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Fongicides SDHI : une nouvelle étude alerte sur les risques pour l'homme

Risques  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com

Voici une nouvelle alerte publiée par des chercheurs du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) sur les fongicides SDHI. Ces produits inhibent une enzyme impliquée dans la respiration cellulaire, la succinate déshydrogénase (SDH). Ils sont utilisés en agriculture pour lutter contre les champignons et moisissures, mais aussi sur des terrains de sport.

Selon l'étude parue le 7 novembre dans la revue Plos one, huit molécules SDHI commercialisées en France inhibent l'activité de la SDH des champignons, mais aussi celles du ver de terre, de l'abeille et des cellules humaines, dans des proportions variables. « L'équipe de recherche dirigée par Pierre Rustin, directeur de recherche émérite du CNRS, a montré que les SDH de 22 espèces différentes étaient très similaires, en particulier dans les zones ciblées par les SDHI », indique le CNRS. Selon ces chercheurs, les conditions de réalisation des tests réglementaires de toxicité actuels masquent un effet très important des SDHI sur des cellules humaines : ils induiraient un stress oxydatif dans ces cellules, menant à leur mort.

En 2018, un collectif de scientifiques et de médecins alertait déjà sur les risques liés à l'utilisation de ces fongicides. Mais en août dernier, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a déclaré que rien n'indiquait l'existence d'une alerte sanitaire concernant ces molécules. Elle a donc refusé de remettre en question les autorisations des onze substances actives SDHI utilisées en France.

Réactions2 réactions à cet article

 

Les mots me manquent pour décrire en quelle estime je porte l'ANSES... ! Le vers est vraiment dans le fruit, vers visiblement insensible à tout traitement chimique.
Il est urgent de mettre fin à cette parodie cynique et criminelle d'agence sanitaire.

Pégase | 08 novembre 2019 à 22h22
 
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Comment peut-on encore faire confiance à l'Anses? Dès l'instant où l'utilisation d'un produit chimique requiert une protection de la part de celui qui l'épand, il est bien évident que sa dispersion par tonnes dans la nature va conduire à des dysfonctionnements dans les organismes touchés! Et pas seulement chez les vers de terre!L’aveuglement volontaire auquel se livrent les autorités de santé pour continuer à soutenir ce système productiviste à bout de souffle est criminel.

gaïa94 | 12 novembre 2019 à 01h56
 
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