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Fonds vert : les pistes explorées par les ministres des Finances du G20

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Comment trouver 100 milliards de dollars par an à partir de 2020, promis à Copenhague pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement ? Le Guardian a publié le 21 septembre un document préparatoire des ministres des Finances du G20. Daté du 19 septembre, ce texte identifie les ressources mobilisables dans les pays développés.

En préambule, le document rappelle que les financements publics et privés seront tous deux nécessaires, tout en rappelant la contrainte croissante pesant sur les finances publiques. Celles-ci auront néanmoins un double rôle à jouer : créer un cadre incitatif pour les investissements privés (qui pourraient atteindre 150 Mds $ en 2020) et générer des ressources publiques là où le marché ne peut répondre entièrement.

La suppression des subventions aux énergies fossiles constitue le point de départ, selon le document. Ces subventions représentaient entre 40 et 60 milliards de dollars par an entre 2005 et 2010, selon les estimations de l'OCDE. Si 20 % des ressources économisées étaient attribuées à la lutte contre le changement climatique, cela rapporterait 10 Mds $ par an.

Deuxième proposition : fixer un prix au carbone, 25 $ la tonne, permettrait d'engranger 100 milliards de dollars d'ici 2020. En attribuer 10 % à la lutte contre le changement climatique fournirait en 2020 un quart des 100 milliards nécessaires en 2020. Le coût pour l'économie serait modeste (moins de 0,1 % du PIB), tout en permettant une réduction de 10 % des émissions de CO2, note le document. En compensation, le document propose d'alléger les taxes sur le travail ou le capital.

Fixer un prix carbone sur les carburants utilisés par l'aviation et le transport maritime à 25$ la tonne rapporterait 40 Mds € par an d'ici 2020 tout en permettant des réductions d'émissions de l'ordre de 5 à 10 %. Cependant, des obstacles juridiques doivent être levés et une application isolée de ce prix carbone serait inefficace, des traités internationaux ou des accords bilatéraux sont donc nécessaires. Si 40 % des revenus procurés étaient reversés aux pays en développement à titre compensatoire, il resterait 24 Mds $ ou plus pour la lutte contre le changement climatique ou d'autres politiques.

Enfin, les marchés de compensation carbone et les mécanismes de développement propre (MDP) ont permis de mobiliser 27 Mds au cours des neuf dernières années pour les pays en développement, catalysant des investissements dans l'économie bas carbone de 100 Mds $. Ainsi, les marchés de compensation carbone pourraient permettre de lever entre 5 et 40 Mds € par an en 2020.

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