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Actu-Environnement

Ferme des "1000 vaches" : l'exploitation commence et des négociations s'ouvrent

L'exploitant de la ferme des 1.000 vaches a accueilli ce week-end une partie de ses pensionnaires. Mais les premiers litres de lait sont bloqués sur site par les opposants au projet qui demandent la tenue d'une table ronde à Paris.

Agroécologie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Ferme des "1000 vaches" : l'exploitation commence et des négociations s'ouvrent

Dans la nuit de vendredi à samedi, 150 vaches laitières ont pris possession de la ferme de Michel Welter à Drucat-le-Plessiel dans la Somme. La première traite a donc eu lieu dès l'aube au grand dam des associations opposées à cette installation agricole. Cette entrée en service a pris de court les militants présents sur le site. L'association locale Novissen dénonce un "passage en force" puisque des procédures judiciaires sont encore en cours, et tente depuis d'empêcher l'arrivée de nouvelles vaches et la sortie du lait. Europe Ecologie Les Verts demande "l'application de la "jurisprudence" Notre-Dame-des-Landes : pas de démarrage des travaux tant que la justice ne s'est pas prononcée sur les recours en cours."

Trois cent cinquante vaches sont encore attendues. Le promoteur de l'installation Michel Ramery s'est vu en effet octroyer les autorisations nécessaires à l'accueil de 500 vaches alors que le projet initial prévoyait 1.000 vaches. Et les opposants au projet aimeraient qu'il en reste là et lui demandent un engagement écrit.

Mais l'inquiétude reste vive du côté des opposants. Depuis les premières autorisations administratives, le promoteur a étoffé son plan d'épandage. Ce dernier est désormais suffisant pour accueillir les effluents produits par 1.000 vaches. D'autant que le projet de méthanisation associé à la ferme a été dimensionné sur la base de ces 1.000 vaches.

Selon Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, des "négociations actives" sont en cours avec l'administration et le porteur de projet afin d'organiser une table ronde au ministère de l'Agriculture à Paris dans les prochains jours. "Nous voulons cette table ronde pour faire taire toutes les rumeurs qui circulent", explique-t-il : "Il paraît que le méthaniseur n'accueillera plus de déchets industriels et que [sa taille sera divisée] par trois, on veut s'en assurer".

Le gouvernement en quête de pare-feu

Interrogée par le quotidien Reporterre, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a affirmé que "les Mille vaches ne sont pas notre modèle économique ni écologique. Ce n'est pas notre modèle énergétique". Un propos déjà tenu par l'ancien ministre de l'Ecologie Philippe Martin en janvier dernier mais qui, pour l'instant, ne s'est pas traduit dans les faits. Le ministère semble étudier des options législatives via la loi de transition énergétique pour notamment limiter la puissance des méthaniseurs…

Réactions53 réactions à cet article

 

Je ne comprends pas bien cette opposition totalement irrationnelle.
Personne n'oblige les opposants à boire le lait de ces vaches.
Ensuite, il s'agit de ruminants et non de porcs. C'est considéré comme une richesse par ses apports dans certains pays et ici on les prend pour des pestiférés.
D'un coté, les opposants prône la méthanisation, mais d'un autre n'en veulent pas; allez comprendre.

zaravis | 16 septembre 2014 à 09h40
 
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Cher Zaravis... soit tu es d'une mauvaise foi totale, soit tu ne t'es pas intéressé au sujet.

1- 1000 vaches concentrées au même endroit = un concentration de pollution + un besoin en antibiotique énorme (les vaches normalement, c'est dans les champs...)
2- le lait est ici pensé comme un "sous-produit" du gaz produit par le méthaniseur et donc sera bradé à des prix défiant toute concurrence (d'où l'inquiétude des agriculteurs!)
3- ce gaz produit n'a rien de "bio". C'est un gaz produit par une activité très polluante telle qu'elle sera pratiquée.

Pour ce qui est de l'agriculture, les "opposants" prône un modèle local et diversifié... rien à voir avec la mono-culture ici proposée par les 1000 vaches.
Pour ce qui est de l'énergie, le biogaz devrait être produit à partir de déchets collectés à cet effet (restauration, agroalimentaire, effluents animaux etc.), mais cette logique d'en faire un objectif premier est irrationnel.

Les 1000 vaches = la faillite de nombreux éleveurs locaux.

Rascar | 16 septembre 2014 à 10h07
 
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cher Rascar,
Etant fils et genre d'agriculteur, je vous informe que les exploitations avec des vaches au pré sont difficilement rentable, impose la traite le matin et le soir...l'arrivé de robots de traite automatique (la vache passe quand elle veut) ou des manèges tournants imposent que les vaches restent à proximité avec juste une pâture de promenade. Les champs fournissant le foin reçoivent le lisier en apport (on est plus en mono culture déjà).
Malheureusement l'avenir est à ce genre d'exploitation, un agriculteur seul ne peut porter une ferme (trop d'investissement) et un groupement d'agriculteurs...c'est une société d'entrepreneurs.
Ce qui est dangereux c'est quand les hectare de terre deviennent des parts social revendables à n'importe qui (ou comment vendre son pays!)

moris | 16 septembre 2014 à 10h48
 
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Perso, je comprends très bien cette opposition complètement rationnelle.
Ces fermes-usines sont de véritables camps de concentration où l'animal n'est plus considéré comme un être vivant mais un simple outil de production. Doit-on rappeler que, comme tout être vivant, l'animal est sensible. Pour entretenir un état de santé mentale et physique "satisfaisants" dans de telles conditions de détention, l'animal est contraint de recevoir anti-dépresseurs, hormones de synthèse, antibiotiques et autres substances chimiques.
Ce qui me paraît le plus aberrant est de devoir encore faire de telles explications alors qu'il suffit un instant de se mettre à la place d'un de ces animaux enfermés. Malheureusement, certains humains semblent être dénués de toute sensibilité...

Baba Coconut | 16 septembre 2014 à 10h55
 
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Absolument d'accord avec le message de Baba Coconut. Cela tombe sous le sens. Merci pour cette mise au point. Le jour où le bien-être animal ne sera plus sacrifié à la rentabilité économique est malheureusement loin. Heureusement que certains militants agissent et que nous sommes de plus en plus nombreux à boycotter les produits issus des camps de concentration pour animaux.

Coralie | 16 septembre 2014 à 11h21
 
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Le bien être animal?????
Baba et Coralie je vous invite à venir chez moi (Bretagne et Normandie) faire le tour des campagnes et regarder l'état de délabrement de certaines petites fermes (quelques bêtes) avec des animaux tenant à peine sur leurs pattes. Les gens du coup trouvant cela "normal".....et les agriculteurs n'étant en aucun cas inquiétés pour ce mode d'élevage
En quoi avoir beaucoup de bêtes diminue linéairement et systématiquement leur bien être?
10 exploitations de 100 vaches polluent elles moins qu'une exploitation de 1 000 vaches?
Si certains veulent me répondre merci d'avancer des arguments et non pas juste des "c'est pas bien" "t'es pas gentil" etc.

Baudou1 | 16 septembre 2014 à 11h50
 
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Je suis de plus en plus conforté dans ma position de l'irrationnel des opposants: il suffit de lire rascar:"ce gaz produit n'a rien de "bio". C'est un gaz produit par une activité très polluante". C'est quoi un gaz bio? remarque non confortée, proche de l'hystérie.

Ceci étant, cela ne gên aucun opposant dit bio à érire des mails qui sont alimentés par le nucléaire et qui produise du CO2.

