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Actu-Environnement

Les forêts privées françaises : une exploitation durable pas toujours rentable

Tout le monde peut acheter une forêt et devenir propriétaire forestier. Mais ce n'est pas toujours facile de lier une gestion durable de la forêt avec la notion de rentabilité, surtout dans certaines zones géographiques comme les Cévennes. Reportage.

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Comment concilier durabilité et rentabilité d'une forêt ? C'est le dilemme auquel se confrontent aujourd'hui certains propriétaires forestiers. Guy Hébert, jeune propriétaire d'une forêt de 20 hectares en fait l'expérience. Rencontré à l'occasion d'une visite organisée par le Centre national de la propriété forestière (CNPF), M.Hébert vient d'acquérir une parcelle de forêt avec son fils. Toutefois leurs objectifs ne sont pas les mêmes : le père souhaite préserver au maximum cet espace naturel tandis que son fils considère qu'un investissement doit rapporter des bénéfices. Aucun des deux n'a à l'origine de connaissance pour gérer une forêt mais les conseils du CNPF vont les y aider.

Des conseils pour apprivoiser sa forêt

Leur parcelle est composée de deux espaces distincts : sur moins d'un hectare, un arboretum qui présente une grande diversité d'espèces. Une zone de loisir, aménagée par le passé par des passionnés de botanique. Le reste est composé de douglas, de cèdres et de pins laricio. Mais les anciens propriétaires n'avaient pas vraiment de notion d'exploitation sylvicole et aucune éclaircie n'avait été réalisée. Conséquence, les arbres sont trop rapprochés les uns des autres, ils sont donc restés plutôt fins et montent très haut pour aller chercher la lumière, les rendant plutôt sensible au vent fort. Aussi, les jeunes poussent manquent de lumière pour permettre un renouvellement efficace.

Ce diagnostic réalisé par le CNPF à la demande du nouveau propriétaire a abouti à la mise en place d'un plan de gestion volontaire qui permet de mieux connaître sa forêt, de définir des objectifs et de faciliter les choix et décision à prendre, de prévoir un programme de coupes et de travaux, d'établir un bilan périodique et d'intéresser ses héritiers au patrimoine forestier familial…

Une faible rentabilité qui ne motive pas

Ici, M.Hébert ne veut pas de coupe rase, comme cela peut-être régulièrement réalisé ailleurs mais il souhaite tout de même produire du bois et mettre à disposition de la ressource pour l'industrie. Il lui est donc proposé une coupe irrégulière. Mais ce n'est pas simple. Pour sortir du bois de sa forêt, il faut réaliser des aménagements. Tout ça a un coût. Et finalement, l'exploitation de Guy Hébert ne sera pas très rentable. Aujourd'hui, malgré la vente de 1 000 mètres cubes de bois, il espère faire une opération blanche…

Et il n'est pas le seul dans cette situation. Trois quarts des forêts françaises appartiennent à des propriétaires privés. De nombreux propriétaires ne savent même pas qu'ils en possèdent ou bien n'ont pas le temps ou la motivation pour s'en occuper. La France possède 16,7 millions d'hectares de forêt, avec une progression de 0,7% par an depuis 1980. Pourtant dans le même temps, elle importe plus de bois qu'elle n'en exporte, un déficit qui augmente depuis plusieurs années et qui représente 8,6 milliards d'euros en 2021.

Réactions2 réactions à cet article

 

Art. Le monde 8/4/2016, rapport du Sénat « La politique forestière est sans stratégie, sans pilote, sans résultat » A. Houpert. Les déficits "en bois" se creusent, mais les réseaux chaleur prolifèrent malgré le rapport Prévost 2006 signalant les incohérences. Sur le coeff. R1, l'énergie, La TVA devient réduite, s'il y a 50% d'énergie renouvelable (bois) ou de récupération utilisée ( usines incinérations O.M. Donc il faut des chaudières bois, mais 3-4 fois plus coûteuses que les chaudières gaz, et ne fonctionnant que de nov à fin avril. Chaudières donc difficiles à rentabiliser sauf si le réseau délivre beaucoup de chaleur ! Cas de réseaux qui irriguent des passoires thermiques. Que ces projets soient portés par des écologistes est scandaleux ! Il faut donc importer du bois !! La forêt du Gâvre (44) 4500 ha, gérée par l'ONF, est surexploitée. L'ONF "se paie sur le bois" au détriment des missions de l'ONF. Projet culbuto, recalé en 2021 par l'Etat, de centrale thermique écocombust (bois+ charbon) 44 Cordemais, juste à coté de cette forêt domaniale qui subit des coupes rases.. Les nouvelles normes de construction amènent à des immeubles BBC, nécessitant peu de chaleur, ça devrait être la fin des réseaux chaleur "sans chaleur fatale", réseaux qui passés les 25 ans, ont un nombre de fuites de circuit primaire qui augmente, de plus en plus coûteuses. ex. ERENA Nantes 19833 m3 en 2020 ! Que de Shadoks !

J Cl M 44 | 30 mai 2022 à 11h02
 
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Bravo pour l'idée de forêt jardinée ! C'est le summum de la foresterie vraiment accessible qu'aux meilleurs des écoles des eaux et forêts ! Comme il n'existe plus de compétence en la matière mieux vaut faire une belle coupe rase, replanter et laisser causer les écolo bobos bios!
Importons donc nos bois, comme notre alimentation, notre énergie et faisons la quête aux petites pièces à la sortie des congrès écolos.

zhaooo2000 | 30 mai 2022 à 11h04
 
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