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Federec lance une étude de caractérisation des combustibles solides de récupération

Déchets  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le 16 octobre, le Fédération des entreprises du recyclage (Federec) a annoncé le lancement d'une étude de caractérisation des combustibles solides de récupération (CSR). Financée en partie par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), l'étude vise à acquérir la connaissance de la diversité des CSR. En effet, ils sont produits à partir de déchets d'origines diverses (déchets industriels banal (DIB), résidus de broyage automobile (RBA), chutes de fabrication, déchets ménagers, bois, refus de tri, etc.) et leur composition varie selon les déchets utilisés. Le rendu final de l'étude est prévu fin 2015.

Federec fournira des échantillons représentatifs de plusieurs tonnes, afin de déterminer les caractéristiques physiques, chimiques et de combustion. "L'objectif final de l'étude est de proposer une nomenclature qui regroupera sous des appellations dédiées, les différentes classes de combustible", explique Federec, précisant que l'ordonnancement se fera "selon leur composition, leurs conditions de combustion, leurs caractéristiques ou d'autres critères qui apparaîtront lors de l'étude". Cette future nomenclature doit permettre d'encadrer au travers de critères qualitatifs les productions de CSR, d'améliorer les qualités et préparer une éventuelle diversification des consommateurs, de donner les moyens aux utilisateurs de commander certains types de CSR pour des utilisations ciblées et de faciliter les échanges de matière entre producteurs et utilisateurs.

800.000 tonnes de capacité de production en France

Le CSR "constitue le meilleur moyen de réduire les tonnes enfouies en valorisant les déchets à fort pouvoir calorifique (PCi)", estime Federec, précisant que "les adhérents de la branche Federec Valordec l'ont bien compris et ont été les pionniers de la production de CSR en France". Actuellement, les capacités de production françaises s'élèvent à 800.000 tonnes par an, pour une demande de l'ordre de 130.000 tonnes et un potentiel de consommation de 1,5 million de tonnes. Depuis 3 ans, et la constitution par Federec d'un groupe de travail dédié au CSR, "près de 30 sites sont entrés en production en France".

Federec s'appuie, notamment, sur l'objectif de réduction de moitié des tonnages mis en décharge à l'horizon 2025 inscrit dans le projet de loi de transition énergétique débattu au Parlement. "Ainsi, 12 millions de tonnes de déchets non inertes non dangereux seront détournés chaque année de l'enfouissement pour être valorisés", explique le syndicat professionnel, qui précise être "très concerné par cet enjeu majeur". En effet, outre la valorisation matière, les adhérents de Federec "développent depuis quelques années l'extraction, parmi les déchets anciennement ultimes, de la partie énergétique exploitable pour produire du combustible recyclé". Objectif : satisfaire la demande des cimenteries qui utilisent les CSR en substitution d'énergies fossiles (charbon, coke, fioul).

Réactions5 réactions à cet article

 

Excellente idée même si elle enfonce des portes ouvertes (on connaît depuis longtemps en effet les capacités calorifiques massiques de la plupart des constituants de nos poubelles).
Elle mettra en évidence, je l’espère, chez une population qui ne jure que par le recyclage (les politiques, les écolos), qu'il est souvent (encore) beaucoup plus avantageux pour la collectivité de bruler (sous réserve évidement de récupérer convenablement l’énergie) plutôt que de vouloir recycler à tous crin !
Nous (les ingénieurs), on est déjà convaincu depuis longtemps.

Le Glaude | 21 octobre 2014 à 14h40
 
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C'est même pire qu'un enfonçage de portes ouvertes : le comité techique européen de normalisation CEN343 a déjà largement balisé la typologie et la caractérisation des CSR. Ca dénote soit une grande méconnaissance du sujet soit une approche "lobbying technique" façon grosse ficelle.

Pseudo | 22 octobre 2014 à 08h58
 
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Merci à "Pseudo"pour cette précision édifiante

Le Glaude | 22 octobre 2014 à 11h15
 
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"Nous (les ingénieurs), on est déjà convaincu depuis longtemps."
Si même les ingénieurs sont convaincus,alors c'est l'idéal, gaspillons cela servira à fabriquer du ciment.
C'est de l'incinération déguisé point barre, les déchets sont une ressource ne l'oublions pas, et pas uniquement énergétique, comme voudrait nous le faire croire les ingénieurs qui ne voit pas plus loin que le bout de leur stylo

lio | 27 octobre 2014 à 10h21
 
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Jadis les combustibles solides de substitution servaient a incinerer en Centre de Traitement de Déchets les déchets n'ayant pas un pouvoir calorifique suffisant (toutes ces eaux résiduaire industrielles cela représente des quantité énormes). Maintenant c'est fini, les centres de traitement doivent acheter du carburant pour continuer a travailler. Le bilan en termes d'importations de combustible na guère changé. Toutefois on remarqueras qu'une Cimenterie n'est pas un Centre de Traitement de déchets et qu'elle n'est donc pas soumise à cet ensemble des prescriptions très contraignantes et rigoureuses qui caractérise une entreprise de dépollution.

ami9327 | 30 octobre 2014 à 17h25
 
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