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Actu-Environnement

Flexibilité réseau : le marché français dépasse 5 GW

En 2020, les capacités certifiées ont dépassé 5 GW, estime Delta-EE. L'essentiel provient du secteur industriel. Le mécanisme de capacité et l'appel d'offre totalisent 3 GW, mais les objectifs de la PPE seront difficiles à atteindre.

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

En 2020, le marché français de la flexibilité a atteint 5,7 gigawatts (GW) de capacités certifiées, selon une étude du cabinet Delta-EE spécialisé dans la transition énergétique. L'étude estime qu'en 2025, les capacités certifiées devraient atteindre 7,3 GW.

Des capacités essentiellement industrielles

L'essentiel de ces capacités certifiées sont issues des procédés industriels. Le mécanisme de capacité totalise 2,1 GW, estime l'étude qui note que « les rémunérations dans le mécanisme de capacité ont augmenté significativement en 2020 ». L'appel d'offre effacement, avec 870 mégawatts (MW), est un autre moteur du marché : « [il] a vu son plafond de rémunération doubler [à 60 000 euros par MW, ndlr], ce qui a permis d'augmenter la capacité certifiée de 96 % comparé à l'année précédente », signale l'étude, qui précise toutefois que seulement un quart de la capacité totale disponible a été souscrite.

Ces deux segments devraient continuer à porter le marché français, mais le cabinet juge difficile l'atteinte des objectifs fixés dans la programmation pluriannuelle de l'électricité (PPE). Celle-ci fixe pour objectif d'atteindre, via ces deux dispositifs, 4,5 GW de capacités certifiées en 2023 et 6,5 GW en 2028. « Les obstacles réglementaires restent encore trop élevés », estime Delta-EE.

Le dispositif d'interruptibilité, avec une capacité de 1,5 GW, et les réserves, avec 750 MW, complètent le panorama dans le secteur industriel. Delta-EE estime que « la compétition croissante dans les services systèmes continue à réduire les prix, notamment dans la réserve primaire qui attire de nombreux acteurs du stockage par batterie ».

S'agissant des équipements, l'étude note une domination des procédés industriels et des générateurs diesels qui représentent toujours la majorité des capacité certifiées. Pour autant, la part des générateurs recule, suite à leur exclusion de l'appel d'offre.

Les agrégateurs peu intéressés par le résidentiel et le tertiaire

Le marché résidentiel totalise plus de 100 000 logements équipés de dispositifs de flexibilité, pour une capacité certifiée totale dépassant les 500 MW. Delta-EE estime que cette capacité devrait atteindre 1 GW en 2025. « Dans le secteur résidentiel, la flexibilité reste majoritairement issue des équipements de chauffage », note Delta-EE, signalant que « les batteries aval compteur peinent à faire leur arrivée sur le marché français, où le faible prix de l'électricité reste un frein majeur ». La progression devrait être portée par le développement de l'agrégateur Voltalis, par l'arrivée de nouvelles tarifications dynamiques ainsi que par la croissance des véhicules électriques et des pompes à chaleur.

Enfin, l'étude note que le marché français des opérateurs d'effacement est dominé par les agrégateurs, qui représente huit des près de 20 opérateurs identifiés. Les trois « leaders » sont Eqinov, Energy Pool et Voltalis. À l'exception de Voltalis, qui prospecte le marché résidentiel, les agrégateurs français favorisent le segment au-delà de 500 kilowatts (kW) de puissance. Cet intérêt pour les sites industriels explique aussi la faible importance du marché des bâtiments tertiaires. Par ailleurs, « comme dans la plupart des marchés européens, les grands fournisseurs d'énergie - EDF, Engie et Total - ont acquis ou développé des compétences d'agrégation », rappelle Delta-EE, précisant qu'ils peuvent ainsi intégrer ce service à leurs offres.

Réactions2 réactions à cet article

 

Appelons un chat un chat : on a trouvé des clients qui acceptent de se faire couper le courant si on les rétribue. Les dits-agrégateurs ne sont que des financiers, il faudrait d'ailleurs éclaircir de possibles liens avec ceux de l'éolien. Coupures uniquement dues à l'envahissement du territoire national par les intermittentes. C'est encore une fois la double peine pour les autres clients : un courant intermittent deux fois plus cher que celui produit par EdF, et la rétribution des industriels volontaires. Quand donc arrêtera-t-on cette gabegie ?!

dmg | 31 mars 2021 à 09h33
 
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Une petite introduction pour préciser les notions de flexibilité, d'interruptibilité, de capacités certifiées... aurait été la bienvenue, on devine...mais bon...

Frcham | 31 mars 2021 à 14h22
 
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