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Stockage carbone : les bois de petite taille sont plus « efficaces » que les grandes forêts

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Dans le cadre du projet européen « BiodivERsA », une équipe de scientifiques démontre, dans une étude, le « potentiel élevé » de fourniture de services écosystémiques par les petits bois au sein des paysages agricoles. Plusieurs scientifiques français du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Université de Picardie Jules Vernes (UPJV) ont participé aux travaux de cette étude. Les résultats ont été publiés dans la revue Journal of Applied Ecology, le 2 décembre.

« Avec la fragmentation des forêts apparaissent de plus en plus de bois de petite taille, guère plus grands qu'un terrain de football, voire moins », soulignent les chercheurs. Carbone mieux stocké, plus de nourriture pour le gibier, moins de tiques… Ces bois de petite taille « sont plus efficaces que les grandes forêts, même si celles-ci hébergent une biodiversité animale et végétale plus importante », estiment les scientifiques.

Par exemple, par unité de surface, les petits bois de moins d'un hectare « stockent plus de carbone, par unité de surface, dans le sol ». Ils procurent davantage de nourriture, par unité de surface, au gibier et « diminuent la densité de tiques (donc les risques de transmission de la maladie de Lyme) », expliquent le CNRS et l'UPJV.

« Ces petits bois, quoique moins riches en biodiversité que les forêts plus étendues, délivrent globalement davantage de " services ", toutes proportions gardées », concluent les scientifiques.

Réactions2 réactions à cet article

 

Même si les petites forêts ont toutes ces qualités, on peut en faire tenir moins sur une certaine superficie de terres, de telle sorte qu'avoir de grands espaces forestiers au niveau d'un territoire donné sera probablement au final plus bénéfique qu'une centaine de petites forêts entre des terres artificialisées ou agricoles.

pulsar | 04 décembre 2019 à 14h47
 
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La faune sauvage semble réduite dans cette étude à du "gibier", donc à des cibles potentielles pour chasseurs : voilà qui en dit long sur les loisirs des auteurs ! Cas d'école de biais au sein d'une étude scientifique !
Pourrait-on un jour sortir de cette représentation simpliste, réductrice et purement récréative de la biodiversité ?

Pégase | 05 décembre 2019 à 09h06
 
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