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Le réseau européen Natura 2000 s'agrandit

Trois récentes extensions ont permis d'ajouter une superficie de 18.784 km2 au réseau Natura 2000. Les zones nouvellement désignées se trouvent en Autriche, à Chypre, en Espagne mais également en Slovaquie, en Slovénie et en France.

Biodiversité  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
Le réseau européen Natura 2000 s'agrandit
   
Afin de renforcer l'action du réseau Natura 2000, la Commission européenne a intégré 489 nouveaux sites naturels représentant une superficie totale supplémentaire de 18.784 kilomètres carrés dans 10 pays : Autriche, Chypre, Espagne, Finlande, France, à Malte, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Suède.
Parmi les trois nouveaux sites autrichiens par exemple figurent les prairies sèches des Fliesser Sonnenhänge qui abritent le papillon Tabac d'Espagne (Argynnis paphia). Chypre a ajouté 36 sites à sa liste dont les lacs salés de Larnaka, lieu d'hibernation de grandes colonies de flamants. La Finlande en a ajouté cinq parmi lesquels celui de Mieraslompolon kenttä où l'on trouve le papillon Moiré franconien (Erebia medusa) et la France a désigné 32 sites supplémentaires dont la Grotte de la source du Jaur, un réseau de grottes qui abrite de très nombreuses chauves-souris de l'espèce Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi). Les montagnes polonaises Góry Slonne où vivent le lynx et le loup ont également été ajoutées à la liste ainsi que 750 km2 dans les Alpes juliennes de Slovénie, où vit l'ours brun, animal emblématique de la faune européenne.
Je suis heureux de constater que notre réseau de zones protégées ne cesse de s'étendre. Cela signifie que nous gagnons du terrain dans nos efforts pour endiguer la perte de biodiversité en Europe d'ici 2010, a déclaré Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement.

Le réseau européen de zones naturelles protégées couvre actuellement près de 20 % du territoire terrestre du continent et 100.000 km2 de ses mers. Il se compose de zones spéciales de conservation (ZSC) désignées par les États membres en application de la directive «habitats» (92/43/CEE) ainsi que de zones de protection spéciale (ZPS) désignées au titre de la directive «oiseaux» de 1979 (79/409/CEE). Les États membres sélectionnent leurs sites Natura 2000 en partenariat avec la Commission. Après quoi les zones sont officiellement désignées en tant que «sites d'importance communautaire». Les États membres disposent alors de six ans pour mettre en place les mesures de gestion nécessaires dans les nouvelles zones. La création de ce réseau repose sur l'idée que l'homme doit collaborer avec la nature. Les activités réalisées à l'intérieur du réseau doivent être durables et en harmonie avec le milieu naturel. Cela signifie qu'un grand nombre d'entre elles reste possible, parmi lesquelles l'agriculture, la pêche et la sylviculture, explique la commission.

Outils de préservation de la diversité biologique sur le territoire de l'Union européenne, le réseau Natura 2000 est complété par d'autres projets tels que la mise en place d'un cadre communautaire sur les espèces exotiques envahissantes, le renforcement des partenariats dans le cadre de l'initiative sur les entreprises et la biodiversité, l'information et la sensibilisation autour de la biodiversité et le début d'une étude des répercussions économiques de l'appauvrissement de la biodiversité.

Réactions1 réaction à cet article

 
Zone natura 2000 : il faut continuer de protéger

Bonjour,
Je lis avec attention le développement des zones Natura 2000, indispensable démarche pour protéger ce qui reste à protéger.
Mais je souligne l'immense difficulté pour arriver à faire classer des biotopes, comme le nôtre, par exemple :
Une demande a été faite, en automne 2007, pour protéger l'agrion de mercure, espèce d'odonate qui se raréfie, (directive européenne de protection déclinée au plan national). Cette espèce hautement patrimoniale vit dans les fossés alimentés par des sources sur nos jardins maraîchers ligériens ancestraux (Nevers - St-Eloi, Nièvre)
Depuis, pas de nouvelles, malgré des relances. Que penser de tout cela ? Pas assez de personnel ? trop de dossiers ? des intérêts divergents ?
Ceci n'est pas simple pourtant le temps presse !
Brigitte Compain-Murez
Présidente de l'Association Saint-Fiacre Loire-Baratte

B. Compain-Murez | 08 avril 2008 à 18h16
 
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