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Dioxyde de titane : le Haut Conseil de la santé publique pour une valeur limite d'exposition spécifique

Risques  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com
Dioxyde de titane : le Haut Conseil de la santé publique pour une valeur limite d'exposition spécifique

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a émis une série de recommandations sur l'exposition des travailleurs et du public aux nanoparticules de dioxyde de titane (NPS de TiO2) dans un avis du 29 avril 2018 publié le 25 juin. Cet avis est rendu suite à une saisine des ministères en charge de la santé, du travail et de l'écologie.

"Les poudres ultrafines de NPs de TiO2 peuvent contaminer l'atmosphère, ce qui nécessite des mesures de protection spécifiques", explique le HCSP. Or, ces nanoparticules, qui sont très utilisées dans l'agroalimentaire, les cosmétiques ou encore les matériaux de construction, peuvent franchir les barrières biologiques et s'accumuler dans certains organes selon des études récentes.

Concernant l'exposition au travail, le Haut Conseil recommande la protection et le suivi médical des salariés manipulant ces nanomatériaux, de même que l'application de bonnes pratiques de prévention concernant la production, la manipulation, le stockage, le conditionnement, le transport et l'intégration dans les produits finis des nanoparticules. Ses recommandations portent aussi sur la protection des riverains et de l'environnement autour des sites de production, de stockage et de manipulation des nanomatériaux.

Le HCSP réclame également l'adoption de valeurs limites d'exposition spécifiques, le développement de la métrologie et de la surveillance des expositions, le soutien aux recherches, ainsi que le renforcement des moyens d'expertise des organismes de prévention (INRS, Santé publique France, Ineris, Anses). Certaines recommandations concernent directement les industriels : renforcement de l'obligation de déclaration de la présence de nanomatériaux dans les produits et matériaux au sein de la base de données R-Nano, inclusion d'études sur le potentiel reprotoxique des Nps de TiO2 dans les dossiers soumis à expertise au titre du règlement Reach.

En juin 2017, l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) a proposé à la Commission européenne de classer le dioxyde de titane comme substance suspectée de provoquer un cancer par voie d'inhalation. "Si cette proposition est entérinée par la Commission européenne, les industriels auront obligation d'informer, par l'apposition d'un étiquetage approprié, des risques encourus par les travailleurs lors de la manipulation des produits contenant du dioxyde de titane", explique l'Agence de sécurité sanitaire (Anses).

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