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L'éolien franchit le cap des 100 GW installés en 2012 dans l'UE

Energie  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com

EurObserv'ER, l'observatoire européen des énergies renouvelables, a publié lundi 4 mars son baromètre sur l'éolien dans l'Union européenne en 2012.

La puissance éolienne nouvellement installée et connectée au réseau européen durant l'année 2012 a atteint 11,8 GW (gigawatts) contre 9,5 GW en 2011. Ce qui permet à l'Union européenne de franchir le cap des 100 GW installés fin 2012. Soit 105,6 GW contre 94 GW fin 2011. Le parc éolien connaît ainsi une croissance de 12,3% entre 2011 et 2012.

4% de capacité d'éolien offshore en 2012

4% de la capacité installée dans l'année 2012 est située en mer, ce qui équivaut à 10% du marché 2012 de l'UE. EurObserv'ER estime ainsi la puissance offshore connectée à 4,7GW fin 2012 contre 3,5 GW fin 2011.

Neuf Etats membres ont installé des éoliennes offshore : le Royaume-Uni, (2679 MW), le Danemark (922 MW), la Belgique (380 MW), l'Allemagne (280 MW), les Pays-Bas (228 MW), la Suède (163 MW), la Finlande (26 MW), l'Irlande (25 MW) et le Portugal (2 MW).

"Nouvelle déception du marché français"

"2012 aura finalement été une bonne année pour le marché éolien de l'Union européenne", souligne EurObserv'ER. Ce marché est "plus actif dans l'Est et le Nord". 2012 a vu la connexion au réseau de parcs éoliens de très grande puissance, des parcs offshore en mer du Nord et des parcs terrestres comme celui de Fantanele-Cogealac en Roumanie (600 MW), mais aussi de Whitelee Windfarm (539 MW au total dont 217 MW connectés en 2012) et Clyde Wind Farm (350 MW), tous deux situés en Ecosse, cite l'observatoire. Autre facteur : les marchés émergents des pays de l'est (Pologne, Roumanie et Autriche notamment) ont été "très dynamiques, en lien avec la forte augmentation du prix du gaz".

En revanche, "de moindres performances ont été enregistrées sur les marchés espagnol, portugais et français". Pour la troisième année consécutive, la puissance éolienne raccordée a ainsi baissé pour atteindre les 757 MW en 2012 contre 928 MW en 2011 en France d'après RTE. La principale raison de ce ralentissement est "l'empilement des procédures administratives" pointé par les professionnels du secteur, rappelle EurObserv'ER en soulignant "une nouvelle déception du marché français". Le développement de l'éolien est actuellement en débat au Parlement dans le cadre de la loi Brottes sur la transition énergétique.

Le parc éolien français en exploitation s'établit donc à 7,4 GW en métropole et 44 MW en outre-mer. EurObserv'ER souligne pourtant que "le potentiel éolien en France est un des meilleurs en Europe avec un facteur de charge de 24%". La production d'électricité éolienne en métropole est estimée à 14,9 TWh (+23% par rapport à 2011), équivalent à 3,1% de la consommation moyenne nationale (contre 2,5% en 2011).

L'Allemagne (31,3 GW de puissance installée), l'Espagne (22,5 GW) suivie dans une moindre mesure par le Royaume-Uni (8,3 GW), l'Italie (8,1 GW) et la France figurent au Top 5 des pays européens producteurs d'éolien.

Réactions2 réactions à cet article

 

Ce que ne dit pas l'article, c'est la puissance des installations gaz et charbon mises en service pour pallier à l'intermitence de l'énergie éolienne...
Il serait beaucoup plus "durable" de transférer les subventions des projets éoliens vers l'isolation des logements ; l'énergie la plus propre étant de loin celle qui n'est pas consommée !

robin | 11 mars 2013 à 10h13
 
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Ce que ne vous oubliez de dire: que l'éolien réduit le recours aux énergies fossiles et pas le contraire. Qu'il existe d'autres moyens pour pallier à l'intermittence (cogénération, biomasse, géothermie...) et que vous omettez volontairement de les citer. Que des moyens de stockage de l'énergie viable (rendement > 75%) vont bientôt débarquer sur le marché. Que l'éolien n'est qu'une part d'un mix énergétique de renouvelables et que l'éolien n'a pas vocation d'être la principale source de production d'énergie.
Il est évident que la plus grande priorité est la réduction de nos besoins énergétique. néanmoins, un "transfert" de subventions vers l'isolation empêcherait le développement des énergies renouvelables (de toutes les EnR !). Ces 2 chantiers doivent être menés en parallèle pour que les énergies alternatives puissent représenter une part importante significative de notre production et nous sortir peu à peu de notre dépendance du "tout nucléaire".
De même, il est utile de rappeler qu'il existe des dispositifs fiscaux incitatifs pour le déploiement de moyen d'isolation. Malheureusement ils sont insuffisants pour que tout le monde puisse investir...

pierromio | 15 mars 2013 à 10h15
 
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