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Actu-Environnement

Feux de cheminées en Ile-de-France : inquiétude des professionnels à l'approche de l'interdiction préfectorale

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Le 4 mars, le syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie de Paris et de sa région (GCCP), qui réunit les professionnels de la fumisterie, a interpellé les pouvoirs publics sur la prochaine interdiction des feux d'agrément dans les cheminées à Paris et en région parisienne.

"Ils s'inquiètent qu'à compter du 1er janvier 2015, les possesseurs de cheminées, inserts ou poêles à bois n'aient plus le droit de les utiliser, alors que l'énergie bois est une énergie renouvelable dont la France est particulièrement riche", indique le syndicat, rappelant que cette interdiction est fixée par l'arrêté préfectoral relatif à la mise en œuvre du plan de protection de l'atmosphère (PPA) pour l'Ile-de-France.

Intoxications au monoxyde de carbone et incendies

Face à "l'application brutale d'une telle interdiction, difficile à contrôler, tant pour la sécurité que pour l'emploi", le GCCP sollicite un aménagement de l'arrêté afin d'autoriser les feux pour l'agrément ou le chauffage d'appoint au sein des logements déjà équipés. "Dans le même temps, les utilisateurs de ces équipements seraient encouragés et incités à s'orienter vers de nouveaux appareils performants, très faiblement émetteurs de particules et agréés par les autorités, pour se conformer à la dérogation prévue dans l'article 31 de l'arrêté", ajoute le syndicat.

Faute d'aménagement de l'arrêté préfectoral, 50 emplois franciliens seraient menacés, avance le GCCP. De plus, l'approvisionnement en combustible étant simple, "certains habitants seront tentés de continuer à profiter des cheminées dans leur domicile". Mais, les entreprises de fumisterie ne pourront plus intervenir sur le ramonage et l'entretien de ces conduits, ce qui "aura pour conséquences, dans le meilleur des cas, de développer une pratique illégale de ramonage, réalisée par des personnes non qualifiées et non expérimentées". Et d'ajouter que les utilisateurs ne seront plus couverts par leurs assurances en cas d'intoxications au monoxyde de carbone et de risques d'incendie.

Réactions18 réactions à cet article

 

Depuis l'Age du Feu l'homme emploie le bois pour se chauffer et faire la cuisine. A notre époque pareille chose n'est plus acceptable aux yeux des écologistes...C'est tellement dangereux que la population de la terre a triplé et que les 2/3 de l'humanité continuent avec le bois comme depuis toujours...
Les fournisseurs d'autres énergies se réjouissent. Pendant ce temps nous n'exploitons plus notre bois. Mais qui parle d'énergie renouvelable....

ami9327 | 06 mars 2014 à 14h32
 
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« pareille chose n'est plus acceptable aux yeux des écologistes » ?
Où avez-vous été chercher ça ? Vous fabulez.

Karl-Groucho D. | 06 mars 2014 à 23h20
 
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Le bois est une énergie renouvelable qui va devenir de plus en plus précieuse. On s'inquiète déjà pour l'approvisionnement des centrales thermiques au bois. En plus l'exploitation forcée du bois prive les forêts de tous les rémanents qui en se décomposant le réenrichissent.
Les foyers ouverts ont quand même comme inconvénient:
- un bilan thermique négatif; penser à fermer le conduit dès que le feu s'éteint dans la nuit,
- une énorme pollution aux particules
- des émissions de produits cancérigènes très élevées
dommage pour la beauté d'un feu

DL | 07 mars 2014 à 10h07
 
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Et oui avec la surpopulation il va falloir devenir irréprochables, c'est pas gagné

lio | 07 mars 2014 à 11h15
 
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Le problème essentiel dans ce type de mesure, se situe dans le fait que de tels décrets ne tiennent aucun compte des possibilités financière des populations concernées. L’interdiction de nouvelles installations serait mieux orientée – D’autres part est-ce les poêles à mazout seraient moins polluants ??

jmj | 07 mars 2014 à 13h29
 
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@ jmj
L' Office fédéral suisse de l'environnement (OFEV) précisait, encore en janvier 2013, que les mesures ayant pour objectif la lutte contre l'effet de serre, mais aussi la protection de l'air, ne peuvent pas inclure "le remplacement de l’huile de chauffage (fioul) par du bois tant que les émissions polluantes des chauffages au bois ne seront pas ramenées au niveau de celles des chauffages à mazout". Cordialement.

vivarais | 07 mars 2014 à 22h25
 
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C'est sur que la circulation automobile et les industries d'ile de France sont certainement moins nocives que les les feux de cheminées...
C'est juste encore un bout coup de lobbing d'EDF et autres.
Ca revient a dire que pour lutter contre les plastiques qui finissent dans la nature on interdit... l'emballage des sucettes !!!
C'est juste n'importe quoi...
On ferait mieux d'interdire la vente de grille pain !! ca aurai a peut prêt autant d'impact..

décroissant | 08 mars 2014 à 09h36
 
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Le problème de la pollution du bois énergie se pose avant tout avec le bois bûche.
Si les foyers ouverts sont de loin les plus polluants, aucun appareil à bois bûche n’est vraiment fiable.

