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Emballages : l'Ademe et Citeo passent au crible la consommation hors foyer

Une étude de l'Ademe détaille l'origine par secteur et la nature des 37 milliards d'emballages issus de la consommation hors foyer. Une étude clé, alors que la législation encadrant la responsabilité élargie du producteur met l'accent sur ces emballages.

Déchets  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Un rapport de l'Agence de la transition écologique (Ademe) présente le détail des emballages issus de la consommation hors domicile (CHD). Cette étude, réalisée en association avec Citeo, l'éco-organisme en charge de la filière de responsabilité élargie du producteur (REP) pour les emballages ménagers, porte sur l'ensemble des repas et des boissons non préparés à la maison, qu'il s'agisse de vente à emporter ou de consommation sur place.

L'étude est publiée alors que la collecte hors foyer devient un enjeu important pour la REP emballages ménagers (et devrait l'être pour la future REP couvrant les emballages professionnels). En effet, la loi anti-gaspillage et économie circulaire (Agec) prévoit la généralisation en 2025 de la collecte séparée dans l'espace public et le renforcement des obligations de tri des déchets dans les établissements recevant du public. Citeo a d'ailleurs lancé un programme en ce sens. Quant à la future REP emballages professionnels, elle démarrera en 2023 avec les emballages de la restauration (les autres emballages ne seront pris en charge qu'en 2025).

 
Les emballages et les à-côtés Le périmètre de l'étude se concentre sur les 37 milliards d'emballages au cœur de la CHD. À cela s'ajoutent 1,1 milliard de bouteilles jetables supplémentaires (17 700 tonnes) en consommation différée, c'est-à-dire les bouteilles achetées (par exemple) le week-end pour une consommation en semaine au bureau, au parc, en salle de sport, etc.
S'y ajoutent aussi 9 milliards d'unités de vaisselle réemployables, ainsi que les emballages de la CHD réemployables, et notamment des bouteilles en verre (correspondant à 516 millions d'emballages).
 
720 000 tonnes par an

L'Ademe et Citeo ont pris en compte six types de CHD : la restauration à table (cafés, bars, restaurants…) ; la restauration rapide (boulangeries, cafétérias, fast-foods, vente à emporter…) ; la restauration collective (scolaire, d'entreprise, en établissement de santé…) ; le libre-service (distributeurs, supermarchés et épiceries, stations-services…) ; les établissements de nuit (discothèques, pubs…) ; et les loisirs (cinémas, parc de sport ou de loisir, salles de sport…). Les chiffres portent sur 2018 (après une première étude portant sur 2012). Point important : certaines données pourraient évoluer rapidement. En effet, la crise sanitaire « aura des répercussions qui pourront être importantes » sur la CHD et sur les caractéristiques des emballages, signale l'étude, ajoutant qu'« il est cependant prématuré d'évaluer dès à présent ces évolutions ».

Globalement, la CHD génère quelque 720 000 tonnes de déchets, soit près de 37 milliards d'emballages. Cette masse a progressé de 3,7 % depuis 2012, pour une consommation stable. Elle représente 10,7 kg par Français ou 71,9 g par visite.

Ces emballages peuvent être classés par origine et selon qu'ils soient inclus, ou pas, dans le périmètre de la REP emballages ménagers. En l'occurrence, 55 % des tonnages proviennent de trois secteurs hors REP : la restauration à table (32 % des tonnages), la restauration collective (20 %) et le secteur de la nuit (3 %). Les trois secteurs couverts par la REP sont la restauration rapide (31 % du gisement total), le libre-service (13 %) et les loisirs (1 %). À noter que les quelque 325 000 tonnes d'emballages issus de la CHD couverts par la REP représentent environ 6,5 % de l'ensemble des 5 millions de tonnes d'emballages ménagers.

Le poids des emballages en verre

Sans surprise, la répartition par matériaux est dominée par le verre lorsque l'on tient compte du poids. Le verre représente 46,5 % des tonnages, le papier-carton 27,6 % et le plastique 19,6 %. Exprimé en nombre d'unité, le papier-carton (47 %) et le plastique (39,5 %) dominent. Le poids relatif du verre par rapport aux autres matériaux influence aussi les données exprimées selon les produits : les boissons représentent 61 % des tonnages, mais seulement 29 % des emballages. À noter que l'étude donne aussi le détail par boisson, par consommation alimentaire et par attribut (les attributs sont les éléments qui accompagnent une consommation principale : sacs, couverts, dosettes de sauce, sachets de sucre, etc.).

Enfin, le rapport détaille les données selon les segments de marché et selon les matériaux. Certaines intuitions sont confirmées. Par exemple, le poids des emballages de la restauration à table s'explique par l'emploi de bouteilles en verre (les 7 millions de bouteilles de vins consommées expliquent 39,2 % des tonnages du secteur). D'autres données sont moins intuitives. Le papier-carton est le matériau majoritaire en restauration rapide : il représente 49 % des tonnages et 61 % des emballages. De même, les pizzas sont l'aliment le plus générateur d'emballages (8 % des tonnages du secteur).

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