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La vente à l'unité de médicaments bientôt testée dans quatre régions

Déchets  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°340 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°340
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Dans quatre régions (Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Lorraine et Limousin), des pharmaciens sont appelés à expérimenter pour douze mois la vente à l'unité de certains antibiotiques. L'objectif : réaliser des économies pour la sécurité sociale et lutter contre la mauvaise utilisation des médicaments. Et indirectement, éviter que les médicaments non utilisés finissent à la poubelle. Les Agences régionales de santé (ARS) des régions expérimentatrices ont lancé les appels à candidature le 6 août dernier. Elles devraient sélectionner 100 officines volontaires mi-septembre, dont une partie sera des officines témoins et l'autre des officines expérimentatrices.

1,5 kg de médicaments non utilisés par Français

Cette expérimentation est prévue par la loi de financement de la sécurité sociale 2014. Trois antibiotiques dits "critiques" devraient être concernés : l'amoxicilline, l'acide clavulanique et l'enoxacine. In fine, une évaluation médico-économique de la vente à l'unité des médicaments sera réalisée par l'Inserm, notamment pour évaluer l'acceptabilité des patients, la modification des volumes d'antibiotiques délivrés et les économies générées, l'organisation nécessaire pour la délivrance à l'unité et l'éventuelle diminution de la quantité d'antibiotiques stockée par les patients. Un rapport devra être présenté au plus tard le 31 juillet 2017 au Parlement. Lors de l'annonce de cette expérimentation fin 2013, la ministre de la Santé Marisol touraine avait indiqué que "chaque Français conserve en moyenne 1,5 kg de médicaments non utilisés dans son armoire à pharmacie".

Un décret doit préciser les conditions de l'expérimentation. Celui-ci prévoit que le patient doit donner son accord préalable et que le nombre de médicaments délivrés doit correspondre à la durée exacte de traitement. Deux cas sont prévus. Si la durée de traitement est inférieure au nombre d'unités contenues dans le conditionnement initial, le pharmacien doit diviser le conditionnement initial et prévoir un nouveau conditionnement extérieur. Lorsque le nombre d'unités nécessaires au traitement est supérieur au nombre d'unités prévues dans le conditionnement initial, le pharmacien délivre le conditionnement extérieur initial en l'état ainsi que le nombre d'unités complémentaires. "Le tout sera inséré dans un conditionnement unique", précisent les notes d'explications des appels à candidature. Dans ces deux cas, le pharmacien devra joindre une notice d'information sur l'antibiotique délivré.

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