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Feuille de route de Ségolène Royal : premières réactions des associations

Gouvernance  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Ségolène Royal "affirme l'ambition de soutenir à la fois l'offre et la demande, conditions indispensables à la réussite de la transition énergétique, au développement industriel de nos filières et à la création d'emplois", s'est réjoui, dans un communiqué, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables en réaction à la conférence de presse de la ministre de l'Ecologie, vendredi 25 avril. Cette dernière y a détaillé ses priorités et le calendrier des principaux chantiers de sa feuille de route.

En revanche, si la Fondation Nicolas Hulot salue la volonté de la ministre de créer 100.000 emplois en trois ans "grâce aux travaux d'économies d'énergie et aux emplois nouveaux dans les filières de la croissance verte", elle regrette que certains chantiers, prioritaires à ses yeux, ne soient pas abordés.

Elle déplore ainsi que les objectifs à 2030, concernant l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, n'aient pas été précisés, pas plus ceux de la trajectoire énergétique. "Ségolène Royal ne s'est pas non plus prononcée en faveur d'une commission parlementaire spécialisée, garantie d'un bon traitement du projet de loi au Parlement", pointe-t-elle. L'association aurait également aimé que soient abordées les questions autour du sujet de la précarité énergétique.

Autre regret de FNH : concernant le plan d'économie de 50 milliards, elle aurait souhaité que Ségolène Royal s'appuie sur "les 7 à 15 milliards de subventions à la pollution, dont un rapport de l'inspection générale des finances soulignait pourtant l'impact négatif sur l'environnement, mais aussi l'économie et l'emploi".

Pour la fondation, un autre grand absent est le sujet autour de l'agriculture et la pollution de l'eau. "Ségolène Royal doit veiller à ce que la déclinaison nationale de la Politique Agricole Commune n'autorise pas les pesticides dans les surfaces d'intérêt écologique (SIE), ce qui serait contraire à l'ambition agroécologique de Stéphane Le Foll", avertit-elle.

La question du diesel à régler

Enfin, alors que Ségolène Royal a annoncé la finalisation par les préfets des 21 derniers plans de protection de l'atmosphère (PPA) qui doivent être adoptés, FNH estime que la question du diesel et de ses effets sur la santé ne sera pas réglée par ces derniers.

Sur le sujet de la santé environnement, la ministre a confirmé que la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) sera publiée "dans les prochains jours", avec huit substances chimiques visées cette année.

"Le texte de la SNPE maintenant proposé intègre en outre des points essentiels des demandes des ONG sur les perturbateurs endocriniens tels que la prise en compte d'un nécessaire « changement de paradigme » scientifique pour leur étude, la non prise en compte de la notion de puissance dans la définition des PE, la création d'une classe de substances PE divisée en 3 catégories (avérés, présumés, suspectés) avec un objectif d'exclusion des substances entrant dans les 2 premières catégories, la prise en compte des impacts des PE sur la biodiversité, la nécessité de réduire l'exposition des populations aux PE et de la documenter, ce dont nous nous félicitons", a souligné François Veillerette, Porte-parole de Générations Futures.

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