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Absence de liens entre portables et cancers selon l'étude internationale Interphone

Attendue depuis plusieurs années, l'étude Interphone a été publiée lundi 17 mai. Elle conclut à l'absence de liens entre ondes du portable et tumeurs cérébrales, malgré un risque accru pour les plus gros utilisateurs.

Risques  |    |  Victor Roux-GoekenActu-Environnement.com
L'utilisation de téléphones mobiles n'accroît pas le risque de contracter un gliome ou un méningiome, deux tumeurs du cerveau, indique le groupe d'étude Interphone dans un article scientifique 1 publié lundi 17 mai dans l'International Journal of Epidemiology.

L'étude a été lancée en 2000 et coordonnée par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) dans 13 pays - Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède. Elle porte sur un panel de personnes - 2.708 cas de gliome, 2.409 cas de méningiome - ayant utilisé un téléphone pendant plus de dix ans. C'est la première du genre à réunir autant de cas exposés, notamment d'utilisateurs intensifs, sur une aussi longue période, indique le Circ dans un communiqué.

L'étude suggère tout de même un risque accru de gliomes (+40%) et de méningiomes (+15%) pour les plus gros utilisateurs de portable, ayant téléphoné en moyenne une demi-heure par jour pendant 10 ans. ''Mais des biais et erreurs empêchent une interprétation causale'', tempère le groupe d'étude Interphone.

De nombreuses limites à l'étude

La conduite de l'enquête n'a pas été sans mal. Attendus pour la fin de l'année 2003, ses résultats sont le fruit d'une négociation ardue entre les membres du groupe d'étude : certains concluant à un accroissement du risque, d'autres non, d'autres estimant enfin qu'il était impossible de conclure…

Autre limite : Interphone s'intéresse aussi à des pratiques en matière de téléphonie mobile bien moins intensives qu'aujourd'hui. Bien que les émissions moyennes des téléphones portables soient en baisse, ''l'utilisation du téléphone portable est devenue beaucoup plus répandue et il n'est pas rare que les jeunes utilisent leurs téléphones portables une heure ou plus par jour'', rappelle le Circ. Or, cette catégorie de la population est exclue du champ de l'étude, qui ne concerne que les 30-59 ans.

Ces éléments ''ne peuvent que contribuer à une sous-estimation du risque réel'', estiment les associations Agir pour l'environnement et Priartém dans un communiqué publié lundi 17 mai. Cette limite est admise par le Circ lui-même, qui appelle à la poursuite de recherches complémentaires. L'Union européenne finance par exemple l'étude baptisée MobiKids, qui se penche sur le risque de tumeurs cérébrales lié à l'utilisation du téléphone portable dans l'enfance et l'adolescence.

L'étude Interphone a été financée par l'Union européenne et les pays participants à hauteur de 19,2 millions d'euros, dont 5,5 millions d'euros provenant d'industriels du secteur. Un ''pare-feu'' assuré par l'Union internationale contre le cancer (UICC) a garanti l'indépendance des chercheurs, assure le Circ.

Réactions7 réactions à cet article

 
Quel intérêt...?

Quel intérêt aujourd'hui de connaître la nocivité et les conséquences sur la santé, des ondes électromagnétiques produites par une téléphone dont le DAS n'excède pas 0,8 ou 0,9W/kg? Qui n'a pas le Wi-Fi chez lui, la télé, voir même l'électricité? Qui vis à plus de 2km d'un relais de téléphonie mobile d'une ligne haute tension ou d'un transformateur EDF? Qui travail dans un milieu où personne n'utilise de mobile? de GPS? d'ordinateur?... Chaque appareil fonctionnant à l'énergie électrique, créé un champ électromagnétique dans son voisinage immédiat. Bien entendu, les champs produits par un poste à souder de 3000W et celui d'une machine à laver ne sont pas les mêmes, mais c'est pour signifier que nous sommes sans cesse exposés à ce genre d'ondes !!
Bien que je salue l'effort conjugué de ces treize nations (même si le résultat est peu clair et mitigé), il me semble que l'intérêt de cette étude est caduc.