Mais quand ça gêne, on se la ferme.

zaravis | 16 septembre 2014 à 13h41
 
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La réponse de Moris est très exactement ce qui va se passé et pour répondre à RAscar
la ferme des 1000 vaches rassemble sur un même site qui sera mis au normes exigées par la Directive Nitrate qui est très contraignante. Elle est le rassemblement de six troupeaux qui représentaient en tout près de 700 vaches et des surfaces d'épandage adaptées.
Contrairement aux deux croyances énoncées :
1) la méthanisation outre de produire de l'électricité et de la chaleur produit aussi un "digestat" plus stbles et moins polluant que le fumier ou le lisier que l'exploitation laitière aurait pu produire. Surtout, les produits azotés présent dans ce "digestat" sont moins léssivables que ceux présents dans le fumier et le lisier.
2) le lait va être contractualisé pour trois ans au prix qu'il est déjà rémunéré pour l'instant. Par contre la laiterie y gagnera en marge car un seul endroit pour ramasser un camion de 33 000 litres c'est beaucoup d'économie en temps, en énergie (Gas Oil) et usure du camion.
C'est d'ailleurs pour cela que vous trouver plus de deux mille élevages entre 1000 et 2500 vaches alors qu'il en a moins de dix en France et une trentaine comprenant plus de 300 vaches. Sans parler des USA, du Brésil ou de l'Argentine où les troupeaux sont souvent entre 10 000 et 20 000 animaux. De plus contrairement au sentiments de camps de concentration, les vaches sont beaucoup plus libres dans ces bâtiments avec zone herba-gère pour leur promenade car il y a des normes de bien être animal.

RICDAM62 | 16 septembre 2014 à 14h15
 
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Merci à Baudou1 pour son invitation. En retour, je vous invite à visionner quelques vidéos de l'Association L214, asso. centrée sur les animaux utilisés dans la consommation alimentaire et s'intéressant à leurs conditions d'élevage, de transport, de pêche et d'abattage.

Sinon, les fermes-usines, c'est comme le nucléaire, c'est l'avenir :) Et sans nucléaire, on revient à la bougie... :) Des phrases toutes fabriquées et faciles à balancer sans aucune sage réflexion. Aveugle est bien celui qui ne veut pas voir. Au final, c'est bien la Nature qui aura le dernier mot dans cette Histoire et pas l'Homo pas sapiens du tout :)
En attendant, d'irréductibles humains (dont quelques Gaulois) font de la résistance et érigent des barricades pour tenter d'arrêter les assoiffés de la productivité et de l'argent, car c'est bien l'appât du gain qui est à l'origine de tous ces problèmes environnementaux.
La Sobriété Heureuse prônée par Pierre Rabhi, ça vous dit? Moi, ça me parle vraiment.
Allez, mon dernier mot sera un beau Meuh ;)

Baba Coconut | 16 septembre 2014 à 15h16
 
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Tout à fait RIC, les remarques plus haute des contradicteurs montre leur ignorance total du monde agricole (production, normes, reglementations, bien être animales, conditionnalités des aides etc etc....). Ce qui est logique vu la complexité. Même en tant que technicien on ne peut pas tout connaitre.

Quand à l'incohérence des "verts" (ou autrement dit "ecolo") leur argumentation contre les méthaniseur est bien quelque chose que je ne comprend pas.

Sur l'aspect médication des animaux, il faut savoir que la tendence des exploitations est justement à la démédication et nous ne sommes plus dans les années 90 depuis déjà 20 ans.

Kathar | 16 septembre 2014 à 15h25
 
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JE répondrai à Baba Coconut que non seulement ce n'est pas des fermes usines car les animaux y sont surement plus respectés comme tout agriculteur qui se respecte. Et je voudrai savoir s'il vit de l'air du temps et de quelques fleurs dans la bouche. Car dès que quelque chose devient "hors normes" "mais qu'est ce que la norme" alors c'est pour le fric. Et bien oui pour vivre, il faut bosser et gagner de l'argent. Et ces agriculteurs là ne seront pas au 35 heures par semaine mais bien plus (comme la plupart des éleveurs qui travaillent entre 60 et 70 heures par semaine. Il y a là six familles à nourrir sans compter les quatre ou cinq salariés et quelques saisonniers. C'est des emplois créés. Mais cela ne préoccupe pas Baba Coconut. Comme je 'ai dit dans ma précédente remarque, si l'exploitation a eu l'autorisation de faire c'est qu'elle a démontrée qu'elle respecterait toutes les réglementations dont celle du bien être animale (dans la conditionnalité des aides PAC) sous peine d'avoir des amandes, et le V ème programme de la Directive nitrate concernant le stockage, l'épandage et le suivi des effluents d'élevages. De toute façon, l'exploitation sera extrêmement contrôlée par la DREAL et sera stoppée au moindre problème. Mais laissons les gens travailler.

RICDAM62 | 16 septembre 2014 à 15h44
 
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Bonjour....

Dans les années 50-60 il y avait de nombreuses stations avec des pompistes
des boutiques en campagne et il y avait aussi quelques succursalistes
(magasin J magasin SPAR) des boutiques ambulantes , boulangers(qui existent encore un peu).

Et sont arrivés les premiers supermarchés à enseigne nationales et
locales(environ 12))

Et ensuite les GMS( les grands marchés usines)Hypermarchés avec
leurs déclinaisons d'enseignes locales ( environ une trentaine)

et tout doucement ce tissu de commerce de proximité de vie à décliné

ne pouvant faire face.
En trente ans certains ont" bouffé" les autres et il reste aujourd'hui
quelques enseignes "d'indépendants" et des enseignes "du commerce intégré". qui n'épargnent ni leurs fournisseurs, ni les consommateurs.

Pourquoi ce parallèle....? Réfléchissez un peu

Pour l'un de mes prédécesseurs: SVP ne comparer pas la France avec
Les U S A ( où j'ai été, le BRESIL où j'ai été) notre pays n'est pas à surface comparable.

Merci de votre attention

Ronchon Picard | 16 septembre 2014 à 16h43
 
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Sauf que les comparaisons s'arrêtent là car les vaches ne sont pas délocalisées. Sur six exploitations regroupées, deux auraient simplement disparues dans cinq à dix ans faute de succession et les deux autres n'auraient pas eu les moyens de se mettre aux normes seules et auraient du cesser leur activité n'étant pas aux "normes". Depuis 2002, la France a perdu près de 600 000 têtes de vaches laitières, autant de vaches pour la viande sur 5 millions de chaque soit 12% (1 % par an) et cela fait environ 25 000 éleveurs bovins qui ont cessé faute de repreneurs familiaux ou de moyens. Il reste aujourd'hui environ 130 000 éleveurs bovins. L'hécatombe est aussi au niveau des porcs et des volailles avec la perte de production d'environ 1 000 000 de porcs et 2 000 000 de volailles de produits en moins qui sont remplacées par des porcs danois ou espagnols et des volailles brésiliennes.
Alors oui, les élevages se concentrent pour préserver la production française et locale car le cheptel picard en autre à diminuer de près de 20% sur les 15 dernières années. LA comparaison avec les pompes à essences n'est pas pertinente car là c'est la capacité même de la France à produire qui disparaît. Déjà, l'an dernier les importations de lait allemand ont augmenté de 25% par rapport à 2010 et cette année encore la France, pour la dixième année consécutive ne fera pas son quota de lait à produire : il manquera près de 5%, soit l'augmentation de l'importation allemande.

