En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Déchets : Fnade et Federec veulent parler d'une seule voix

Déchets  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Environnement & Technique N°352 Cet article a été publié dans Environnement & Technique n°352
[ Plus d'info sur ce numéro | S'abonner à la revue - Se connecter à l'espace abonné ]

La Fnade, organisation professionnelle représentative des industriels de la dépollution et l'environnement, et Federec, fédération représentative des entreprises du recyclage se lancent dans la préparation d'une confédération. Les deux entités veulent parler d'une seule voix pour les sujets "prioritaires et stratégiques" et par conséquent renforcer leur lobbying.

"Nous sommes à un moment crucial pour nos entreprises", justifie Jean-Marc Boursier, président de la Fnade. Si le secteur du stockage de déchets et de la valorisation matière se maintient économiquement, la filière recyclage souffre des conditions économiques actuelles. Le prix très bas des matières premières plastique vierges fragilise sa rentabilité économique. Des dépôts de bilan en Espagne et en Allemagne font craindre pour la filière française. Et Jean-Philippe Carpentier ne s'en cache pas : "Il y aura de la casse en 2016 en France".

"Cela fait plus de quatre ans que les prix des matières recyclées baissent dans toutes les filières, plastique, papier, bois, métaux", résume Jean-Marc Boursier. "La situation est critique", ajoute-t-il. Federec et Fnade attendent avec impatience des aides de l'Etat pour soutenir le recyclage à l'heure où l'économie circulaire est censée être une priorité. Le ministère de l'Ecologie envisage notamment la création d'une prime à l'utilisation des matières recyclées, qui serait versée à l'utilisateur final.

Fnade et Federec veulent donc construire une "vision partagée" et une "stratégie commune" pour sauver leurs entreprises. "Nous ne serons pas d'accord sur tout car notre périmètre d'activité n'est pas identique", prévient Jean-Marc Boursier. La TGAP, les CSR sont en effet des points de désaccord entre les deux fédérations. Mais sur les points communs, elles espèrent porter un message plus fort et plus efficace.

A l'annonce de ce rapprochement le Syndicat National des Entrepreneurs de la Filière Déchet (SNEFiD) a fait part de ses craintes sur la représentativité des PME. Il "redoute notamment que le poids économique et l'influence politique des grands opérateurs de la filière au sein de cette nouvelle structure neutralise l'expression des TPE, des PME et des ETI indépendantes comme cela fut le cas au sein de la Fnade". Jean-Philippe Carpentier se veut pragmatique : "C'est un débat stérile et puérile. La question est surtout de savoir si il y aura encore des entreprises à représenter".

Cette confédération devrait être prête à la mi-2016. Il ne s'agit pas d'une fusion, les deux entités continueront de coexister. La confédération sera basée sur une gouvernance paritaire et aura son président. "Elle sera ouverte à d'autres fédérations comme le Conseil national des professions de l'automobile ou les plasturgistes", explique le président de Federec.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager