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Gaz de schiste : les pétroliers demandent l'ouverture des travaux de la commission nationale

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Dans son livre blanc "Contribution au débat sur l'énergie" présenté le 1er février à la presse, l'Union française des industries pétrolières (Ufip) revient sur le potentiel français en hydrocarbures, notamment en gaz ou huile de schiste. Le syndicat demande aux pouvoirs publics d'engager rapidement les travaux de la commission nationale prévue par la loi, chargée de définir les conditions d'autorisation de la fracturation hydraulique en France et d'adapter le code minier, dans le sens d'une plus grande implication des citoyens et des élus dans le processus de consultation autour des projets d'exploration et de production pétrolière. "Dans le contexte économique et énergétique actuel, nos conci­toyens auraient tout intérêt à ce que les impacts positifs comme négatifs du développement des hydrocarbures de schiste soient minutieusement étudiés et débattus de manière constructive et rationnelle, en toute transparence et en évitant toute considération idéologique", estime-t-il.

Des retombées économiques importantes

Le syndicat met en avant les atouts économiques d'une exploitation des gaz de schiste. "Si le potentiel de ces différentes ressources d'hydrocarbures, Outre-Mer et en France métropolitaine, était ne serait-ce qu'en partie confirmé, leur mise en valeur pourrait contribuer de nou­veau, et peut-être davantage encore que par le passé, à réduire notre forte dépendance énergétique (aujourd'hui, la France ne produit qu'1 % de ses besoins en pétrole brut et 2 % de ses besoins en gaz naturel), indique l'Ufip, ajoutant : La confirmation du potentiel de pétrole brut en Guyane, voire la découverte d'hydrocarbures ou d'autres ressources non conven­tionnelles en France, permettraient sinon de bouleverser fonda­mentalement la donne, du moins de donner au pays une marge de manoeuvre dans la maîtrise de ses approvisionnements".

Le syndicat souligne les "revenus significatifs" que pourraient engendrer l'exploitation de ces ressources pour l'État français et les collectivités locales. "C'est sans compter le chiffre d'affaires et donc les impôts sur les socié­tés résultant de l'exploitation d'hydrocarbures sur le territoire (alors que d'ordinaire, ce sont d'autres pays producteurs qui en bénéficient)".

En termes d'emploi, l'Ufip cite l'exemple américain où l'exploitation de gaz de schiste représenterait 600.000 emplois en 2010, dont 148.000 emplois directs, 194.000 emplois indirects (chez les fournisseurs) et 259.000 emplois induits (par les dépenses des ménages ayant une activité professionnelle dans le secteur), 19 milliards de dollars de taxes générées et 76 milliards de dollars de contribution au PIB américain.

L'Ufip souhaite donc que ces gisements puissent au moins faire l'objet d'explorations. "Les permis de recherches d'hydrocarbures délivrés par les pou­voirs publics selon les règles en vigueur, avaient pour seul objet de permettre cette estimation. En interdisant par la loi de juillet 2011 - une première dans le monde - l'emploi de la fracturation hydraulique pour l'extraction d'hydrocarbures sur notre terri­toire, la France s'est privée du seul moyen d'y procéder pour les hydrocarbures de schiste".

Réactions3 réactions à cet article

 

il faut que les énergies de la vie triomphent sur l'énergie des forces osbcures qui nous conduisent à la destruction.
Nous nous battrons avec l'energie de l'espoir.

grillon le hardy | 03 février 2012 à 14h25
 
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"En interdisant par la loi de juillet 2011 - une première dans le monde - l'emploi de la fracturation hydraulique pour l'extraction d'hydrocarbures sur notre terri­toire, la France s'est privée du seul moyen d'y procéder pour les hydrocarbures de schiste"."

En lisant ces quelques lignes on a l'impression que cette première mondiale justifie à elle seule qu'elle soit suspendue. Au contraire, il faut maintenir la non-exploitation de cette ressource énergetique qui a déjà démontrer par ailleurs des conséquences désastreuses, notamment sur les nappes d'eau souterraine, et mobiliser toutes nos forces pour réflechir à une "autre" alternative (de la réduction de notre facture énergetique au développement de l'exploitation des énergies renouvelables).

Aurélie | 03 février 2012 à 14h47
 
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Vive "l'écologie" et retournons au Moyen-Age ! Et surtout, laissons les gaz de schiste aux autres ! Ca mord ! Faisons donc pédaler les corbeaux pour actionner les moteurs de nos automobiles ! Ca, c'est écolo !

Cybele | 08 février 2012 à 09h11
 
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