RICDAM62 | 16 septembre 2014 à 17h20
 
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HONTE A L HOMME!!!!!!
HONTE A CELUI QUI MEPRISE AINSI LE VIVANT!!
il lui manque quelque chose....de se faire "traire" entre des barreaux!!
il manque quelque chose aujourd'hui à l'humain...l'inhumanité!!!
ignoble personnage...il a oublié le sens du mot "LIBERTE"
et a totalement perdu le sens de l'Amour!!
ca ne peut que se retourner contre lui et tous ceux qui le soutiennent!!
c'est vraiment LE REPRESENTANT LE PLUS IGNOGLE ?LE PLUS DESHONORANT DE NOTRE ELEVAGE NATIONAL!!!
que le ciel lui tombe sur la tête!!!!

sauge30 | 16 septembre 2014 à 23h41
 
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Que les défenseurs des animaux se rassurent. Le front national arrivant au pouvoir nous sortirons de l'euro, on devra alors consommer français suite à la dévaluation de notre monnaie. Les animaux seront alors bien traité et le lait vendu 3 fois plus cher (moins de vaches, moins de rendement, pression des prix par manque de production) ainsi que les biscuits, yaourt, etc...Les plus pauvres criant famines, ce gouvernement rendra obligatoire la production de plus de lait, blé... (et oui début d'une dictature) on fera donc des fermes d'états faute d'agriculteurs indépendant ou d'industriel (pas fou, ils auront repris leurs billes pour investir ailleurs qu'en France).
Voila une vision de où on peut aller si on ne fait pas attention. Car a casser notre outils de production, on crée le chômage et les troubles qui vont avec.
D'un autre côté on laisse les industriels travailler un peu et quand les grandes surfaces contrôlerons la chaine de production du champs au magasin on sera pas mieux lotis, mais c'est peu être moins pire

moris | 17 septembre 2014 à 10h32
 
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J'ai reçu plusieurs réponses me concernant. Je ne vais pas y répondre une par une, mais j'y réponds à chaud et en vrac, parce que j'ai moi aussi du boulot (bien que n'étant un opiniâtre agriculteur moderne...).

Tout d'abord, mon inculture du monde agricole trouve sa source dans mon enfance à la ferme "chez papy", qui avait des vaches, puis chez tonton, qui est encore aujourd'hui éleveur bovin, puis ensuite chez mes voisins et amis, producteurs de lait. Mais apparemment comme je ne suis pas agriculteur moi même, certains ont l'air de sous entendre que je n'ai pas le droit d'avoir un avis sur la question... peut être sont ils de grands experts agronomes et économistes. Bref, je ne vais pas me gêner et je vais continuer à donner mon avis.

Concentrer la production = plus de mécanisation = moins d'emplois !
Produire pour le marché local, favoriser la vente directe ou les magasins de producteurs, les petites surfaces etc... ça c'est générateur de main d'oeuvre. C'est prouvé et reprouvé, par les diverses expériences. L'agriculture reste un travail difficile physiquement, mais peut être correctement rémunératrice pour ceux qui la pratiquent sans avoir pour corollaire l’endettement sur 50 ans, le fait de devenir "expert en demande de subventions", ou encore détruire sa santé avec la manipulation des produits qu'impliquent la course à la productivité.

Rascar | 17 septembre 2014 à 10h37
 
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Suite :

Circuits courts et alimentation moins carnée me semble être la solution la plus intelligente et durable pour nourrir les 10milliards de bouches prévues dans notre avenir proche (le mot végétarien n'a pas été prononcé... merci de ne pas m'accuser de manger des pilules et de bien vouloir rester courtois).

Parlons "impact écologique" des 1000 vaches maintenant.(remarquez que j'attache plus d'importance à l'homme, et je n'ai pas parlé de bien-être animal parce que ça me semble tellement évident que 1000 vaches entassées ne peuvent pas être heureuses)
Il est clair que concentrer 1000 vaches au même endroit n'a rien à voir avec une agriculture durable. 1000vaches entassées = sensibilité hyper accrue aux maladies = médication affolante = rejets affolants.

Pour l'épandage, le méthaniseur semble ici être utilisé comme une caution écologique, afin d'avoir un ultime argument contre tout "écolo ronchon de passage" afin de lui jeter à la figure "mais mon cher, tu es un idiot ! on fait du biogaz, c'est vraiment trop bien! En plus le digestat c'est encore mieux que le lisier! pourquoi es tu donc si ronchon ???"
Je répondrai en 2 points :
1- l'alternative aux 1000 vaches ne se résume pas à avoir à se débarrasser de son lisier.
2- la vocation de l'agriculture, c'est de nourrir les hommes en premier lieu, et ensuite, si on peut, ok pour produire de l'énergie, mais honte à ceux qui privilégient l'énergie à l'alimentation... que ceux là essayent de manger du "bio"-gaz, on verra après

Rascar | 17 septembre 2014 à 10h46
 
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Mécanisation ne veut pas forcément dire moins d'emplois en agriculture. Par contre, cela peut libérer du temps à l'agriculteur pour qu'il puisse plus sereinement faire ses papiers administratifs qui représentent aujourd'hui entre une et deux heures par jour. Elle permet aussi aux salariés de travailler dan un confort plus grand. Les robots de traite permettent une meilleure surveillance du troupeau, le vacher n'étant pas pris tous les jours pour la traite, il peut plus s'occuper des activités d'affourrage et autres qu'il fera à un rythme moins stressant et l'agriculteur pourra connaitre mieux la qualité de son lait, adapter la nutrition et la prophylaxie à chaque animal de manière préventive et cela permet, comme chez l'homme, une lutte indirecte efficaces contre les maladies pouvant toucher le troupeau et donc baisser le coût et l'utilisation des antibiotiques. Une nutrition équilibrée, gérée animal par animal, donc améliorant son bien être permet cela. Et améliore aussi le bien être des hommes travaillant là. Pourquoi n'auraient-ils pas le droit. Avez vous Rascar déjà visité une exploitation utilisant des robots de traite. LA vache se présente seule, quand elle veut, pour se faire traire, et la moyenne de traites journalières est de 2,7 à 3, c'est à dire que la vache va se faire traite presque une fois de plus que lorsqu'elle est parquée en salle de traite. Et c'est elle qui décide quand elle se fait traire. D'ailleurs le taux de mammites chutent dans ces élevages.

RICDAM62 | 17 septembre 2014 à 11h08
 
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Non seulement la concentration en un seul lieu (ce qui ne veut pas dire plusieurs bâtiments, aérés avec normes du bien être animal à respecter) n'est pas plus risquée que six bâtiments dont la moitié qui ne sont pas aux normes et donc encore plus risqués sanitairement et environnementalement. Dans le dossier préfectoral d'enquête publique toutes ces normes et réglementations sont rappelées.
Deuxièmement, la transformation en bio-gaz et fait de fabriquer de l'électricité est bien plus utile que le simple épandage de lisier sur l'exploitation. d'abord parce qu'on transforme des effluents liquides et odorants en éléments finaux moins liquides et extrêmement peu odorants (parce qu'entre autre les hydro-sulfures (odeurs d'oeufs pourris) sont neutralisés dans la réaction de méthanisation). De plus, ces 'digestats" peuvent être neutralisés sur un lit de craie (très fréquente dans la région) pour les rendre encore plus secs et aussi moins nocifs au niveau des terres. Des solutions simples existent pour rendre cela très efficaces pour les cultures ensuite et réduire ainsi l'utilisations d'engrais minéraux de synthèse. D'autres arguments plus complexes peuvent aussi rendre plus intéressant un seul site plutôt que six ou sept pour le stockage des effluents.

