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Une étude prouverait que les pesticides commercialisés sont plus toxiques que les molécules actives seules

Risques  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

"Une nouvelle étude scientifique montre que les produits pesticides commercialisés sont des centaines de fois plus toxiques pour des cellules humaines que leur matière active seule" annonce l'association Générations futures qui relaye une étude réalisée par une équipe conduite par Robin Mesnage et Gilles Eric Séralini, de l'Université de Caen.

"Les adjuvants employés dans les formulations de pesticides ne peuvent également pas être considérés comme des composants inertes mais ont souvent une toxicité propre et accroissent celle des matières actives", estime l'association. Selon elle, l'étude remet en cause le mode de calcul des doses journalières admissibles (DJA) à partir de la toxicité de la substance active seule, ainsi que la procédure d'évaluation du risque des pesticides qui ne prévoit pas l'obligation de tests pour la toxicité chronique des pesticides en formulation.

L'association demande donc "des tests de toxicité chronique systématiques pour les formulations complètes de produits pesticides commercialisés".

De 2 à 3 fois et jusqu'à 1.056 fois plus toxiques

L'association rapporte que les scientifiques ont montré que sur les neuf pesticides formulés étudiés (trois herbicides, trois fongicides et trois insecticides), "huit d'entre eux montrent clairement des effets toxiques sur des cellules humaines en moyenne des centaines de fois plus importants que ceux causés par leur matière active".

En l'occurrence les résultats montrent des effets toxiques de 2 à 3 fois plus importants pour le pesticide à base de pirimicarb et jusqu'à 1.056 fois plus forts pour celui à base de tebuconazole. Seul un pesticide à base d'isoproturon fait exception à cette règle, mais il n'a pas d'adjuvant déclaré.

Réactions4 réactions à cet article

 

Cette étude montre une EVIDENCE. Il est clair que la toxicité d'un phytosanitaire est la combinaison de la toxicité du principe actif ET des adjuvants. Ne serait-ce que parce qu'ils dispersés et absorbé ensembles. La vitesse d'absorbtion cutanée peut varier beaucoup suivant les diverses molécules. Seulement il faut retenir que les adjuvants ont souvent pour rôle de faciliter l'absorbtion.
Pour que le problème des adjuvants ne se pose pas il faudrait qu'ils ne présentent aucune toxicité, cela n'arrive pas.

ami9327 | 30 janvier 2014 à 17h51
 
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Les solvants du round-up sont très agressifs ( ils peuvent attaquer les peintures de voitures.
En tant que technicien agricole j'ai vu réaliser des désherbages avec le seul solvant mis en rinçage de cuve

MEYNIERMICH | 31 janvier 2014 à 12h59
 
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Merci pour l'information.

Mais c'est toujours la même histoire. Et vous avez très bien fait de mettre le conditionnel dans le titre.

Sur la forme, ces gens publient – enfin pas encore puisque l'article n'est pas encore paru – et se précipitent sur les médias pour annoncer la fin du monde.

Sur le fond, d'après ce que j'ai pu lire, ils ont fait comme précédemment : prendre des cellules isolées et leur faire faire trempette dans une solution d'herbicide. Évidemment, elles n'apprécient pas. Pas du tout. Vous les mettriez dans du liquide vaisselle qu'elles seraient tout aussi malheureuses. Autrement dit, cette nouvelle étude n'a strictement aucune valeur.

Et on revient sur la forme : pourquoi cette précipitation ? Pour permettre la diffusion du tapage médiatique avant que les scientifiques, les vrais, aient pu accéder à la publi et dénoncer ce qui semble être une manipulation de plus.

L'article est publié dans un obscur journal, Biomed Research International (groupe Hindawi).

Wackes Seppi | 31 janvier 2014 à 20h55
 
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Il aura réussit le séralini a mettre sont nom dans la postérité.
Maintenant on parle d'étude séralinienne.
Traduction : étude séralinienne=manipulation escroquerie.
Il doit être fiers le monsieur qui pleure et se plaint devant le dénigrement de ceux qui ne veulent plus le considérer comme un confrère scientifique.
Il lui reste quand même belpomme comme copain.

yannquirigole | 03 février 2014 à 12h21
 
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