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NDDL : après les nuisances sonores, la DGAC avance l'argument financier

Transport  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Après avoir mis en avant fin octobre "une forte augmentation des nuisances sonores et des populations impactées" en cas d'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et de maintien de l'aéroport de Nantes Atlantique, une étude de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) pointe maintenant les "coûts élevés" des travaux à réaliser sur la plateforme de Nantes Atlantique.

"Cette étude détaillée montre que la solution du maintien de l'activité n'est pas physiquement impossible, mais serait très coûteuse", indique la DGAC, précisant que "les investissements aéroportuaires s'élèveraient à 207 millions d'euros (TTC) à l'horizon 5 millions de passagers, 286 millions d'euros pour 7 millions et 192 millions d'euros pour 9 millions, soit un total de 685 millions d'euros". Il faudrait par ailleurs fermer l'aéroport pendant 3 à 6 mois durant la réfection de la piste et l'acquisition foncière de 114 hectares serait nécessaire.

Un devis critiqué

Reste que le devis est "discutable", expliquent Les Echos qui ont comparé les chiffres de la DGAC aux coûts d'aménagements aéroportuaires récemment réalisés. Le coût de la remise aux normes de la piste et la construction du nouvel aérogare de l'aéroport de Beauvais (4 millions de passagers) en 2009 ? 14 et 9 millions d'euros, respectivement. La rénovation de la plus longue piste d'Orly en 2006 ? 30 millions d'euros. La construction, en 2010, d'un nouvel aérogare à Bordeaux-Mérignac (capacité additionnelle de 1,5 million de passager) ? 5 millions d'euros. "On est loin des sommes colossales du « devis » de la DGAC", conclut Les Echos.

Par ailleurs, le devis est critiqué sur plusieurs autres points. L'étude de Notre-Dame-des-Landes ne prévoit 9 millions de passagers qu'à l'horizon 2060, contre 2030 dans l'étude de la DGAC. Ensuite, la DGAC juge nécessaire d'agrandir la piste afin d'accueillir l'A380, chose que ne prévoit pas le projet de Notre-Dame-des-Landes. Enfin, la DGAC "oublie" de tenir compte de l'ensemble des travaux de desserte de Notre-Dame-des-Landes. Des coûts qui disqualifieraient très probablement le projet de nouvel aéroport s'ils étaient intégrés…

Reste que la DGAC admet aujourd'hui que le maintien de l'aéroport de Nantes Atlantique est possible, même si le trafic devait fortement augmenter.

Réactions1 réaction à cet article

 

Curieux raisonnement, ou il vaut mieux abandonner et construire du neuf par rentabilité économique. Si on le suit et l'applique aux autres constructions, notre pays va devenir une immense friche industrielles et les espaces agricoles et naturels vont se réduire encore plus rapidement qu'actuellement. Mais comment son comptabiliser les pertes de terres agricoles et la perte de biodiversité dans cette étude? Si on se réfère aux indemnités des exploitants agricoles, valeur agricoles des terres et 4 à 5 ans de pertes d'exploitation, bien sur que cette perte pèse peu dans la balance, pour refléter la réalité il faudrait pour le moins calculer la perte d'exploitation sur la durée prévisible de l'aéroport. De toute façon l'avis de personnes intéressés par le projet, cas de la DGAC, ne peut qu'être biaisé, ils ne voient que ce qui les préoccupes, manifestement la protection des espaces naturels et agricoles n'est pas leur tasse de thé.

Duport Claude | 10 novembre 2013 à 19h05
 
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