RICDAM62 | 17 septembre 2014 à 11h40
 
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Merci à Rascar pour ses commentaires de bon sens.
Baba Coconut, végétarien, en passe de devenir végétalien... et en très bonne santé pour ceux qui en douteraient :)

PS 1 : dans le règne animal, seul l'humain consomme encore du lait à l'âge adulte... bizarre, non?
PS 2 : et on entend dire maintenant que les produits laitiers ne protégeraient en rien de l'ostéoporose, bien au contraire... je vous le dis, méfiez-vous de la pub :)

Baba Coconut | 17 septembre 2014 à 11h56
 
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je ne vois ce que votre régime alimentaire vient faire la dedans mais bon...Sinon le fromage et le beurre vous le faites avec quoi si ce n'est du lait?

kathar | 17 septembre 2014 à 12h53
 
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Animaux - Lait/Produits laitiers
Végétarien - Végétalien
Je vous laisse chercher :)
et je n'ajouterai pas de nouveau commentaire à cet article ;)

Babacoconut | 17 septembre 2014 à 14h23
 
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Le régime alimentaire vient s'immiscer dans le débat car aujourd'hui plus des 3/4 de nos terres agricoles sont destinées à nourrir du bétail. Donc plus on mange carné, plus on consomme de SAU, et donc plus on a besoin de faire la course aux rendements pour nourrir tout le monde (et accessoirement aussi plus on dépense d'argent, plus on au augmente notre impact environnemental, et à partir d'un certain niveau : plus on dégrade notre santé - hypertension, cholestérol, maladies cardio etc. etc.)

Faire la course aux rendements nous amène à des pratiques agricoles non viables, qui épuisent les sols et polluent les cours d'eau. On peut faire tout l'inverse en mangeant sain, local et bio (je sens que le mot bio déplaira fortement à certains, mais bon tant pis).

Notre modèle agricole est 100% dépendant de notre modèle alimentaire.

Sinon RICDAM62, c'est amusant de voir que tu compares nécessairement les 1000 vaches (moderne, propre, agréable, super quoi!) à des installations crasseuses, pas aux normes, maladives, où les agriculteurs souffrent obligatoirement, et bien plus que leurs bêtes d'ailleurs etc...

N'importe quoi. Je n'ai jamais prétendu que ce genre de pratiques m'intéressaient. Je te parle d'agriculture durable, à taille humaine régénératrice des sols et respectueuse des hommes et des bêtes (voire de paysannerie, mais là je ne veux pas que tu te fâches de trop). L'inverse de l'endettement considérable et l'asservissement à la GMS, la chimie, la génétique et j'en passe.

Rascar | 17 septembre 2014 à 14h32
 
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ET DE RAJOUTER....ON EST CE QUE L ON MANGE!!!!
si les vaches sont aux antibio,antidépresseurs,ect...et que l'on consomme cette viande là...et bien ,vive les cancers...il faut bien faire marcher le systéme !!!bientôt ,on verra des batteries de clônes humains ,avec leur sexe dépassant des barreaux,pour donner leur sperme à toutes ces femmes qui ne peuvent ,ou ne veulent plus enfanter naturellement..Si,si...on en est pas loin!!!
Quant aux conditions des petites fermes où les elevages se meurt ,fautes de soutiens d'Etat,HONTE à l'ETAT,de mépriser ce qu'était la fierté de la France...son agriculture,ses élevages de grande qualité...cela traduit la faiblesse du respect qu'il a ,ne serait ce qu'envers lui même et envers ses citoyens....Et ,la force de son avidité égoïste!!!
c'est l'ETAT QUE L ON DEVRAIT DEPOLLUER DE TOUS CES FADAS DE L INDUSTRIE ALIMENTAIRE ,ces fadas du profit..Car c'est lui qui nous pollue la vie(droite,gauche idem!!)cancer...cancer...ça c'est leur cadeau dans chaque famille!!!a quand reconsidérer que nous faisons partie du monde animal et végétal et que nous sommes indisociable dans le respect de tout un chacun..sinon,le Monde a mal!!!!!et nou déclinons à cause de ces décideurs inconscients!!!

sauge30 | 17 septembre 2014 à 15h47
 
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Contrairement à ce que Rascar croit en France, vu la disparition de l'ordre de 12 à 13% des cheptels bovins volailles et porcins dans les quinze dernière années, ce n'est pas cela qui consomme de la SAU mais la construction et le bitume (zone industrielle ou artisanales même là où il n'y a pas nécessité). Dans la région Nord, 900 ha de terres très fertiles ont disparus ces cinq dernières année pour faire des zones industrielles et des Eco quartiers comme à Douai où 150 ha de terre légumières et maraichères très fertiles vont être remplacés par 4000 logements BBC dont la moitié sont des logements sociaux. Cela fait un potentiel de 16 000 personnes. Au lieu de bâtir en hauteur (cinq étages, avec des normes BBC si l'on veut, on s'étale et on détruit au passage 3 exploitations agricoles dont deux sont des jeunes qui doivent partir ailleurs (en Limousin pour l'un en touraine pour l'autre) pour continuer leur métier.
De toute façon, les français ont réduit déjà de plus de 15% la consommation de viande bovine et de 10% les viandes porcines et volailles. 10 à 15% de viandes en moins produites pour 7 millions de Français en plus en 15 ans. Si demain tous les agriculteurs font du bio. C'est 70% de production en moins et des prix multipliés par trois. Car il n'y aura de la nourriture que pour 25 millions d'habitants (production française de 1960). Aujourd'hui les productions agricoles françaises sont les plus sures du monde (bio compris). Sinon vive l'import pas contrôlé!!!

RICDAM62 | 17 septembre 2014 à 16h04
 
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La consommation des terres agricoles dues à l'étalement urbain (1 département tous les 7ans), merci RICDAM62 pour le scoop, mais je suis informé, étant du secteur du bâtiment. Oui je fais de mon mieux à mon échelle pour lutter contre l'étalement, mais les français veulent des pavillons... c'est un autre problème. Il faut apprendre à vivre avec des voisins.

Pour ce qui est de ton équation fumeuse : bio = 70% de production en moins, et prix multipliés par 3, j'ai du mal à croire que tu le penses toi même.

Le bio représente un surcoût si on va l'acheter à Carrefour (qui augmente ses marges sur ces produits!). Si on passe par d'autres modes de commercialisation (Amap par exemple) les prix sont compétitifs avec la GMS, tout en assurant un revenu bien plus confortable au producteur.

Ensuite, si on consomme moins de viande en France, c'est à cause de plusieurs facteurs, mais certainement pas un manque de production. L'augmentation des prix de la viande en particulier (causée par l'augmentation des prix de la nourriture animale, merci aux agrocarburants brésiliens et états-uniens au passage, ainsi qu'aux vendeurs d'OGM qui nous assuraient une chute des coûts de production... lol). Les scandales alimentaires à répétition sont une autre source de l'inquiétude des consommateurs (un historique est-il nécessaire? vache folle, grippe aviaire, porcine...).

J'aimerai que tu puisses vivre encore 50 ou 100 ans pour voir les dégâts du modèle actuel sur les hommes et la nature. Tes enfants?

Rascar | 17 septembre 2014 à 17h40
 
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Ils sont mignons les "il y a qua faut qu'on" je pense donc je suis et j'ai donc tout compris....

Le nombre d'exploitations qui veulent embaucher un ouvrier agricole et qui ne trouve pas de candidat rien qu en pays de la Loire assez surprenant.

Vous la prennez où la main d’œuvre pour vos ferme à taille humaine?

Vos petites exploitations du type petite maison dans la prairie sont jolie dans les rêves.
Dans la réalité, hors mis certaine petite exploitation sur des filières de niches, elles ne sont pas rentables donc viable.
Ne me sortez pas l'exemple qui confirme la règle....

C'est cela la vérité que vit les agris sur le terrain.


