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Actu-Environnement

Exploitation minière des fonds marins : une réglementation en discussion

Gouvernance  |    |  Imane Chartier

La réunion du conseil de l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM) s'est terminée le 11 novembre dernier. Il était question des négociations concernant le projet de règlement sur les futures licences d'exploitation minière dans les grands fonds marins face à la menace de l'industrie minière de commencer une « exploitation sauvage » en juillet 2023. En effet, l'exploitation n'est actuellement pas autorisée, « mais elle pourrait l'être dès juillet 2023, même en l'absence de réglementation minière, à la suite de l'utilisation d'une faille juridique par la société minière The Metals Company », précise Greenpeace France dans un communiqué de presse.

Les débats se sont concentrés sur l'adoption d'un Code minier, qui permettrait aux pays d'obtenir des licences d'exploitation minière. S'affrontent notamment les parties souhaitant interdire toute exploitation tant que les connaissances scientifiques sur les fonds marins ne sont pas suffisantes, en application du principe de précaution, et celles soutenant, au contraire, l'adoption d'une réglementation permettant de commencer à exploiter au plus vite.

À ce sujet, Emmanuel Macron s'est finalement prononcé, après un positionnement ambigu, en faveur de « l'interdiction de toute exploitation des grands fonds marins » lors de son discours d'ouverture de la COP 27, le 7 novembre dernier, engageant ainsi la France aux côtés d'autres pays.

Durant la réunion, de sérieux doutes ont été émis quant à la capacité de l'AIFM à réguler efficacement cette nouvelle industrie potentiellement dangereuse et destructrice, sachant que, selon une coalition de plus de 100 ONG (Deep Sea Conservation Coalition, DSCC), des violations répétées de l'interdiction d'exploitation auraient déjà eu lieu pendant les phases d'exploration des fonds marins. De nombreuses parties prenantes se sont également insurgées face à l'approbation récente par l'AIFM d'une exploitation minière expérimentale de nodules polymétalliques dans la zone de Clarion-Clipperton par une société minière canadienne.

L'AIFM paraît ainsi « catalyser la ruée vers l'exploitation des profondeurs (…) », selon Durran Currie, conseiller juridique de la DSCC.

L'Autorité se réunira à nouveau en mars, puis en juillet 2023. « Ces dates sont cruciales », assure François Chartier, chargé de campagne océans pour Greenpeace France, car « les pays en faveur de l'exploitation minière et les industriels vont tout faire pour pousser au déploiement de cette industrie, détruisant au passage une biodiversité exceptionnelle et risquant d'aggraver le dérèglement climatique ».

Réactions3 réactions à cet article

 

Là c'est inéluctable car incontrôlable, pour l'instant. En tant qu'ex plongeur sous-marin, je vois d'ici le carnage avec les robots creuseurs.
La mer nous nourrit, nous fait vivre en fait, mais elle est un exutoire pratique. Essais atomiques, essais militaires, rejets divers...
Le souci est qu'il n'y aura pas de sonnette d'alarme quand ce sera trop tard.

28plouki | 17 novembre 2022 à 09h54
 
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Selon Conso Globe "Chaque seconde ce sont près de 1,27 tonnes de sable marin qui sont extraites des fonds marins, soit 40 milliards de tonnes par an, essentiellement pour la construction (compteur en tonnes). Le sable et les granulats sont la 3ème ressource la plus utilisée après l'air et l'eau."
D'énormes bateaux aspirent les {fonds sableux + l'eau}, l'eau est rejetée consécutivement.
Sur un reportage, Extraction à 25 km des côtes, aspiration de 10 000 m3 / heure. Tout est aspiré sans distinction,
à part un tamis et donc rejets simultanés de diamètres plus gros que la maille,
petits coquillages, petits poissons, crevettes.. Apparemment aucune réglementation ne gêne ces extractions. La justification de ces "carriers maritimes" est que près des embouchures, la ressource se reforme sans cesse.. En fait, l'érosion des côtes, la baisse des niveaux des fleuves et rivières, a certainement des explications ... trop d'extractions non ?
Sur terre, après extraction des granulats qui se fait en fouille : à sec ou - semi noyée ou- noyée, lorsque les carriers mettent du remblais sur sol surbaissé de 1,5 à .. m , puis la couche 30 cm de terre arable, ils disent" c'est comme avant ! "
En fouille noyée, il y a un fort pompage pour éliminer l'eau, asséchement de l'emprise, des terres, étangs, puits aux alentours.. Mais c'est autorisé. 1 ex. sud37 pour 2510-1 la rubrique 1.1.1.0 « Sondage, forage, y compris les essais de *pompage, -1 création de puits ou d'ouvrage souterrain..

J Cl M 44 | 17 novembre 2022 à 12h28
 
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Ca devrait être interdit tout court.
Puisque ça sera dans les fonds marins, le grand public ne verra rien, et donc ne s'inquiétera pas....

Erikk | 21 novembre 2022 à 17h43
 
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