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Une étude établit le lien entre l'aggravation d'une maladie respiratoire et la pollution de l'air

Risques  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

"Durant les épisodes de pollution occasionnés par les particules PM10 en janvier et février, trois pics de consultations de patients atteints de BPCO [NDLR : Broncho-pneumopathie chronique obstructive] ont été observés, ainsi qu'un taux moyen d'hospitalisation plus élevés (taux de 0,94 en janvier et de 1,07 en février contre un taux moyen sur l'année de 0,65). Ces pics de consultations ont eu lieu en général entre trois et cinq jours après le début du pic de pollution". Telles sont les conclusions d'une étude réalisée par le CHU d'Amiens-Picardie et l'association de surveillance de la qualité de l'air des Hauts-de-France.

L'étude PolluBPCO visait à évaluer la corrélation entre les pics de consultations aux urgences et/ou d'hospitalisations pour cause d'exacerbation de la BPCO, une maladie pulmonaire inflammatoire des bronches, et les variations des concentrations de polluants dans l'air, pendant et en-dehors des épisodes de pollution, sur le territoire d'Amiens métropole (Somme). "Les niveaux des particules PM10 et PM2.5, de dioxyde d'azote et d'ozone n'expliquent pas, à eux seuls, l'augmentation des consultations aux urgences pour cause d'exacerbation de la BPCO mais leur rôle est significativement établi", soulignent les auteurs de l'étude. Les données ont été recueillies tout au long de l'année 2017. Les 168 patients étudiés étaient à un stade avancé de BPCO.

Cette étude sera approfondie en 2019 avec le suivi de douze patients ayant connu plus de deux exacerbations de la BPCO en 2017. Elle sera prolongée en 2020 avec un deuxième volet, BePoPi, qui étudiera les concentrations en particules ultrafines et la composition chimique de ces particules (source et concentration en métaux lourds).

La BPCO touche près de 1,7 million de personnes en France. Le taux de mortalité du à cette maladie est de 9,2 %. Cette maladie obstrue de manière permanente et progressive les voies aériennes. Le tabac et les polluants de l'air sont à l'origine de cette inflammation des bronches. "Dans les Hauts-de-France, le taux d'hospitalisation et de mortalité lié à la BPCO est supérieur de 20 % à la moyenne nationale", indique l'étude.

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