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UFC que Choisir épingle les désodorisants d'intérieur, y compris les produits dits «naturels»

L'association UFC que choisir met de nouveau en garde les consommateurs sur les impacts sanitaires des désodorisants d'intérieur. Leur utilisation entraîne l'émission d'allergènes et de polluants cancérigènes. Tour d'horizon.

Risques  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
UFC que Choisir épingle les désodorisants d'intérieur, y compris les produits dits «naturels»
© Claudio Calcagno
   
L'association de consommateurs UFC Que Choisir publie aujourd'hui dans son numéro de septembre (n°462) les résultats des derniers tests effectués sur les désodorisants d'intérieur concernant l'impact de ces produits sur la qualité de l'air intérieur. Déjà réalisés en 2004, ces tests avaient mis en évidence la présence de molécules cancérigènes et allergènes dans l'atmosphère après l'utilisation d'aérosols et de diffuseurs. Les derniers tests effectués sur les produits actuellement sur le marché sont loin d'être meilleurs. Les désodorisants d'intérieur polluent moins qu'en 2004 mais toujours trop,conclu l'association.

Au total, 39 désodorisants sous forme de produits de combustion (bougies, lampes berger, encens), d'aérosols, de diffuseurs électriques ou prêts à poser et même des huiles essentielles ont été testés dans des chambres d'émissions où des capteurs ont pu mesurer la concentration en composés organiques volatils (COV), formaldéhyde, benzène, toluène et autres molécules cancérigènes. Résultats, seuls neufs produits sont jugés « acceptables » par l'association. Tous les autres dégradent trop l'air du domicile pour être utilisés, explique UFC.

L'association n'exclut pas de type de produits en particulier car au sein d'une même famille, les résultats varient. Ainsi, certaines bougies sont bien notées alors que d'autres émettent des COV et/ou des molécules irritantes suivant leur formulation. Même constat pour les aérosols qui émettent principalement des molécules irritantes et des allergènes.

Interpellé à l'issue de ces premiers tests en 2004 sur la nocivité des produits dits naturels, UFC Que choisir a, cette fois-ci, intégré de l'encens et des huiles essentielles dans ces tests. Elle en conclu que la référence au « naturel » voire au « bio » ne garantit pas l'absence de nocivité et recommande de ne pas brûler de tels produits. On trouve dans le cocktail de polluants émis du formaldéhyde et du benzène, deux cancérigènes certains, à des niveaux faibles mais néanmoins inadmissibles compte tenu de leur nocivité, explique l'association.

L'association s'attendait pourtant à de meilleurs résultats qu'en 2004 au regard de la mobilisation annoncée par les fabricants au lendemain de la présentation de la première étude, surtout en ce qui concerne l'information des consommateurs et l'étiquetage. Mais il semblerait que les innovations aient été purement marketing et non sanitaires. L'association remarque la prolifération de slogans déroutants tels que « hypoallergéniques », « assainissant », « destructeurs d'odeur » mais rappelle parallèlement les conseils d'utilisation couramment précisés sur les emballages de type « ne pas respirez les aérosols » ou encore « bien ventiler après usage ». Puisqu'au final il faudrait bien aérer après utilisation, l'association n'a qu'un seul mot d'ordre : bannir ces produits et ouvrir les fenêtres.

La nécessité d'aérer est en effet régulièrement rappelée par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (Afsset) qui travaille sur les polluants de l'air intérieur. Ce secteur de recherche est une préoccupation sanitaire majeure lorsqu'on sait que la population passe 80 à 90% de son temps à l'intérieur de bâtiments. Or l'environnement intérieur (domicile, lieu de travail…) offre une grande diversité de situations d'exposition à de nombreux agents physiques et contaminants chimiques ou microbiologiques liés aux bâtiments, aux équipements, à l'environnement extérieur immédiat et au comportement des occupants. Ainsi, produits de construction et de décoration, d'ameublement, d'entretien, de bricolage, équipements de chauffage et de production d'eau chaude, présence humaine et activités liées aux besoins essentiels (cuisine, hygiène, lavage) ou autres (tabagisme, utilisation de bougies, d'encens, cosmétiques, présence de plantes et d'animaux domestiques), air extérieur…sont autant de sources et vecteurs des pollutions observés à l'intérieur des locaux.

Quelles que soient les études, on rappellera donc ce qui devrait désormais être un réflexe : contre la pollution de l'air intérieur, il convient d'aérer quotidiennement les pièces.

Réactions8 réactions à cet article

 
Bio et mensonges...