Pour l’Office fédéral suisse de l’environnement (OFEV), « les chauffages au bois sont de loin la plus grande source d'émissions de particules fines liées à la combustion. Pour les autres gaz de combustion tels que les oxydes d'azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO) et les composés organiques volatils (COV), les chauffages au bois génèrent plus d'émissions par unité d'énergie produite que les installations de combustion fonctionnant aux énergies fossiles ». Pour l’OFEV, la bûche est un combustible exigeant et « le choix de la
bonne qualité de combustible de même qu'un pilotage et une exploitation de l'installation dans les règles de l'art sont essentiels pour minimiser les émissions ».
http://www.bafu.admin.ch/luft/11017/11021/11032/index.html?lang=fr

Dans un colloque d’experts OFEV-Cercl’Air (novembre 2011) sur les filtres à particules pour les appareils de combustion du bois, on trouve cette phrase :
« Bien que ces dernières années d’importants progrès techniques ont été réalisés, le caractère récent d’une installation ne peut à lui seul garantir de faibles émissions ».

Suite...

vivarais | 11 mars 2014 à 11h15
 
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Dans une doc PDF intitulée « Principes de combustion appliqués au chauffage au bois », le directeur d’un service de santé du Québec, observe que la certification EPA (l’équivalent de notre label Flamme Verte) « se fait dans des conditions bien précises, souvent peu représentatives des conditions réelles chez la plupart des utilisateurs », et un peu plus loin : « avec les poêles certifiés EPA, il y a toujours moyen de polluer quand même beaucoup ».

Depuis le 29 avril 2009, sauf exceptions, la ville de Montréal a interdit l'installation de nouveaux appareils ou foyers à combustibles solides ; seule l'installation d'appareils à granulés homologués est autorisée.
http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7297,74307755&_dad=portal&_schema=PORTAL

vivarais | 11 mars 2014 à 11h17
 
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La pollution n’est pas seulement un problème local, à proximité des sources, elle se déplace au gré des vents.
Pour l’OMS (Organisation mondiale de la santé), dans une étude en anglais (qui avait été évoquée dans l’émission « Cash Investigation » sur le Diesel) traitant des risques sanitaires liés à la pollution particulaire atmosphérique transfrontière à longue distance (Health risks of particulate matter from long-range transboundary air pollution) à l’échelle européenne, le principal émetteur de particules fines (PM2,5) à l’horizon 2020 sera la combustion du bois dans les appareils domestiques (38% des émissions), contre 23% pour les sources mobiles (7% pour les échappements des véhicules Diesel).
Il est évident qu’il faut prendre des mesures pour réduire la pollution du bois dans le secteur domestique, notamment en zone d’habitat rapproché, les effets négatifs se faisant d’abord sentir dans les environs immédiats de la source d’émission.
Outre le trafic routier, la combustion du bois joue également un rôle important sur la pollution particulaire en milieu urbain, là où une population importante se trouve exposée.
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=22002951

vivarais | 11 mars 2014 à 14h57
 
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En France métropolitaine, selon le CITEPA (dernières données 2013), le bois énergie est l’émetteur principal de particules fines PM2.5, l’émetteur majoritaire de particules très fines (PM1.0), encore plus dangereuses pour la santé, et de HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques, les 4 HAP pris pour référence sont tous des cancérogènes confirmés).
PM2.5 – Bois : 43% (en masse) des émissions – Transports (routier et autres) : 21% - Gazole : 15% - FOD (fioul domestique) : 5% - Charbon : 2%.
PM1.0 – Bois : 59% - Transports : 21% - Gazole : 19% - FOD : 7% - Charbon : 2%.
HAP – Bois : 57% - Transports : 31% - Gazole : 26% - FOD : 4% - Charbon : quasiment 0% .

Le problème dans notre pays est le manque d’information. On a trop privilégié les faibles émissions de gaz à effet de serre du bois énergie au détriment des côtés sombres du bois bûche. Pas étonnante la surprise d’une partie de la population sur les mesures annoncées. Pourtant le président du Conseil National de l’Air avertissait déjà en 2007 : « Mais la combustion du bois pollue … Cette réalité est aujourd’hui méconnue, voire occultée en France ».

vivarais | 11 mars 2014 à 15h01
 
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Comme le précise une encyclopédie en ligne sur l’habitat durable, le développement du bois énergie « devra se faire avec des appareils performants et automatisés à granulés et plaquettes équipés de filtres à particules ». Si les appareils automatiques, dans lesquels la combustion est presque complète, émettent peu de suie, ils émettent tout de même des quantités relativement importantes de particules minérales (minéraux contenus initialement dans le bois), moins nocives que la suie, mais pas inoffensives, d’où la nécessité de les équiper d’un filtre à particules.

