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OGM issus du forçage génétique : lettre ouverte de seize ONG à Jean Castex

Agroécologie  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

« Au nom du principe de précaution tel qu'inscrit dans la Constitution française, nous vous demandons que la France défende une interdiction de la production, de l'utilisation et de la dissémination de tout OGM issu du forçage génétique ». Telle est la demande qu'ont adressée au Premier ministre, Jean Castex, seize organisations, parmi lesquelles la Confédération paysanne, le collectif des Faucheurs volontaires ou encore Pollinis.

Le forçage génétique, expliquent-elles, est une nouvelle manière d'utiliser la transgénèse en l'accompagnant d'un contournement des lois de l'hérédité via une technique récente de modification génétique d'un organisme appelée « CRISPR ». « Cette modification pourra ainsi se propager en quelques générations à l'ensemble d'une population, voire à toute une espèce », alertent les ONG. Et les risques avancés font froid dans le dos : éradication d'espèces entières, modifications irréversibles d'équilibres naturels, interactions imprévues entre constructions génétiques forcées et naturelles...

La pression des firmes de la biotech est grande, expliquent-elles, pour que les tests aujourd'hui effectués en laboratoires soient menés « grandeur nature ». La Commission européenne, ajoutent les ONG, a demandé à l'Autorité européenne de sécurité de aliments (Efsa) si les protocoles d'évaluation des risques des OGM traditionnels pouvaient s'appliquer aux insectes issus du forçage génétique en vue de préparer le cadre réglementaire permettant leur mise sur le marché.

Les signataires formulent cette demande alors que se profilent les deux grands rendez-vous internationaux sur la biodiversité que sont le Congrès mondial de la nature de l'UICN à Marseille et la 15e conférence des parties (COP 15) à la Convention sur la diversité biologique (CDB). Le 16 janvier dernier, le Parlement européen a adopté une résolution invitant la Commission et les États membres à adopter un moratoire sur la dissémination d'organismes issus du forçage génétique lors de la COP 15. Les membres de l'UICN seront également appelés à définir une position commune sur cette question, rappellent les ONG.

Réactions3 réactions à cet article

 

interdisons tout progrès inutile au bien être, au repos et à la biodiversité ! interdisons tout développement économique inutile surtout au remboursement des dépenses extraordinaires liées au confinement (les virus disparaitront à l'arrêt de la déforestation) , les riches paieront pour les pauvres. Interdisons tout médicament issus des OGM dont les insulines absolument inutiles aux diabétiques (qu'ils utilisent du broyat de pancréas de porc comme il y a 80 ans) et les potions génétiques soignant les cancers (qui évidemment disparaitront avec l'abandon de l'agriculture intensive), etc. Vive la décroissance ! Vive le Conseil d’État !

zhaooo2000 | 27 juillet 2020 à 09h18
 
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Le plus grave dans cette affaire est que ces ONG ne connaissent strictement rien aux OGM et que personne n'écoute les spécialistes de l'INRA, du CNRS qui publient régulièrement des études scientifiques de grande valeur reprise par l'Association Française de l'Information Scientifique. On écoute les lobbyeurs anti OGM et plus généralement anti-tout, sauf ce qui est vieux, et on ne prend pas en compte les avis éclairés de ceux qui savent de quoi ils parlent.

Lion | 27 juillet 2020 à 10h54
 
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Crux qui savent de quoi ils parlent utilisent les "idiots utiles" pour arriver à leurs fins :
Cette technologie, est soutenue par l'industrie des biotech, notamment Bill Gates et autres entreprises de la Silicon Valley. Ces derniers tentent de la faire discrètement adouber à l'échelon international grâce à l'UICN (union internationale de conservation de la nature) qui prépare son congrès mondial de Marseille (janvier) et la prochaine réunion de la convention sur la diversité biologique (CDB) prévue en Chine en octobre 2020.
Vous pensiez que l'UICN allait servir de rempart face à cette nouvelle technologie ? Eh bien vous vous trompez lourdement ! L'Union est favorable à cette nouvelle technologie mortifère et dangereuse pour le vivant qui aura des applications incontrôlables en agriculture et en élevage. Car l'UICN qui nous impose la réintroduction et la surprotection des grands prédateurs au nom de la "biodiversité", est le fer de lance des multinationales qui la financent et de l'ultra-libéralisme.

ouragan | 27 juillet 2020 à 23h01
 
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