Bonjour à tous.

Après son étude de 2004, très intérressante et instructive, UFC a décidé d'inclure dedans les produits dits "bio".
Les résultats s'avèrent aussi négatifs que pour les produits industriels.
Je dis déjà depuis longtemps (ici, et d'en d'autres forum) que les produits "cosmétiques, parfums, d'entretien bio" ne sont rien d'autres que des produits chimiques issus de procédés industriels. Au même titre que sles produits "industriels" qu'ils sont sensés remplacer en mieux.

Cette étude montre que cela est vrai.
Et montre aussi que l'air extérieur est plus sain que l'air intérieur de nos maisons. De nombreux médecins disent qu'il faut aérer le matin nos habitations.
En effet, la pollution des villes a diminué d'un facteur 10000 depuis les années 70. Et les médecins le savent très bien.

Conclusion:
Les produits d'assainissement de l'air, bio ou non, sont toxiques.
L'air extérieur est plus propre que celui des maisons.

Bien cordialement.

daniel | 28 août 2008 à 12h15
 
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Re:Bio et mensonges...

Le BIO est très bien pour les consommateurs avisés. Il faut impérativement lire les étiquettes et considérer la totalité des composants listés.

Je note, à mon grand regret, de trop nombreux termes latin ou anglais qui déroutent et ne permettent pas d'interprêter correctement les données.

Eliane

Eliane | 28 août 2008 à 12h57
 
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Re:Re:Bio et mensonges...

@ Eliane.

Bonjour Mme Eliane.

les termes latins ne sont pas là pour dérouter le consommateur. Ils sont là car les noms des produits chimiques répondent à une nomenclature précise dans laquelle les termes latins et grecs sont imposés. Ceci permet à tous les scientifiques du monde de savoir exactement quel est le produit. Mais il est exacte que le consommateur lambda ne comprend guère ce langage (faute à l'enseignement...).
Ces termes ne peuvent être traduit en français, et même si cela était fait, ils n'auraient toujours pas de sens. Comment traduire Toluène (qui est déjà l'abréviation simple du méthylbenzène), ou bien le formol (formaldéhyde ou aldéhyde formique, les phthalates (n-butyle, dibutyle phthalate...).
Comment les gens vont comprendre cela s'ils n'ont pas les bases de chimie nécessaires.

Qu'ils soient bio ou non, ces produits sont issus de processus chimiques. Les matières de bases restent les mêmes. Toutes les essences naturelles contiennent des dérivés benzéniques (ce qui permmettent odeurs, mais cancérigènes) et pentane. Des chaines linéaires aliphatiques (fluidité, leurs volatilité).
Exemple simple l'hédione (methyl 3-oxo-2-pentylcyclopentaneacetate) est une des molécules principales du parfum du jasmin. Mais ces composant (acétate, pentane, groupement méthyl...) sont des produits ayant des effets sur l'organisme...

Bien cordialement

PS: tout est chimie, et la vie est le triomphe de la chimie.

daniel | 28 août 2008 à 15h10
 
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Re:Re:Re:Bio et mensonges...

En lisant bien les mentions " techniques" présentes sur les emballages de ces produits,on devrait déjà avoir moins envie de les choisir dans les rayons...et surtout ne pas croire aux bénéfices annoncés par le fabricant.
Les publicités TV dans lesquelles on nous explique qu'en appuyant sur une touche du produit on obtient un air aussi frais et pur que dans les montagnes. Hallucinant non ?

Christophe

Anonyme | 29 août 2008 à 01h57
 
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Arrêter de s'empoisonner aux donnes odeurs

ne serait il pas possible de nous donner la liste des produits "respirables", car elle semble plus courte que celle des produits qui nous empoisonnent.:

silvy.d | 29 août 2008 à 03h35
 
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Re:Bio et mensonges...

