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Des experts américains pointent la responsabilité de 90 entreprises dans le changement climatique

Gouvernance  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com

Une recherche conduite par l'association américaine Union of Concerned Scientists (UCS), présentée le 14 novembre à la COP 23, pointe que les émissions de l'industrie, de l'extraction et de la combustion des énergies fossiles issues de 90 producteurs d'énergies fossiles et d'industries du ciment, parmi lesquelles Exxon Mobil, Chevron, Royal Dutch Shell, BP, Peabody Energy, ConocoPhillips et Total, ont contribué à près de la moitié de la hausse de la température moyenne du globe, et à 30% de la montée des océans entre 1880 et 2010.

L'étude, parue dans la revue Climatic Change , présente les résultats de l'incorporation des émissions des 90 plus grandes entreprises fossiles et cimentières à un modèle climatique différenciant la part naturelle et la part humaine dans les contributions au changement du climat.

Dès les années 1980, les producteurs d'énergies fossiles étaient conscients des risques climatiques de leurs produits et ils auraient pu en avertir leurs actionnaires et le grand public. ''Mais il n'en a rien été. Ces entreprises ont plutôt oeuvré à discréditer les scientifiques et à nier la portée du changement climatique', a souligné Alden Meyer, directeur de l'UCS.

L'Union of Concerned Scientists estime que leur responsabilité aujourd'hui est de renoncer à la désinformation et de réduire leurs propres émissions, de porter à la connaissance du grand public les risques climatiques causés par leurs productions, de financer les efforts d'adaptation et de participer à la compensation des pertes et dommages climatiques.

''A l'heure où les contribuables doivent payer la facture des dégâts causés par les changements climatiques et les coûts de l'adaptation, les tribunaux commencent à considérer les entreprises d'énergies fossiles comme redevables des dommages que leurs productions ont causé'', souligne l'ONG américaine. La montée des océans a amplifié les conséquences de l'ouragan Sandy à New York, pour un montant estimé à deux milliards de dollars, et les infrastructures d'adaptation vont coûter 19,5 milliards à la ville d'ici à 2030. Un exemple parmi tant d'autres.

 

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