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Le forfait mobilités durables gagne de la notoriété chez les employeurs

Mis en place depuis mai 2020, le forfait mobilités durables se déploie dans les entreprises et le secteur public. Les enjeux actuels du pouvoir d'achat et de la hausse des prix de l'énergie motivent les employeurs, mais une simplification s'impose.

Infographie  |  Transport  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

Inciter financièrement les salariés à abandonner leur voiture individuelle pour aller travailler, tel est l'objectif du Forfait mobilités durables (FMD) instauré en mai 2020, en plein déconfinement, de manière facultative par les employeurs. Plus de deux ans après sa création et un élargissement progressif de son montant, des modes de transport concernés et des salariés éligibles, l'heure est au bilan.

Les cabinets Ekodev et Via ID viennent de publier les résultats du second baromètre FMD réalisé à la demande du gouvernement et de l'Ademe. Et selon cette enquête réalisée auprès de 823 employeurs, dont 72 % du privé, ce forfait gagne en notoriété : 38 % des répondants du secteur privé l'ont mis en place, soit 12 points de plus qu'en 2021. La volonté d'encourager les pratiques alternatives à la voiture, la politique RSE et la marque employeur sont les principales motivations des entreprises. L'outil semble aussi répondre à une demande des salariés. « L'actualité quant à la hausse des prix des carburants lui donne encore plus d'intérêt », estime Julie Gozlan, de la direction générale des Infrastructures, des Transports et des Mobilités au ministère de la Transition écologique. Toutefois, le FMD se déploie surtout dans les entreprises situées dans des milieux urbains denses (46 % des sièges) et moins dans les milieux ruraux (20 %), là où les solutions alternatives à la voiture sont moins développées.

Le vélo toujours autant plébiscité

Vélo, covoiturage, autopartage… Ces options ne sont pas à la portée de tous les salariés et ne sont pas forcément toutes encouragées par les employeurs. D'ailleurs, parmi les modes de transport éligibles au forfait, le vélo reste le plus encouragé (93 %) et la marche commence doucement à être considérée (10 % des employeurs la prenne en compte dans le forfait). Fait notable : pour l'instant, très peu d'employeurs traduisent ce FMD en économies de CO2 réalisées. « Nous avons également peu d'infos sur le pourcentage de bénéficiaires, remarque Marty Brige-Legros, consultant mobilité durable chez Ekodev. Mais selon les entretiens que nous avons réalisés, une tendance se dessine tout de même : au lancement du forfait, entre 5 et 15 % des collaborateurs voulaient en bénéficier, puis au bout d'un an et plus, ils sont entre 20 et 25 %. »

Mais le budget que représente ce forfait pour l'entreprise est le principal frein à sa mise en place, de même que le temps de gestion qu'il engendre, notamment la collecte des preuves, même si 87 % des employeurs utilisent l'attestation sur l'honneur. Le montant médian et moyen du FMD dans le secteur privé est passé de 400 euros, en 2021, à 434 euros, en 2022, pour un plafond maximum fixé à 500 euros par l'État. Il est plus élevé dans les petites entreprises que dans les grands groupes.

Les pratiques dans le secteur public se dévoilent

Au-delà du secteur privé, 19 % des répondants sont issus de la fonction publique territoriale. Ils déclarent, à 48 %, avoir déployés le FMD au 1er janvier 2022 et 15 % indiquent qu'ils le mettront en place cette année. Et ce, pour les mêmes raisons que le secteur privé : laisser la voiture au garage.

Mais les conditions de mise en œuvre sont légèrement différentes que dans le secteur privé, moins avantageuses. « Lors de notre enquête, de nombreux acteurs ont d'ailleurs demandé un alignement des conditions entre le public et le privé pour des raisons d'exemplarité de l'État », note Léa Degardin, directrice affaires publiques et développement durable chez Via ID.

Les choses pourraient bouger en ce sens d'ici à septembre prochain, puisque deux nouvelles mesures sont en préparation pour les agents publics : la possibilité de cumuler le FMD avec le remboursement partiel d'un abonnement de transports en commun et l'élargissement du nombre d'agents bénéficiaires, en ouvrant le FMD, y compris à ceux dont le nombre de déplacements annuels en vélo ou en covoiturage est inférieur à cent jours. « D'autres mesures visant à développer le FMD pourraient également voir le jour dans le cadre des ateliers sobriété que le ministère de la Transition énergétique vient de lancer notamment celui intitulé Entreprises et organisation du travail qui débute vendredi 1er juillet », estime Julie Gozlan.

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