Bonjour Daniel et les autres,
Une fois encore, est-ce que nous sommes sûrs de prendre le problème par le bon bout? Car finalement, est-il si important, si indispensable de cacher ou supprimer ces "mauvaises" odeurs. Mais au fait, qui a dit que ces odeurs sont mauvaises? De quoi on parle exactement? Et qui est ce "on" qui nous le dit?...
Reprenons: quelles odeurs est-on censé "combattre"?
Les odeurs de cuisine? Quoi, on se fait un bon repas, on l'apprécie, mais son odeur nous dérange? Bizarre, non?
Les odeurs d'animaux? On accueille des animaux chez nous mais leur odeur nous dérange? Mais la place de cet animal est-elle vraiment dans la maison? Et s'il dégage une odeur, sommes-nous sûrs que nous lui avons donné les meilleures conditions d'hygiène pour ne pas "sentir"?
Les odeurs de peintures ou autres? As-t-on vraiment utilisé les bons produits? Ne peut-on attendre un peu que ces odeurs disparaissent d'elles-mêmes en aérant?
Les odeurs de "toilettes"? Dans ce cas précis, quand l'odeur est vraiment insupportable, il s'agit souvent d'un problème de digestion, voire de santé, et peut-être est-il judicieux de revoir sa manière de s'alimenter…
Mais qu'y a-t-il donc qui sente si mauvais dans nos maisons? N'y a-t-il pas encore là un tour de passe-passe du genre "matraquage publicitaire", qui fait naître en nous des désirs et des besoins que nous n'avons pas, ou qui seraient beaucoup moins importants que ce qu'ON veut nous faire croire? Ah oui, "ON" est toujours là! Il faudra quand même un jour lui donner un nom…
Et si on veut parfumer son chez soi, juste pour le plaisir du parfum, pourquoi ne pas se tourner vers des produits naturels NON TRANSFORMÉS? Des fleurs coupées, des bouquets de lavande, certains bois (le cade, le pin…), des plantes séchées (menthe et autres, du foin pourquoi pas), des fruits, du thym, etc. Il y a là beaucoup de choses à (re)découvrir. Revenons à des choses simples, ça marche aussi (sauf pour "ON", car ça n'arrange pas son business!)

Joël | 29 août 2008 à 12h30
 
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Re:Re:Bio et mensonges...

tout a fait d'accord.

j'aimerai rajouté une chose : je vais paraitre stupide mais pourquoi l'argent impose toute les règles ?
pourquoi nous produisons des produits destinés au bien être des Hommes alors qu'ils sont mauvais?
pourquoi, pauvres consommateurs que nous sommes, nous nous acharnons à consommer comme la société nous le demande.

après cela les associations de consommateurs nous disent les prix ont augmenter les produits de mauvaise qualité ...

réagissons nous sommes une société morte sans objectif ni passions ...

Anonyme | 01 septembre 2008 à 14h50
 
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Re:Re:Re:Bio et mensonges...

Pourquoi nous produisons des produits destinés au bien être des Hommes alors qu'ils sont mauvais?
Peut-être parce que quand un "homme" trouve le moyen de gagner des sous en vendant son produit, il ne s'occupe pas de savoir si ce produit est bon ou pas, il ne voit que ce que ça va lui rapporter. Car il est persuadé que l'argent qu'il va gagner (surtout si c'est beaucoup) va lui permettre de vivre mieux. Il se cache parfois derrière des rationalisations telles que "ce qui n'est pas interdit est autorisé" et "ce n'est pas à moi de faire des études d'impact" ou bien "en vendant mon produit, je crée de l'emploi et c'est plus important". Au consommateur de se défendre!
Pourquoi, pauvres consommateurs que nous sommes, nous nous acharnons à consommer comme la société nous le demande? Parce que bien souvent la publicité joue sur nos peurs (inconscientes): la peur que notre maison sente mauvais; la peur que NOUS sentions mauvais, la peur de ne pas avoir des vêtements assez propres, la peur de la maladie par manque d'hygiène (on sait maintenant que TROP d'hygiène provoque des maladies); elle joue aussi sur notre ego: avoir une plus belle voiture que les voisins, une plus grosse télé, une plus belle femme, les exemples sont innombrables; elle joue aussi sur le besoin que nous avons de nous émerveiller (sentiment qui ne dure jamais longtemps, on s'habitue très vite): quoi de plus merveilleux que de pouvoir parler instantanément avec une personne qui se trouve de l'autre côté de la terre, de voir en direct les performances de nos sportifs sans sortir de chez soi, de se préparer une choucroute pour toute la famille en 10 minutes. Par rapport à la manière dont vivaient nos ancêtres, tout ça est merveilleux. Et quand le produit est devenu une habitude on le dope en utilisant la psychologie du PLUS (qui joue sur la confusion entre le plus et le mieux): on ajoute du calcium dans le lait, on permet aux téléphones portables de faire des photos qu'on peut envoyer aussi vite… Et il y a bien d'autres manières pour la pub de nous créeer des besoins en jouant sur le psychisme.
Vous êtes-vous déjà demandé quels seraient les objets de vos achats si la publicité n'existait pas?

Joël | 01 septembre 2008 à 18h41
 
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