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La forêt du pic Saint-Loup expérimente des modes de coupes alternatifs

Agroécologie  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com
La forêt du pic Saint-Loup expérimente des modes de coupes alternatifs
Actu-Environnement Le Mensuel N°424 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°424
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C'est l'un des douze projets pilotes mis en place dans le cadre du projet Ceres. La forêt domaniale du pic Saint-Loup (Hérault) expérimente des modalités alternatives de coupe dans le cadre de ce projet transnational qui vise à améliorer les continuités écologiques et la qualité des milieux forestiers dans les territoires du Sud-Ouest européen (Portugal, Espagne, France). Les résultats de ce programme ont été présentés, les 24 et 25 mars, sur le site du pic Saint-Loup, par Forespir, groupement transfrontalier des acteurs forestiers pyrénéens, en partenariat avec de nombreuses organisations dont l'Office national des forêts (ONF), l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) et les centres régionaux de la propriété forestière d'Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine.

L'expérimentation s'est déroulée sur quatre zones de cette forêt, composée aux trois quarts de taillis de chênes verts et pubescents sur sols calcaires. « Même si les enjeux de production y sont assez faibles, une partie des peuplements doit être renouvelée, en respectant au maximum les fonctions principales de cette forêt que sont l'accueil du public et la préservation de la biodiversité », explique Forespir.

L'expérimentation vise à tester deux modes de traitement du taillis lors des coupes, à évaluer leur impact sur la faune forestière, ainsi que leur faisabilité technique et financière dans le cadre d'une gestion courante. Pour cela, des inventaires forestiers ont d'abord été réalisés entre 2019 et 2020. « Sur les quatre zones, ont été relevés le volume de bois vivant ainsi que des critères de maturité (bois mort, dendromicrohabitats, etc. », indiquent les porteurs du projet. Les arbres patrimoniaux ont également été recensés et marqués en vue de leur conservation. Un inventaire de la petite faune à faible capacité de déplacement (fourmis, araignées, carabes) a ensuite été effectué au début de l'année 2021. « Des enregistrements acoustiques ont été ajoutés pour évaluer la présence de chauves-souris et d'orthoptères », précise Forespir. La troisième phase, constituée des travaux de coupe, a eu lieu cet hiver. « Ces travaux ont permis de prélever 75 % du volume des bois, en conservant les 25 % de réserves restantes, soit de manière homogène, soit en îlots », explique le groupement.

Les résultats de l'expérimentation seront connus d'ici quelques années. Un inventaire faunistique sera en effet réitéré en 2023 ou en 2024, puis une nouvelle fois au bout de dix ou quinze ans, afin de connaître l'impact de ces modes de coupes alternatifs.

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