Pour le bien être animal, certain auront fait un grand pas dans la compréhension des élevages lorsqu'ils auront enfin compris que quelque soit l'élevage (surtout en ruminant) si les animaux sont malade stressé ou "pas bien", il baisse en production (kg de lait ou GMQ en viande).
Il est claire que si les animaux étaient "mal" les ratios de production ne seraient pas bons et les élevages non viable économiquement!

Les jolie discours de bisounours ne changeront rien aux fait que la majorité des consommateurs veulent payer le moins chère possible leurs alimentation.

La réalité c'est que malgré un matracage pour le bio la conso est passer de 1 à 3% en 14 ans.

92% des surface bio en france (7% de la SAU ) sont en herbe.
On a donc en culture bio une surface réelle qui ne fais que 0.48% de la surface en culture conventionnel...
Tous cela pour ça.

yann | 17 septembre 2014 à 18h14
 
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Premiers chiffres de rendements en nord picardie cette année :
Conventionnel : 90QX blé, 45T pour Pommes de terre (-7% par rapport à l'an dernier)
Bio : Blé : 35 qx , Pommes de terre 19T (- 30% par rapport à l'an dernier).
EN production laitière : 9200 litres/vache, contre 5200 litres (c'est vrai qu'il y a moins de différence en production laitière mais cela augmente les troupeaux pour le même quota laitier ( 450 000 en moyenne des deux régions en hausse en bio comme e conventionnel car des exploitations laitières ne sont pas remplacées.
Quand à l'augmentation des prix de la viande et du lait, ils sont dans les magasins et non pas chez les éleveurs. De même depuis un an et demi le prix de la nourriture pour les vaches a baissé de 30% (le blé à chuté de 60%, le maïs de même, le soja de 35% etc). Le cour des matières premières pour nourrir les animaux sont revenues aux cours de 2010/2011. Mais les cours du lait baisse, malgré une sous production française mais une surproduction allemande, italienne et danoise.
La dégradation de la nature : autre résidu de la pensée des années 60 à 80. Depuis 15 ans, un énorme effort a été fait par tous les agriculteurs, bios et autres. Beaucoup raisonnent la plantation de haies en rupture de pente pour éviter les érosion. Les normes interdisent d'épandre et le dernier programme de directive nitrate entré en vigueur ce 01/09 est encore plus sévère avec des amandes dissuasives. Alors oui, l'agriculture d'aujourd'hui dans sa diversité progresse

RICDAM62 | 17 septembre 2014 à 18h20
 
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j'espère vivre encore 35 à 40 ans minimum car ce sera l'espérance de vie dans 30 ans (85 ans pour les hommes, 90 pour les femmes).
Pour ce qui est des Amap : regarde le prix d'un kilo de pomme de terre bio et va chez un agriculteur conventionnel qui vend aussi en direct 1€ le kilo contre 35cts. Et l'agriculteur vit bien des deux côté. Aujourd'hui un kilo de pomme de terre conventionnel part à 8 cts le kilo (pour les variétés les meilleures) et on le retrouve à 5 € les 10 kilos en promotion dans les GMS. Pour le bio ds GMS, c'est du bio qui vient de Russie, d'Allemagne, où les cahiers des charges sont plus souples qu'en France et leur coût 30 à 50% moins cher à produire et le principal producteur bio allemand (j'ai visité son exploitation) fait 400 ha et emploie des salariés roumains et bulgares 30 à 40% moins chers que les salariés allemands et 60% moins chers que les salariés Français. Le principal exportateur bio russe quant-à lui cultive sur plus de 1200 ha de terres très fertiles avec des coût énergétiques trois fois inférieurs au bio français. Alors oui 35% du bio français vient d'ailleurs et est moins contrôlé que le bio français. Et les 7500 tonnes de viandes bovines venant d'Argentine ou du brésil pour les volailles ont des cahiers des charges sanitaires beaucoup moins strictes qu'en France

RICDAM62 | 17 septembre 2014 à 18h33
 
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quand à la vache folle : 569 cas en Farnce : 36500 en Grande Bretagne, 2300 en Belgique, 890 cas aux Pays-BAs, je n'ai pas eu les statistiques d'autres pays dont l'Allemagne car c'était en pleine réunification (1984-1987, puis 1996). Sauf que 569 troupeaux d'environ 150 animaux (60 vaches et les veaux et les génisses de remplacement) ont été euthanasiés et retirés de la consommation humaine là où en Grande Bretagne il n'y a eu que les 36 500 animaux touchés et leur descendance (si elles en avaient) qui furent euthanasiées. LA grippe porcine n'est pas dangereuse si elle n'a pas été d'abord transmise par les oiseaux et il n'y eu que deux élevages touchés en France et seulement une cinquantaine d'élevages de volailles dont un tiers en Bresse qui furent touchés et je rappelle qu'en Bresse ce sont des volailles sous label. Les mesures prophylactiques prises en urgence et étalées dans le temps (pratiquement trois mois après la crise et le dernier cas avéré, elle ont été levées), plus largement que dans les autres pays européens sauf au Danemark car il avait plus d'oiseaux sauvages et de risques de propagation qu'en France. Et des élevages de volailles et surtout de porc plus concentrés (Le Danemark est devenu le second producteur de porc de l'Europe derrière l'Allemagne la France n'étant plus que le quatrième ( l'Espagne est passée devant depuis environ dix ans).

RICDAM62 | 17 septembre 2014 à 18h50
 
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C'est bien on commence à parler concret et on arrête de se taper dessus, je préfère ça. Je ne répondrai pas à Yann qui me traite de bisounours ("don't feed the troll" comme disent les geeks)

Niveau importation, on est à 25% d'import, dont café, chocolat, thés, certains fruits exotiques etc. qui ne seront jamais produits en France. Donc pour ce qui est importé parce qu'on produit pas assez de bio en France, on est quelque part en 10 et 20% du bio consommé en France. (chiffres INSEE, site du ministère du développement durable page agriculture bio, et Agence Bio).

On note aussi qu'entre 2007 et 2012 le nombre d'exploitation a doublé, et qu'on en est aujourd'hui à environ 25000 producteurs et 1 million d'hectares. Ce qui en 2010 représentait 2,9% de la SAU en France (INSEE) contre 5,1 pour l'UE. Espagne 6,7, Italie 8,6, Allemagne 5,9... on se traine, et c'est aussi pour ça qu'on importe encore!
Evidemment je préfèrerai qu'on soit autonomes à 100% en bio comme dans le reste d'ailleurs (hormis bien sûr les denrées qu'on ne produit pas chez nous).

Pour les prix, j'ai l'impression qu'on est d'accords sur le fait que les pratiques de la GMS sont intolérables, même à dire qu'elles poussent bien souvent les agriculteurs au suicide (500 suicides par an!!! chez France Télécom quand ils passaient tous les jours aux infos ils en étaient à 35 sur plus d'un an... déjà un drame, mais incomparable aux agriculteurs!). C'est pourquoi je parle de vente directe ou de magasins de producteurs.

Rascar | 18 septembre 2014 à 10h28
 
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Pour ce qui est de la dégradation de la nature, je ne comprends pas que l'on refuse de voir que la chimie et la course aux rendements d'une manière générale soit une cause hallucinante de destruction et de perte de biodiversité (6ème grande extinction, la 4è c'était les dinosaures!!!).
Les sols deviennent de vulgaires substrats à engrais et à racine peu profondes. Plus de vie microbienne ou de vers de terre, rien, juste une masse friable qui s'écoule au moindre orage. Racine peu profondes = plantes fragiles qui demandent beaucoup plus de traitements pour arriver à maturité = beaucoup plus de pollution. On est très loin de régénérer les sols. On est entrain de tuer notre poule aux oeufs d'or. Le respect de la réglementation ne peut aucunement être considéré comme une bonne pratique à ce niveau.