vivarais | 11 mars 2014 à 15h06
 
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Le problème essentiel semble disparaître dans les réflexions des média comme des dirigeants : C'est la nocivité des particules solides ou liquides les imbrulés des huiles minérales souvent liquides à l’émission ou condensables et très grasses semblent 100 fois plus invasives et cancérigènes que celles des végétaux bois ou autres, mais il me semble nécessaire de différencier la toxicité des particules solides et quasi-minérales et des goudrons issus de défaut de combustion complète des fiouls et mazout et de la houille : Autrefois les cheminées fumaient mais les murs des maisons n’étaient pas recouverts d’une couche de suie grasse comme aujourd’hui avec l’usage du diesel

jmjsurfer | 12 mars 2014 à 10h25
 
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D’un côté on développe le chauffage au bois pour lutter contre le changement climatique (vite, ça chauffe ! chauffez-vous au bois, pour paraphraser l’ADEME), de l’autre Paris va quasiment totalement interdire la combustion du bois dans la capitale dès 2015 !
Il n'y a pas de fumée sans feu !
Il est en fait une aberration de développer un combustible solide comme le bois bûche chez les particuliers.
Comme le rappelle vivarais ci-dessus, depuis le 29 avril 2009, sauf exceptions, la ville de Montréal a interdit l'installation de nouveaux appareils ou foyers à combustibles solides ; seule l'installation d'appareils à granulés homologués est autorisée. J'ajouterai que le mazout et le gaz sont également autorisés dans cette ville.
En fait, ces agglomérations ne font qu’appliquer le principe de précaution, si cher aux écologistes.
Les professionnels doivent se préparer à se reconvertir dans la production d'appareils automatiques, à plaquettes ou à granulés, équipés de FAP (voir encore vivarais), électrostatiques de préférence, les plus performants. Les FAP trop chers ? Il faudrait, à terme, accorder un crédit d'impôt uniquement aux appareils automatiques ainsi équipés. La vente des FAP pourrait vraiment démarrer et leur prix mécaniquement baisserait ... et nous pourrions enfin mieux respirer !

Albéric | 18 mars 2014 à 01h12
 
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Il faut savoir que le bois est l'émetteur majoritaire de particules fines PM2.5 et de HAP alors qu'il ne représente que 3% de la consommation énergétique en France (5% dans le secteur résidentiel) contre 31% de consommation pour tous les transports. Ses émissions sont donc extrêmement disproportionnées !
Constatation analogue en Suisse (voir le lien vers l'OFEV fourni par vivarais) :
"Les émissions de poussières fines de tous les chauffages au bois sont plusieurs fois supérieures aux émissions dues aux chauffages à l'huile (fioul) et au gaz, bien que l'énergie du bois contribue à la production de chaleur dans une proportion bien plus faible. Les chauffages au bois sont de loin la plus grande source d'émissions de poussières fines liées à la combustion".
Si les foyers ouverts sont énergivores et très polluants, aucun appareil à bois bûche, même le plus performant, n’est vraiment fiable (voir encore vivarais).

Albéric | 18 mars 2014 à 14h38
 
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Si les transports sont la source de pollution n°1 en ville, le bois vient en deuxième position, selon une étude de l’INERIS intitulée « Impact de la combustion du bois sur la qualité de l'air ambiant de quatre villes de France » : Grenoble, Lille, Strasbourg, et Gennevilliers.
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=22002951

Et le bois est la source de pollution n°1 en zone résidentielle (84% des émissions de PM2,5 selon Airparif) et, évidemment en zone rurale. Il faudrait, comme pour les Diesels, s’inquiéter de cette pollution ! Bizarre que les médias, et même les pouvoirs publics, n’informent quasiment pas la population sur ces résultats très préoccupants. N’entendre parler que du Diesel commence sérieusement à m’échauffer les oreilles !
On ne peut pas envisager le chauffage alterné, un jour les habitations de n°pairs, le lendemain impairs, comme pour les transports. En revanche, comme pour les transports en commun, il existe un "chauffage en commun", c.à.d. les chaufferies collectives au bois et les réseaux de chaleur. C'est eux qu'il faudrait développer. Les chaufferies offrent de nombreux avantages (économies par mise en commun du combustible, automatisation, filtres à particules, etc.) sur le chauffage au bois individuel.

Albéric | 18 mars 2014 à 14h45
 
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Je n'aurais qu'un mot mais ile sera bref ... c'est encore une fois une décision d'écolo-fachos qui décrédibilisent le but même qu'ils prétendent défendre.. on ne peut être plus crétin que cela!!!

Cela suffit !!! on en a marre de ces demeurés qui prennent des décisions aberrantes et stupides sur le dos des citoyens

dudche | 07 décembre 2014 à 23h37
 
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Après cette saine lecture (je parle de l'éditorial), et la lecture non moins saine des commentaires, je vais de ce pas aller remettre une buche (en bis !) dans ma cheminée (ouverte !).
Au fait, messieurs les escrologistes, que pensez-vous de la poésie d'un câlin au coin du radiateur ?
(^^)

Tireman | 23 décembre 2014 à 09h42
 
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