuvrer au maintien de la diversité génétique des plantations.

Réactions2 réactions à cet article

 

Passionnant. Il ne manque qu'une chose pour que cet article ne soit pas emporté par le vent mauvais de la paresse ; les liens vers les personnes en charge de ces questions au sein de l'INRAE et de l'ONF afin que l'action puisse succéder à la parole.
Je voudrais planter des chênes résilients et je suis en lien avec les associations agroécologiques de ma région qui sont de l'autre coté du mur dressé entre le public et le privé.

Peut-on suggérer à la rédaction de cette excellente newsletter de signaler à ces deux institutions qu'une ouverture au grand publique serait utile et assurée de succès ?

henri le roy | 27 juin 2022 à 09h52
 
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"Le choix des meilleures graines aide les chênes sessiles à s'adapter au changement climatique" : observer, comprendre et analyser pour gérer au mieux le massif forestier dont ils ont la responsabilité a été de tous temps le cœur de métier des personnels de terrain de l'ONF et des structures qui l'ont précédé, me semble-t-il. Rechercher les patrimoines génétiques les plus adaptés au changement climatique s'inscrit dans cette logique professionnelle.
Mais depuis une bonne vingtaine d'années, avec le culte du "toujours plus avec moins", il leur est surtout demandé de générer du cash-flow en sortant toujours plus de cubage de bois et donc en sacrifiant en tout ou partie l'avenir.

Pégase | 12 juillet 2022 à 10h55
 
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