Ensuite le bio dans la GMS ne m'intéresse pas (GMS=voleurs). Les amap c'est des revenus planifiés pour le producteur, et payés à l'avance. On évite l'asservissement au crédit, et on se fout complètement du cours des matières agricoles, parce qu'on paye un prix fixe chaque semaine, qui permet à l'agriculteur de s'en sortir correctement, et au consommateur de faire confiance puisqu'il connait son producteur, la qualité de ses produits et son prix. Et ça va même parfois jusqu'à filer un coup de main le dimanche, pour la sortie à la ferme avec les enfants, quoi de mieux pour donner envie aux jeunes!

Pour les scandales sanitaires, je veux pas rentrer dans le détail. Les producteurs ne

Rascar | 18 septembre 2014 à 10h37
 
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les producteurs ne sont jamais que les premières victimes (indemnisation insuffisantes, obligation de repartir à zéro après un abattage, en plus ils sont pointés du doigt par des journalistes vautours...)

Pour moi ces scandales révèlent surtout les failles d'un système hyper centralisé autour de méga structures orienté purement business. Un producteur local cherche lui à se dégager un revenu correct en produisant de la qualité, mais pas à spéculer sur les cours des denrées alimentaires!

Et la course au rendement n'est que le résultat de notre régime alimentaire.

Ce qui m'importe c'est que les consommateurs arrêtent de manger des "bouts de viande en barquette" sans savoir tout ce qu'il y a derrière et qu'ils s'intéressent à la filière, à la vie de ceux qui leur produisent leur nourriture. Que les producteurs vivent mieux, arrêtent de se suicider ou de chopper des maladies professionnelles (dos broyé à 50 ans, cancer ou alzeihmer à cause des phyto etc.) et qu'ils deviennent même un objet d'admiration parce qu'ils produisent à manger et sauvegardent nos campagnes. Tout le contraire de l'image actuelle largement répandue : scandales alimentaires, business, destruction de la biodiversité etc. tout n'est pas fondé, mais c'est une image tenace.

Bref, mon cher RICDAM62, on est pas d'accords, mais j'espère que tu comprends mieux mon opinion après cette discussion finalement quand même un peu constructive. J'ai largement dépassé mon temps hebdo de veille presse avec cette histoire.

Rascar | 18 septembre 2014 à 10h49
 
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Rascar, il y a chimie et chimie la vie est chimie, nous sommes chimiques, les produits naturels sont chimiques c'est pourquoi il y en a de très dangereux.
Il faut savoir entre 1950 et 1990, les produits chimiques de synthèse (phytosanitaires) étaient utilisées par 5 ou 10 kg par ha. Aujourd'hui un produit efficace est épandu à raison de 200 à 300 grammes par ha. Les molécules sont plus dégradables qu'avant et surtout moins dangereuses pour l'homme, les animaux.
En 1990 il y avait 3700 matières actives différentes en comptant les molécules bio, aujourd'hui seulement 850 sont répertoriées dont 15% de molécules bio.
Maintenant la protection phytosanitaire est aux plantes ce que la pharmacie est à l'homme. il y a d'un côté les produits allopathiques (les phytosanitaires de synthèse qui entre autre recopient des molécules naturelles), et les produits homéopathiques (les produits naturels ou de bio-contrôle). Les deux sont nécessaires pour éviter des pathogènes extrêmement dangereux.
Des pathogènes comme l'ergot du seigle qui contamine les graines de blé avaient disparu de France depuis plus de trente ans. Ils reviennent en force depuis 2006,. Ce champignon qui fabrique un neuroleptique puissant a été responsables des grandes famines des 17 et 18 ème siècle. La dernière forte apparition en France avait été 1954. Depuis un traitement des semences avait réduit son risque à Zéro. Sauf que la molécule a été retiré du marché en 2007, parce que plus rentable pour la firme qui l'avait

RICDAM62 | 18 septembre 2014 à 14h15
 
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développé n'a plus voulu faire un dossier de maintien d'homologation (trop cher pour elle et pas rentable).
Cette année pluvieuse, il y a des risques de contaminations mycotoxines dues à un champignon du genre Fusarium. Or ces mycotoxines sont dix à 100 fois plus cancérogènes que le plus cancérogène des insecticides (qui a été retiré du marché en 2008 (Non commercial : TEMIK). Le même insecticide que les agriculteurs utilisent avec parcimonie contre les pucerons sur les principales cultures (la cypermhetrine) est utilisée dans les insecticides pour lutter contre les mouches ou les fourmis et vous le mettez directement en contact avec la peau lorsque vous faites un traitement anti poux. D'un côté c'est un scandale alors que de l'autre, on s'en fout!!!

La plante utilise des nutriments pour se nourrir (Phosphore, potasse, azote, magnésium). La seule différence pour elle entre un engrais chimique de synthèse (engrais complet NPK+Mg) et les engrais chimiques naturels (fumier, lisier, compost, etc) c'est la vitesse de mise à disponibilité des éléments ( quelques semaines pour les premiers, plusieurs mois pour les seconds) au moment ou elle a besoin.

RICDAM62 | 18 septembre 2014 à 14h27
 
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Cette agriculture hyper-productiviste est délirante ! Non, une vache n'est pas qu'un machin à faire de la viande ou du lait ! C'est un élément dans un territoire qui pour être durable doit être équilibré. Et ces usines (non, ce ne sont plus des étables, faut pas se cacher derrière son petit doigt) déconnectées de leur environnement sont des hérésies. Oui, les petites exploitations sont -au premier degré- peu rentables. Mais on oublie les dommages collatéraux, pollutions, abattage en masse en cas de maladie, milliers de kilomètres entre la production et la consommation, gaspillage de fertilisants, etc... Et l'Europe dans ce domaine est du côté de la finance, pas de l'écologie (au sens noble).

dmg | 20 septembre 2014 à 16h32
 
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Pourquoi ne pas vous lancer dans l'élevage de Vaches laitière mon cher dmg? Prenez en juste une dizaine pour vous lancer et tenez nous informer de votre état financier.
Ou alors si vous n'avez le courage, dite plutôt à votre patron que vous préférez bosser pour lui gratuitement. Après tout, quand on propose aux autre de le faire par idéologie autant essayer de se l'appliquer à soit même pour allez au bout de ses idées.

Kathar | 22 septembre 2014 à 10h48
 
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Non dmg, la ferme des mille vaches n'est pas déconnectée de son marché potentiel. Lille, Calais, Dunkerque, Boulogne sur Mer, Rouen, Amiens et Abbeville sont à moins de 120 Kms, la laiterie qui ramasse le lait est à 20 km de là, et la réglementation très sévère concernant les épandages (encore plus stricte depuis le 1er août 2014) réduisent les pollutions de 90%. Les pollutions résiduelles sont les erreurs commises entre 1960 et 1990 lorsque on a lancé la production à tout va avec des connaissances très peu développées et des agriculteurs peu formés pour leur bonne utilisation. Aujourd'hui, les jeunes qui s'installent ont un bagage scientifique très pointu et la généralisation des pratiques raisonnées a pris 20 ans mais aujourd'hui près de 90% des agriculteurs réfléchissent avant d'épandre n'importe comment. Les engrais et les produits phytos sont trop chers pour être gaspillés. ET les risques de fléaux sont aussi important sur une exploitation de 60 vaches ( c'est la petite ferme d'aujourd'hui) ou celle de 1000 vaches. Les normes de bien être animal doivent être respectées sous le risque de se voir stopper et d'avoir une fermeture administrative (une ou deux tous les ans que les troupeaux soient petits ou grands). Le jour où la ferme des mille vaches ne satisfait pas à ces normes, elle recevra une alerte pour les respecter et elle aura 3 mois pour satisfaire sinon c'est la fermeture administrative qui intervient très vite après ce délai de 3 mois (moins de 15 jours).

