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Algues vertes : la Commission européenne demande des comptes à la France

Eau  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce mercredi 5 octobre 2011, l'association Eau & Rivières de Bretagne révèle que la Commission européenne demande des comptes au gouvernement français s'agissant des échouages d'algues vertes.

Le 18 juillet, la commission a adressé à la France, un document de 13 pages comportant soixante questions très précises à propos de la lutte contre les marées vertes, précise l'association qui rend public le texte. Un document que "l'Etat s'est bien gardé de le diffuser !", déplore Eau & Rivières de Bretagne qui juge "parfaitement légitimes" les questions posées par L'Union européenne.

Un état des lieu exhaustif

La Commission "souhaite obtenir un état des lieux actualisé et exhaustif de l'ensemble des mesures règlementaires, administratives et financières mises en œuvre pour prévenir et réduire les échouages d'algues vertes", rapporte l'association, précisant que l'exécutif européen veut vérifier si les marées vertes "constituent une violation de la directive nitrates (1991) et de la directive cadre sur l'eau (2000) et si toutes les mesures sont prises pour mettre fin à cette pollution".

Eau & Rivières de Bretagne identifie par ailleurs "quatre points majeurs", sur lesquels la Commission demande des éclaircissements.

De manière générale, la Commission veut des informations détaillées "sur l'ampleur des échouages, au-delà des 8 baies concernées par le plan d'action décidé par l'État le 5 février 2010".

Par ailleurs, elle souhaite connaître "l'effectivité des actions retenues dans le plan gouvernemental et leurs premiers résultats". De même la Commission demande des détails sur "la mobilisation des outils réglementaires pour prévenir et réduire les marées vertes à l'amont de l'ensemble des secteurs touchés".

Enfin, elle s'interroge sur "la participation financière de la filière agro-alimentaire aux efforts de lutte contre les marées vertes".

Réactions2 réactions à cet article

 

l'état n'a rien fait donc pas de réponse. normal!!

lio | 07 octobre 2011 à 11h42
 
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L'association Eaux & Rivières de Bretagne focalise sur la Bretagne, ce qui est normal. Ce qui l'est moins, c'est que cette association se considère comme autorité pour la problématique de l'azote partout ailleurs. Il est nécessaire de trouver des solutions à la question des algues vertes mais je doute fort que cette question soit réglée uniquement par des textes de transposition d'une vieille directive qui est destinée à être révisée prochainement.
Comment se fait-il qu'en Italie, les textes de transposition de la même directive admettent des dérogations (jusque 250 kg/ha de N par décision d'exécution de la Commission le 3/11/2011) alors que la France propose un texte national qui réduit la dose du même azote à 70 kg/ha ???
Quelqu'un peut-il expliquer ces différences? Le italiens sont-ils plus vertueux que nous? Leur azote est-il meilleur? Ils n'ont pas d'algues vertes? Ils n'ont pas d'association eau et rivières?
Merci de l'éclairage.

Albatros | 05 janvier 2012 à 20h54
 
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