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Les forêts françaises menacées par la prolifération de bioagresseurs

Biodiversité  |    |  Hortense Chauvin Actu-Environnement.com
Les forêts françaises menacées par la prolifération de bioagresseurs

« La situation est de plus en plus préoccupante », estime Roger Genet, directeur général de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). En cette année internationale de la santé des végétaux, l'Agence s'inquiète de l'augmentation du nombre de pathogènes en France. Ces émergences constituent une menace importante pour la santé des végétaux et des forêts françaises .

Six pathogènes et ravageurs inquiètent tout particulièrement l'agence : le virus de la tomate, la mouche des fruits, la maladie de Panama, le capricorne asiatique des agrumes, la bactérie Xylella fastidiosa et le nématode du pin.Tous ont été identifiés en France métropolitaine, en Outre-mer ou dans des zones frontalières. Le réchauffement climatique et la densification des échanges commerciaux, qui favorise l'introduction de plantes porteuses de maladies ou d'insectes ravageurs, augmentent les risques de crise, précise Philippe Reignault, directeur du Laboratoire de la santé des végétaux de l'Anses.

L'Anses craint d'en arriver à des abattages préventifs

Le capricorne asiatique des agrumes, Xylella fastidiosa et le nématode du pin menacent tout particulièrement les forêts françaises. Xylella fastidiosa peut empêcher plus de 300 espèces végétales, dont les chênes et les érables, de se nourrir, tandis que le capricorne asiatique des agrumes, un insecte mesurant de 25 à 35 mm, creuse des galeries dans les branches et les troncs des arbres (noisetiers, bouleaux, érables, platanes, charmes…). Les arbres infestés meurent en quelques années.

Le nématode du pin attaque, quant à lui, les conifères, notamment les pins. Les arbres atteints rougissent, perdent leurs aiguilles et meurent en quelques semaines seulement. L'Anses craint que ce ver microscopique ne se propage dans les Landes, région particulièrement favorable à ce parasite en raison des conditions climatiques et de la présence avérée, au sein des forêts de pins maritimes, de l'insecte à travers lequel le nématode se propage, le coléoptère Monochamus galloprovinciali.

L'Anses s'alarme d'autant plus de la situation que l'arsenal thérapeutique pour soigner les arbres touchés par ces trois ravageurs est très limité : dans une grande majorité des cas, les arbres situés à proximité des foyers identifiés doivent être abattus. Ces mesures d'éradication pourraient avoir des conséquences désastreuses pour la biodiversité, alerte Philippe Reignault. D'où la nécessité absolue de prévenir la prolifération de ces bioagresseurs en France.

Réactions1 réaction à cet article

 

C'est bien de parler des menaces possibles, mais aillez une pensée pour les epicea infestés de scolytes, qui, eux, ne sont pas virtuels, ce sont des pans entiers de la forêt française qui sont en train de mourir sous nos yeux.

abeilles | 09 mars 2020 à 09h18
 
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