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Actu-Environnement

Des filets pour capter les déchets des réseaux d'eaux pluviales

Quatre-vingts pourcents des déchets en mer sont charriés par les fleuves. Face à ce constat, certaines collectivités expérimentent l'installation de filets à la sortie de leurs réseaux d'eaux pluviales pour capter un maximum de déchets. Reportage.

Reportage vidéo  |  Eau  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Sur la commune de Malaunay proche de Rouen (Seine-Maritime), la métropole Rouen Normandie, en charge de l'assainissement et aussi des déchets, a installé trois filets antidéchets en sortie d'exutoires. Ces derniers déversent les eaux pluviales de la ville dans le Cailly, une rivière qui se jette ensuite dans la Seine qui elle-même finira sa course dans la Manche. C'est une des raisons pour lesquelles les déchets des villes, en particulier en plastique, transitent et polluent jour après jour les mers et océans.

L'enjeu du calibrage

Ces filets sont équipés d'une maille très fine de 1,2 mm de diamètre pour capter les macro et surtout les micro-déchets. Objectif : arriver à filtrer un maximum de déchets, même les plus petits comme les mégots de cigarette qui représentent une immense pollution. Rien qu'en France, 30 milliards de mégots sont jetés par terre chaque année. Ils mettent entre deux et cinq ans pour se dégrader et un seul mégot pollue 500 litres d'eau avec ce qu'il contient comme produits toxiques... Les filets sont conçus par la société Pollustock. Ils ont été installés dans plusieurs collectivités en France pour expérimenter leur efficacité mais la plupart avec une maille bien plus large qui ne permet d'attraper que les macro-déchets comme les bouteilles en plastique ou les cannettes.

Car ce n'est pas si simple de capter ces micro-déchets : l'eau est chargée de sédiments, de feuilles et autres matières organiques ce qui a tendance à colmater la maille et piéger bien plus d'éléments que les déchets. Les filets sont relevés plusieurs fois par an pour être vidés. Ensuite, les agents commencent un travail laborieux de criblage réalisé manuellement pour sortir tous les déchets contenus dans une boue assez liquide, voir le reportage vidéo.

Il faudra probablement réajuster un peu la taille des mailles pour laisser passer plus de matière et réduire les quantités à trier… sans laisser passer trop de micro-déchets, c'est toute la difficulté du calibrage.

Adapter la politique de la ville

Au final, le résultat de ce tri ne sera pas très impressionnant en poids puisqu'il s'agit avant tout de petits déchets. Mais c'est autant d'éléments qui ne finiront pas dans le milieu naturel, les mégots représentent 40 % des déchets retrouvés en mer. Aussi, ce tri permet de caractériser les déchets qui s'évacuent dans le réseau d'eau pluviale de la ville grâce à une collaboration entre la métropole de Rouen Normandie et le laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains (LEESU), dans le cadre du projet PLASTOC. Ce qui doit permettre à la collectivité de cibler les actions à mettre en place, comme installer plus de cendriers à mégots, plus de poubelles, sensibiliser la population…

Cette expérimentation a nécessité un investissement de 44 000 euros pour l'achat et l'installation des filets. Elle doit permettre de calibrer la bonne maille en fonction de l'exutoire, de quantifier le juste nombre de collecte en fonction des mois et de la météo, de calculer le temps et le coup d'exploitation, notamment pour le tri et enfin, de faire le bilan pour adopter ou non cette pratique sur le long terme.

Réactions2 réactions à cet article

 

petit à petit la vérité remonte à la surface ... les villes vont faire de gros efforts pour rejeter des eaux de plus en plus propres sans jamais comprendre qu'il ne faut pas jeter l'eau !

laurent | 09 juin 2021 à 09h00
 
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Très bonne idée mais dont l'application n'est pas évidente, car le risque de colmatage par des produits végétaux naturels est grand, cette technique peut s'appliquer jusqu'à quelle dimension de la rivière ou du fleuve. les plus gros déchets sont rejetés pendant les grosses crues, les filets résisteront ils. l'expérience mérite d'être suivie

le papet | 09 juin 2021 à 10h52
 
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