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De nouvelles études montrent un lien entre Bisphénol A et diabète

Risques  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

Trois études récentes, menées respectivement en Espagne, en Chine et aux Etats-Unis, confirment que le Bisphénol A (BPA), composé chimique utilisé dans la fabrication de plastiques, peut être à l'origine de diabète de type 2 chez l'homme et d'obésité, a alerté le Réseau environnement santé (RES) jeudi 9 février.

Fin septembre dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait déjà publié deux rapports mettant en évidence des effets sanitaires du BPA avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme de diabète mais aussi de fertilité féminine et de pathologies cardio-vasculaires, et ce, ''même à de faibles niveaux d'exposition''.

L'étude conduite par l'équipe d'Angel Nadal de l'Université espagnole Miguel Hernandez Elche à Alicante démontre de nouveau que le BPA, à un niveau d'imprégnation équivalent à celui de la population humaine, entraîne une libération d'insuline chez l'homme supérieure à celle induite chez la souris, contribuant au diabète de type 2. Selon les auteurs de cette étude publiée le 8 février dans la revue PLoS ONE, les résultats chez la souris pourraient ''être extrapolés" à l'homme. "Le BPA doit être considéré comme un facteur de risque de troubles métaboliques chez l'homme'', concluent-ils.

Deux autres études menées en Chine et aux Etats-Unis, publiées respectivement dans The Journal of Clinical Endocrinology& Metabolism en février 2012 et en décembre dernier, rejoignent ces conclusions.

Celle menée en Chine auprès de 3.390 adultes âgés de plus 40 ans établit ainsi un lien significatif entre imprégnation au Bisphénol A et obésité et insulino-résistance. L'étude menée aux États-Unis dans le cadre du programme NHANES (National Health and Nutritional Examination Survey) 2003-2008 souligne également que les diabétiques ont un niveau d'imprégnation plus élevé en BPA  que le reste de la population, après avoir mesuré les taux urinaires de la substance sur plus de 15.000 personnes. "Les personnes ayant les taux les plus élevés ont un risque de diabète augmenté de 68%", comparés à ceux qui avaient les taux urinaires les plus bas. Ces résultats nécessitent toutefois d'autres études pour pouvoir les ''confirmer ou infirmer'', indiquent les chercheurs américains.

Inscrire la loi BPA sur l'agenda du Sénat

Face à ces nouvelles conclusions, le RES a appelé les sénateurs à adopter "rapidement" la loi sur l'interdiction du BPA dans tous les contenants alimentaires "avant la fin des sessions parlementaires". Il a également appelé le gouvernement à "déployer plus de fermeté auprès de la Commission européenne", en vue d'étendre l'interdiction du BPA à l'ensemble de l'Union européenne. "Il faut mettre la question des perturbateurs endocriniens au coeur des politiques de santé publique. Les perturbateurs endocriniens apparaissent plus que jamais comme une clé essentielle pour agir sur la prévention des cancers, des désordres métaboliques (obésité-diabète), des troubles de la reproduction et neuro-comportementaux", ajoute le RES.

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