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Les citoyens Européens se déclarent toujours sensibilisés à la protection de l'Environnement

Selon le dernier Eurobaromètre, les Européens accordent une grande importance à l'environnement et à son rôle dans leur vie quotidienne. Même s'ils sont conscients qu'ils peuvent agir pour sa protection, ils s'en remettent toutefois beaucoup à l'UE.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Selon les résultats d'un sondage Eurobaromètre menée par TNS entre novembre et décembre 2007* et publié hier par la Commission européenne, 96% des Européens interrogés déclarent accorder une grande valeur à l'environnement dans leur vie quotidienne et se disent conscients de son importance pour leur qualité de vie. 64% d'entre eux estiment même que cette question est « très importante » à leurs yeux et 32% estiment qu'elle est « importante ».
La réponse « très importante » est majoritaire quasiment dans tous les Etats membres de l'Union européenne surtout à Chypre (94%), en Suède (89%), en Grèce (88%), à Malte (84%) et en Slovénie (81%). Juste derrière, on retrouve la France avec 79%.

Le changement climatique en tête des préoccupations

Au concept d'environnement, les Européens associent en priorité la notion de « pollutions des villes » (22%) comme c'était déjà le cas lors du dernier sondage Eurobaromètre réalisé en 2004. Vient ensuite celle de « changement climatique » (19%), qui a été pour la première fois intégrée à la liste des notions proposées, puis celle de « paysages verts » (13%). Dans le détail, il apparaît que les nouveaux pays membres de l'UE mettent plus en avant la notion de « paysages verts » et de « protection de la nature » alors que les habitants des anciens membres associent en priorité « le changement climatique » au concept de l'environnement. Cette notion plus « moderne » reflète les nombreux débats en matière d'environnement qui désormais se rapporte souvent au changement climatique.
D'ailleurs, cette problématique est le premier problème environnemental cité par 57% des Européens devant la pollution de l'eau (42%), la pollution atmosphérique (40%) et les catastrophes industrielles (39%). Par rapport à 2004, cette proposition a gagné 12 points.
En revanche, les problématiques faisant référence au comportement des citoyens n'inquiètent pas vraiment les Européens. C'est le cas de la pollution sonore (8%), des habitudes de consommation (11%) ou encore du choix des modes de transport (12%).

Les citoyens s'en remettent aux décisions européennes

Pour résoudre ces problématiques globales, les Européens misent sur une approche globale et compte beaucoup sur l'Union européenne. Environ les deux tiers des citoyens européens préfèreraient que les décisions en matière d'environnement soient prises conjointement au niveau de l'Union européenne plutôt qu'au niveau national. Ils sont également très nombreux à penser qu'une législation européenne harmonisée est nécessaire dans le domaine de l'environnement (82 %) et que l'UE doit aider les pays tiers à améliorer leurs normes en la matière (80 %) et qu'elle doit allouer plus de crédits à la protection de l'environnement (78 %). Les Européens semblent donc prêts à donner la priorité à la protection de l'environnement même si cela signifie des « sacrifices » économiques dans d'autres secteurs.
Alors qu'en 2004, les considérations économiques prédominaient, aujourd'hui les Européens déclarent mettre au même niveau les considérations économiques, environnementales et sociales et considèrent que les trois domaines peuvent avoir une influence sur leur qualité de vie. Quand on leur demande si la protection de l'environnement constitue un obstacle à la réussite économique ou une motivation à innover, près des deux tiers des Européens répondent qu'il s'agit plus d'un facteur encourageant l'innovation (63 %) que d'un frein à la performance économique (16 %). Plus des deux tiers des citoyens européens se disent par ailleurs convaincus que le progrès doit être mesuré à l'aide d'indicateurs sociaux, environnementaux et économiques. Seule une minorité (15 %) est d'avis que son évaluation doit s'appuyer principalement sur l'utilisation d'indicateurs monétaires et économiques.

Un difficile passage à l'action individuelle

90% des Européens interrogés estiment que les gros pollueurs devraient être principalement responsables de la protection de l'environnement mais ils semblent également conscients qu'ils peuvent individuellement jouer un rôle dans cette protection (86%). Aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, au Danemark, en Grèce et en Allemagne, cette position s'inverse. Les sondés croient plus à la responsabilité des populations. D'ailleurs le sondage Eurobaromètre fait ressortir une volonté de la part des citoyens européens d'acheter des produits respectueux de l'environnement. Près des trois quarts d'entre eux disent être disposés à le faire même s'ils doivent pour cela payer un peu plus cher. Mais d'après le sondage, seuls 17% des Européens ont acheté des produits écologiques au cours du mois écoulé. Autrement dit, près de 60 % des Européens se disent prêts à adopter les produits verts, mais ne l'ont pas encore fait.


*Sondage TNS Opinion et Social réalisé en novembre et décembre 2007 sur un échantillon de 27.730 personnes représentatives de la population des 27 Etats membres de l'Union européenne.

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