RICDAM62 | 22 septembre 2014 à 11h22
 
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Bonjour. Je vois que le sujet fait débat..

RICDAM62 il me semble,je dis bien: il me semble que vous maniez bien
la théorie, je ne vois pas les m^mes pratiques sur le terrain...!!

j'ai été commercial dans le porc et dans la fleurs et au plus près de transformateurs (P) et de producteurs (F)
En ce qui concerne les imports ,elles ne datent pas d'aujourd'hui
en 80-83 je travaillais des bêtes de Belgique pour faire du"jambon de Bayonne" avec label "bayonne adour" travail sur chaîne d'abattage.
En ce qui concerne le lait "allemand" pouvez -vous m'expliquer les ind
ications suivantes :" lait collecté en France, conditionné en Allemagne
pour Auchan production" .alors est-ce du lait exporté/importé ?

j'ai pris seulement 2 petits exemples, malheureusement je n'ai pas le temps de faire de l'investigation sur l'ensemble de vos messages.

Un dernière chose pour un autre messager, rassurez-vous de nombreux
"entrepreneurs-agriculteurs" prennent l'avion pour aller dans leurs champs..en Pologne et sans doute en Ukraine...
Cela aussi n'est pas nouveau.
Pour la bonne compréhension, merci des bien vouloir citer vos sources.

Le vrai problème ne se trouve pas là...
Il faut des usines pour servir des...usines

Bien à vous

C'était mon dernier message

Ronchon Picard | 22 septembre 2014 à 12h28
 
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@ronchon picard: RICDAM62 ne maitrise pas la théorie, il maitrise le réglementaire et le technique comme tout bon technicien agricole. Malheureusement il y a une méconnaissances de ces obligations de la part du grand public et du consommateurs lambda du fait de la complexité. Les exemples que vous cités concerne le secteur agro alimentaire, le maillon suivant et ce dernier détient aussi ces brebis galeuses et ses failles.

kathar | 22 septembre 2014 à 14h20
 
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@kathar
je suis fils de paysan...

dmg | 22 septembre 2014 à 18h18
 
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Et si, je suis tous les jours sur le terrain.
Pour le lait, des producteurs français produisent pour les laiteries les plus proches et aux frontières, (Belgique et Allemagne) quelques producteurs français( 50 en Avesnois, valenciennois, environ 50 aussi en Alsace) produisent pour les laiteries allemandes ou belges le long des frontières.
Pour ce qui est des agriculteurs qui vont en Pologne etc, je le sais, je suis moi même intervenu pour un de mes clients qui travaillait entre 91 et 95 en République Tchèque car il fournissait en betterave une sucrerie rachetée par Terreos. Je connais aussi des agriculteurs qui ont eu une expérience malheureuse en Roumanie, en Argentine et même en Russie. En Ukraine, le seul que je connaisse c'est Agro Génération avec Begbedé et Vilgrain (propriétaire des GMP) et avec Champagne Céréales qui ont 35 000 ha, ainsi que 25 000 ha en Argentine. MAis là c'est un montage financier.
Mes sources sont les statistiques agricoles, les Directives nitrates des 5 régions sur lesquelles je travaille, les Réglementations annuelles de la PAC, sur les BCAE ( Bonnes Conduites Agricoles et environnementales), et Bien Etre des animaux, que tout consultant doit connaitre pour en faire le rappel à ses clients agriculteurs et que tout expert judiciaire dans le domaine de l'environnement et de la protection des plantes doit aussi connaitre du point de vue sanctions judiciaires qu'ils impliquent.

RICDAM62 | 22 septembre 2014 à 18h43
 
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@dmg: oui et? ca fait de vous un paysan? moi je fils de menuisier et je ne maitrise aucunement son métier...Reprenez la suite de votre père et vous découvrirez la joie de la réglementation et des obligations de votre père.

kathar | 22 septembre 2014 à 20h08
 
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Hallucinant que pour pouvoir donner son avis on soit obligé d'être soit agriculteur, soit expert en je sais pas quoi... vous démobilisez les consommateurs avec ce genre d'exclusions. Moi je ne suis ni agriculteur ni expert, je bosse dans le bâtiment mais je m'intéresse tout simplement à ce que je mange. La manière dont l'agriculture avance toujours plus avant dans le business est une véritable catastrophe pour les exploitants (exploités!), et bien évidemment pour les animaux mais une aubaine pour le business.

Ce que je vois en particulier avec les 1000 vaches, c'est qu'on reproduit les élevages concentrationnaires qu'on utilise déjà pour les volailles et les cochons... parler de bien être animal dans ces conditions est placer bien bas l'estime que l'on porte aux animaux. Ce sujet dépasse certainement les capacités émotives de certains. Cela fait certainement partie des sujets dont on rigole volontiers "entre hommes".

Je persiste à dire enfin, mon cher RICDAM62, que respecter la réglementation est une chose, et avoir des pratiques qui préservent les sols, la biodiversité et la santé en est une autre, bien différente.

Bonne soirée.

Rascar | 23 septembre 2014 à 19h00
 
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LE SAVIEZ VOUS?? MANGER DE LA VIANDE ROUGE,EMPLIE DE SANG...ENGENDRE DES PATHOLOGIES DE TOUTES SORTES ET NOTAMMENT CANCEREUSES...IL N' Y A PLUS UNE FAMILLE SANS CANCERS!!!SANS PARLER DES PROBLEMES CARDIO-VASCULAIRES...etc..EGALEMENT DES TROUBLES PSYCHOLOGIQUES GRAVES QUI ENGENDRE DES ÊTRES AGRESSIFS..VIOLENTS!!ON EN A PLEIN LES PRISONS ..ON NE SAIT PLUS ARRETER! CE DEFERLEMENT MONDIAL DE VIOLENCES,CONFLITS...IL Y A ,CERTES,D'AUTRES FACTEURS..(alcool ,drogues,OGM,et toute la M....,QU ON NOUS MET DANS L ALIMENTATION!!)....MAIS MIEUX VAUT ELIMINER LE NOCIF QUE DE CUMULER LES MALADIES,ET DONC LES SOUFFRANCES...!NON?
NOS ANCIENS..VIVAIENT PETITEMENT MAIS DANS LE BONHEUR ET EN HARMONIE AVEC LA NATURE!CEUX QUI ONT CONNU LA GUERRE RESPECTAIT LEUR TERRE,LEURS BËTES,ET S ALIMENTAIENT DANS LE RESPECT DE CE QUE LA TERRE LEUR OFFRAIT...LEUR BÊTES CONNAISSAIENT UNE APPROCHE "HUMAINE" (ET NON INDUSTRIELLE)...lES GENS AVAIENT BIEN PLUS DE RESPECT QUE CES TRISTES ,ACTUELS USINEURS!!!LA TERRE LEUR TOMBERA VITE SUR LA TÊTE A CES BOURREAUX DU MONDE ANIMAL ET C4EST TOUT CE QUE JE LEUR SOUHAITE CAR ILS FAUSSENT L ORDRE DE NOTRE NATURE !!!

sauge30 | 23 septembre 2014 à 22h06
 
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Si on pouvais se passer des majuscules pour dire qu'on crie ça serait tout aussi bien sauge30....