Amicalement, D.

Dodo | 20 mai 2010 à 09h20
 
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N'importe quoi, mais bien enrobé

Félicitations pour l' assertion suivante:
"l'étude Interphone [...] conclut à l'absence de liens entre ondes du portable et tumeurs cérébrales, malgré un risque accru pour les plus gros utilisateurs."
Qu' en termes élégants ces choses là sont dites! Car là, cette évidente contradiction signifie trés exactement que le lien tumeur/portable qui est présenté comme inexistant, en fait, est reconnu OFFICIELLEMENT comme existant.

Onésime | 20 mai 2010 à 09h41
 
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Re:Quel intérêt...?

"Qui n'a pas le Wi-Fi chez lui, la télé? Qui vis à plus de 2km d'un relais de téléphonie mobile ? Qui travail (sic) dans un milieu où personne n'utilise de mobile? de GPS?",
mais j' en connais plein des comme ça, Cher D. Il s' agit là de choix personnels, avec un certain prix à payer bien sûr, pour éviter aussi d'avoir à proximité immédiate une ligne haute tension ou un transformateur EDF. Je vois sans surprise que vous êtes prêt à faire, comme l' écrasante majorité des humains, toutes les concessions possibles à un modèle de société qui vous est imposé et qui est d'ailleurs en train de montrer certaines de ses limites. C' est confortable, mais pas forcément trés prometteur pour le futur.

Onésime | 20 mai 2010 à 10h09
 
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Re:Re:Quel intérêt...?

Mon message n'était pas destiné à faire l'apologie de notre modèle de société. C'était une simple constatation sur la futilité de cette recherche, considérant le mode de vie de "l'écrasante majorité".

Dodo | 20 mai 2010 à 11h30
 
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Re:N'importe quoi, mais bien enrobé

J'ai beaucoup aimé aussi le
"L'étude suggère tout de même un risque accru de gliomes (+40%) et de méningiomes (+15%) pour les plus gros utilisateurs de portable, ayant téléphoné en moyenne une demi-heure par jour pendant 10 ans. ''Mais des biais et erreurs empêchent une interprétation causale'', tempère le groupe d'étude Interphone. "
On ne peut pas scientifiquement affirmer le lien donc on l'infirme !!!

Tombour | 20 mai 2010 à 12h25
 
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Re:Re:N'importe quoi, mais bien enrobé

"des biais et erreurs empêchent une interprétation causale" se réfère à un dogme de tous ces scientistes qui ont la vanité de penser qu'ils devraient pouvoir immédiatement tout expliquer. En fait, ils ne semblent pas avoir encore pigé, - et feront-ils un effort pour cela?- que la science n' est qu' une modélisation évolutive de la "réalité", laquelle est peut-être ultimement inaccessible en totalité, et qu' à un instant donné, on en saisit qu' une partie, laquelle ne peut pas être évaluée en "pourcentage" puisqu' on ne sait rien de sa totalité.

Onésime | 21 mai 2010 à 09h12
 
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Quelles entités, précisément, ont financé l'étude.

"absence de liens entre ondes du portable et tumeurs cérébrales"...
....
..."malgré un risque accru(+40%) pour les utilisateurs de portable, ayant téléphoné en moyenne une demi-heure par jour".
"il n'est pas rare que les jeunes utilisent leurs téléphones portables une heure ou plus par jour'', rappelle le Circ."

Ouf, tout va bien!
On ne court donc aucun risque tant qu'on n'utilise PAS son portable!
Et à contrario, l'étude aurait bel et bien prouvé la corrélation entre durée d'utilisation et augmentation des risques.

Le titre de cet article cherche-t-il à délibérément enterrer une confirmation scientifique, "Attendue depuis plusieurs années"(sic), qui a toutes les chances de sérieusement inquiéter industriels et opérateurs téléphoniques?

fgambs | 21 mai 2010 à 20h30
 
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