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La première éolienne au large des côtes françaises sera flottante

L'éolienne flottante Floatgen sera installée au large du Croisic fin 2017. Elle sera la première éolienne offshore en France. Quatre autres fermes pilotes devraient voir le jour d'ici 2018. Des étapes indispensables pour valider ces technologies.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
La première éolienne au large des côtes françaises sera flottante
Environnement & Technique N°367 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°367
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Sur le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les ouvriers s'activent autour d'une construction hors-norme : la fondation flottante qui équipera, d'ici la fin de l'année, la première éolienne installée au large des côtes françaises. Cet anneau de béton, de 10 mètres de haut et 36 mètres de large, est un défi technologique pour les porteurs du projet européen Floatgen. L'objectif : apporter une stabilité à l'éolienne tout en réduisant les coûts de conception et son emprise en mer (tant à la surface qu'en profondeur sous les eaux).

Après avoir été testée en modèle réduit sur le bassin de houle de l'école centrale de Nantes, cette fondation flottante accueillera une éolienne de 2 MW et sera installée en conditions réelles sur le site d'essai en mer Sem-Rev, au large du Croisic, fin 2017. L'expérimentation durera deux ans et permettra de valider la technologie, son comportement face aux conditions météorologiques et océanographiques et ses rendements, puisque l'électricité produite sera injectée au réseau.

La technologie de fondation flottante, brevetée par Ideol, sera ensuite déployée au large de Gruissan (Aude), à l'horizon 2020, sur l'une des quatre fermes pilotes d'éoliennes flottantes retenues par les pouvoirs publics. Elle équipera quatre éoliennes de 6,2 MW chacune. En parallèle, Ideol devrait tester sa technologie au Japon, en 2018 dans une version en acier et plus tard pour sa version en béton. L'objectif est d'être fin prêt pour le lancement de fermes commerciales, annoncé par le gouvernement. La date de l'ouverture de cet appel à projets n'est pas connue, mais la concertation a été ouverte en novembre dernier pour chaque façade maritime.

Une course technologique

Selon la filière, le potentiel au large des côtes françaises est de 3 GW en Méditerranée et 3 GW en Bretagne/Pays de la Loire, pour un coût de production en phase commerciale de 80 à 100 €/MWh. La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) prévoit un objectif global pour les énergies marines (dont l'éolien flottant) de 100 MW à l'horizon 2023 et l'attribution d'une fourchette de 200 à 2.000 MW de projets supplémentaires, "en fonction du retour d'expérience des fermes pilotes et sous condition de prix".

Si tout semble aller très vite pour l'éolien flottant, la filière n'en est cependant pas encore au stade de la commercialisation. L'heure est encore à la démonstration et à la validation (ou non) des différentes technologies. Certes, le développement de la filière semble plus rapide que pour l'éolien posé, mais cela est lié à un contexte franco-français : un démarrage tardif pour l'éolien en mer auquel s'ajoutent des procédures longues et des recours qui allongent encore les délais. Pour rappel, alors que le premier appel d'offres pour l'éolien offshore posé a été lancé en 2011, la mise en service des premiers parcs au large des côtes françaises ne devrait pas intervenir avant 2020 ou 2021.

Ailleurs dans le monde, plus de 3.200 turbines produisent de l'électricité en mer, représentant près de 12 GW de capacité. Seules six d'entre elles sont flottantes : une en Norvège, une au Portugal et quatre au Japon. Toutes au stade de la démonstration. Mais la France semble avoir tiré les leçons de son allumage tardif dans l'éolien posé. Elle se situe plutôt bien dans la course mondiale entamée sur la filière flottante. Les fermes pilotes devraient être déployées à l'horizon 2020, au moment où l'Ecosse, les Etats-Unis, le Japon et le Portugal envisagent également de développer des parcs expérimentaux.

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