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Intégrer production agricole et bioénergies permettrait de réduire la pauvreté, estime la FAO

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Conjuguer les systèmes de production alimentaires et d'énergie (systèmes IFES, Food-Energy Systems) pourrait "constituer une des meilleures formules pour accroître la sécurité vivrière et énergétique des pays, tout en réduisant la pauvreté'', estime la l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans un nouveau rapport publié jeudi 17 février.

L'étude de la FAO s'appuie sur une série d'exemples en Afrique, en Asie ou en Amérique latine. La production d'agrocarburants de seconde génération à partir de résidus de récolte du riz ou encore la production de biogaz à partir des sous-produits de l'élevage, permettraient aux agriculteurs de ''faire des économies'', selon la FAO. L'organisation onusienne explique que les systèmes IFES ''nécessitant des superficies moindres, réduisent la probabilité de voir les agrocarburants accaparer les terres utilisées pour la production de nourriture'' .

L'intégration de la production vivrière et énergétique ''peut également s'avérer une approche efficace pour atténuer le changement climatique, en particulier les émissions liées aux changements d'affectation des terres'', selon elle. Et d'ajouter : en ''renonçant aux achats coûteux de combustibles fossiles ou d'engrais chimiques, et en utilisant le purin tiré de la production de biogaz '', les agriculeurs via ces mêmes systèmes IFES peuvent ''ainsi acheter les intrants nécessaires pour accroître la productivité agricole'', comme par exemple, ''des semences adaptées à l'évolution des conditions climatiques ''.

Pour la FAO, ''valoriser les pratiques IFES '' participerait à l'atteinte des objectifs des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d'ici 2015, ''notamment le premier objectif qui vise à éliminer la pauvreté et la faim, et le septième sur la gestion durable des ressources naturelles''. En septembre dernier, le rapport 2010 sur les OMD avaient déjà prévenu que les objectifs visant à lutter contre la faim ou à favoriser l'assainissement ou la préservation des ressources halieutiques (outre la biodiversité) risquaient d'être hors de portée.

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