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Bois-énergie : l'INERIS fait le point sur la pollution du chauffage domestique au bois

L'Ineris a publié les résultats d'une étude chargée d'évaluer l'impact du chauffage domestique au bois sur la qualité de l'air intérieur et extérieur. Pour la première fois, l'étude a mesuré des traceurs spécifiques à la combustion de biomasse.

Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
Bois-énergie : l'INERIS fait le point sur la pollution du chauffage domestique au bois
   
Face au développement du bois énergie en France lié à la politique de lutte contre le changement climatique et de développement des EnR, l'Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques (Ineris) a réalisé pour le compte de l'ADEME une nouvelle étude1 sur l'impact du chauffage domestique au bois sur la pollution de l'air intérieur et extérieur.
Si le bois-énergie présente des atouts indéniables en termes d'émission de CO2, il peut en effet conduire à des émissions d'autres polluants atmosphériques : oxydes d'azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), composés organiques volatils (COV), particules, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)… L'Ineris a donc cherché à qualifier et à quantifier l'impact de ces appareils en conditions réelles de fonctionnement. Il a réalisé pour cela des mesures à l'émission, à l'intérieur et à l'extérieur d'habitations situées en zones rurales et équipées de différents types de foyers plus ou moins récents. Outre les composés chimiques classiquement étudiés dans ce type d'étude comme les HAP, les aldéhydes et les COV, des traceurs spécifiques de la source ''combustion de biomasse'' ont également été analysés. Il s'agit du lévoglucosan et des méthoxyphénols.

Des performances globalement conformes à celles mesurées sur banc

Résultat, cette étude a permis de démontrer que dans les conditions réelles de fonctionnement, le rendement des installations est souvent plus élevé que celui observé lors d'essais sur banc du fait de l'échange et de la récupération de chaleur par le conduit. Mais ce rendement peut être affecté par de nombreux facteurs et notamment les caractéristiques d'installation, l'entretien des appareils et les conditions météorologiques…
Néanmoins les taux d'émissions de polluants obtenus pour cette étude sont globalement de même ordre de grandeur que les données obtenues lors de l'étude de l'Ineris effectuée sur banc d'essai en 2002 dans les mêmes conditions sauf pour le benzène et les particules dont les concentrations semblent moins élevées que prévu.

Un impact marqué mais difficilement quantifiable

En comparant les mesures effectuées dans la cour des habitations testées avec le bruit de fond alentour, les auteurs de l'étude concluent que la combustion de bois a un impact marqué sur la qualité de l'air en milieu rural. La présence de lévoglucosan et de méthoxyphénols l'atteste. De plus, les concentrations en particules et en benzène mesurées sont supérieures aux moyennes mensuelles connues sur place alors que le taux de NO2 est inférieur. Si cela confirme la présence d'une source ''non automobile'' de particules et de benzène sur les sites ruraux étudiés, l'étude n'a toutefois pas permis de quantifier précisément la contribution du bois-énergie.

À l'intérieur des maisons, les mesures ont été réalisées dans la pièce où le foyer était installé et dans une chambre à coucher. Cette étude démontre que le chauffage au bois a une influence variable sur l'ensemble des composés qui ont été étudiés : influence mineure pour le NO2 et le CO, notable pour les particules et majeure pour le benzène et les HAP. Les concentrations mesurées restent cependant de l'ordre des concentrations moyennes habituellement rencontrées dans les logements.

Les concentrations en traceurs spécifiques de la combustion mesurées démontrent que l'impact de cette source n'est pas limité à la seule pièce munie de l'appareil et que ces concentrations sont influencées par le taux de renouvellement d'air de l'habitation. D'autre part, la détection du lévoglucosan même en l'absence de fonctionnement de l'appareil de chauffage semble indiquer un phénomène de rémanence de ce type de pollution.

Qualifiée de ''riche de résultats et d'enseignements'' par l'Ineris, cette étude doit désormais être complétée. ''Cette étude est restée limitée à quelques maisons en zones rurales pour des raisons de faisabilité et de coûts. Il est donc souhaitable de reproduire le protocole mis en œuvre pour d'autres habitations, d'autres contextes,'' explique l'Ineris.

Réactions4 réactions à cet article

 
Plantes depolluantes pour purifier l'air intérieu.

Bonjour,
j'ai découvert l'efficacité des plantes qui purifient l'air intérieur
Bonne journée Naturellement !

pierre | 30 septembre 2009 à 11h09
 
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quand les filtres à particules?

En suisse, le convernement fédéral incite à la pose de fap:
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/49/42/pdf/Chauffage-Du-bois-d-accord-mais-jamais-sans-filtre-OFEV-11-2007.pdf

Attendons nous les polémiques sur cette énergie pour agir?

jp-42 | 02 octobre 2009 à 15h47
 
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Quelle ignorance crasse

Il existe des centaines d'études sur le sujet qui prouve hors de tout doute de l'extrême pollution causée par la combustion. Peu importe le type de biomasse ou de poêle c'est le phénomène de combustion qui dégage tant de Particules fines 2.5 etc. Soyons honnête si votre voisin chauffe au bois et bien votre environnement même à l'intérieur se retrouve polluer voir même déclencher des crises d'asthme ou des problèmes cardio vasculaire. Pas besoin d'étude pour voir ce smog qui tue.
désolée mais vraiment....

airpur | 08 octobre 2009 à 05h04
 
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Re:Quelle ignorance crasse

Encore faut-il savoir de quoi on parle: une cheminée foyer ouvert n'est pas comparable à un insert ou un poele eux même incomparable avec une chaudière à "combustion contrôlée".
De plus des systèmes existent pour diminuer ces particules. Ensuite rien n'est simple en écologie moins de CO2 plus de particules? Certain modèle climatique ont même révéler que si les particules n'avaient pas augmenté dans notre atmosphère, le climat se serai surement déjà réchauffé de plus de 2°c. Attention n'interprétez pas mal cet argument c'est juste pour préciser que rien n'est simple.
En matière de chauffage le seul moyen d'éviter des émissions est de ne pas chauffer. Faisable dans du neuf mais que fait on du reste du parc immobilier?

Eco et Logiquement Votre

eeel | 04 novembre 2009 à 10h59
 
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