Sinon Rascar, ce n'est pas un signe d'exclusion c'est une manière d'expliquer que vous ne pouvez pas tout maitriser vu la pile d'obligation que doit respecter un élevage. La preuve en est vous ressortez la notion de bien être animale sous prétexte qu'elles sont 1000 sans en connaitre la définition ni l'application (du bien être animal). Comme vous ne maitrisé pas, vous vous arrêter simplement sur le chiffre 1000 sans connaitre la nature des bâtiments, la conduite du cheptel, la gestion autour au niveau énergétique ainsi que la gestion des différents type d'effluents produits.

A un moment pour se faire réel avis et pas en suivre un il faut se renseigner de manière plus approfondie et creuser le sujet.

kathar | 24 septembre 2014 à 13h47
 
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Kathar... t'es payé par la chaine comédie toi pour raconter tout ça ?

Rascar | 24 septembre 2014 à 18h15
 
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Et des gens qui gagnent un an de vie tous les quatre ans depuis le début des années 90. Alors oui, il y a eu des abus, les conditions de vie dans les tous les élevages n'ont plus rien à voir avec ceux des années 60 à 90. Aujourd'hui, lorsqu'une vache se présente pour la traite, il ya des brosses qui la lave, les places en salle de traite ont été élargies de 30% ( c'est comme si on disait qu'un homme avait besoin de 13 m² aujourd'hui au lieu de 10 m² il y a 30 ans.) En élevage de volailles, on est passé de 25 000 à 15 000 poulets pour 1000m². Au niveau des porcs on est passé de 500 à 350 pour 1000m² et pour les vache on est passé de 2, 5 à 3,5 m² par animal dans les bâtiments et on est passé de 3 à 2 vaches par Ha de prairie disponible. Visitez un élevage de porcs aujourd'hui. Maxi 10 porcs par box au lieu de 16 à 20 avant, une zone avec des jouets pour mordre dedans pour faire baisser l'agressivité des porcs afin qu'aucun ne se blesse. Comme le dit Kathar, tous ces critères sont aujourd'hui dans des décrets et lois édités par la PAC, et lors des contrôles ( multipliés par trois en cinq ans et par dix par rapport à ce qui se faisait en 1990), tout cela est vérifié et chaque année, quelques % d'éleveurs sont verbalisés. A tels point que cela a dégoûté environ 2000 agriculteurs les trois dernières années qui, après un contrôle sanctionnant, ont tout simplement fermé leur élevage. C'est la même exaspération que les légumiers.

RICDAM62 | 24 septembre 2014 à 19h45
 
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Faut pas se vexer Rascar. Il vous suffit juste d'allez visiter un élevage et discuter avec un exploitant de ses pratiques d'élevage et de son quotidien administratif. Se renseigner par le biais d'informations survolées de manières diverses par les medias mainstream et traitées en 5 mn ou 20 lignes n'est pas suffisant. Surtout à l'air des l'info Flash coup de poing. C'est pas un reproche, mais à un moment faut prendre le temps de faire des recherches soit même et de croiser les infos de deux partis prenant.

kathar | 25 septembre 2014 à 10h51
 
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kathar, mes sources d'informations "terrain" sont familiales... si tu prenais le temps de lire l'historique de la conversation avant de rentrer dedans, tes remarques seraient plus pertinentes.
Donc merci, môssieur l'expert de la réalité agricole, de bien vouloir toi aussi te renseigner. Ici l'info était vraiment pas loin pourtant.
Après si selon toi quand on est pas agriculteur on n'y connait rien et on est juste bon à se taire et manger ce qu'on nous donne comme si c'était un état de fait inévitable, sans alternative digne de ce nom, je ne suis pas certain que l'on ait grand chose à se raconter.

Rascar | 25 septembre 2014 à 13h06
 
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C'est moi peut être qui rentre dedans? Alors que vous me visez directement?
Je vous dit simplement qu'avant de vouloir imposer un avis il faut un minimum maitriser son sujet. Ce qui n'est votre cas. Je ne vous en blâme pas pour autant, mais malgré le fait qu'on vous éclair sur les obligations qu'on les exploitants vis à vis de la réglementation vous restez fermé.
Discuter de manière concrète des obligations et de la pression administrative que subissent les exploitants avec la peur du moindre écart face à la réglementation et vous comprendrez pourquoi j'insiste sur ce point.
De base, il me semble quand même que les attaques sur ce dossier sont sur l'aspect environnemental et le bien être animale. Hors pour lancer ce type de projet tout est épluché, analyser et expliqué dans des dossiers bétons (autorisation...).

Après libre à vous d'avoir votre opinion, mais si ce dernier est forgé sur des "à priori" je le trouve caduc.

Kathar | 25 septembre 2014 à 15h30
 
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Ce que j'essaye de dire, c'est que DE MON POINT DE VUE, le respect de la réglementation (aussi dure - absurde - contre-productive - stressante - non-adaptée... rayez la mention inutile - soit-elle), selon moi n'est pas ici la vrai question. Tu sembles considérer que l'environnement est respecté en même temps que la réglementation, idem pour le bien être animal. Même si la réglementation se durcit progressivement, le sujet n'est pas là. Le respect de la réglementation est une chose, certes je conçois parfaitement que cela engendre de nombreuses difficultés pour les agriculteurs, mais le respect de l'environnement et des animaux ne va pas du tout obligatoirement avec.

Même si les espaces pour les porcs s'agrandissent un peu, qu'on leur propose même des jouets (rendez-vous compte!) quand est ce qu'ils voient le soleil? Même réflexion pour les volailles... commencer à appliquer cette recette aux vaches est pour moi totalement absurde (même si tout n'est pas comparable).

Vous vous imposez un cadre de réflexion : commercialisation par la GMS, course aux rendements etc. et vous refusez de voir les autres options qui s'offrent à vous. Sortir du cadre vous semble parfaitement impossible, pensez l'alternative semble vous dépasser. Bref, je me suis certes un peu agacé, mais c'est parce que cela m'agace effectivement. Je ne comprends pas en quoi MON avis, serait plus forgé sur des à priori que TON avis. Ton postulat étant que je suis totalement ignorant sur tout ce sujet.

Rascar | 25 septembre 2014 à 17h00
 
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Les bâtiments modernes, comme l'a signalé Kathar doivent respecter des normes de bien être, et parmi celles ci des normes d'éclairement naturel et de bonne ventilation qui font que les risques de maladies sont réduits (le risque zéro n'existant pas contrairement à ce que fait croire le principe de précaution) et le un peu de place est de 30%. Comme je le disais, c'est comme si nous étions passé à un espace vital de 10 à 13 m² pour l'homme. Et quelque soit l'animal.

Ensuite, j'ai la moitié de mes clients qui vendent en direct à la ferme mais le débit est loin d'écouler les marchandises.
Aujourd'hui, on ne cherche pas à produire plus mais à produire mieux. L'amélioration variétale fait qu'aujourd'hui on produit 20 à 25% de plus qu'il y a 2à ou 25 ans avec 30 à 50% d'intrants en moins. Prenez les consommations d'engrais de synthèse en 1985 et ceux d'aujourd'hui : ils sont moitié moins et ont toujours tendance à diminue. De même, les produits phytosanitaires aujourd'hui sont en diminution du fait de variétés plus tolérantes aux maladies. La culture raisonnée puis intégrée permettent d'aller encore plus loin et les futurs produits phytosanitaires de bio-contrôle sont prometteurs et permettront une baisse encore des produits de synthèse.
Il n'y a plus de course aux rendements mais une course à la qualité mais la nature est là pour rappeler aussi que lorsque on la laisse faire on peut avoir des catastrophes et cette année en est témoin, bio ou pas.

RICDAM62 | 25 septembre 2014 à 19h45
 
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