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Actu-Environnement

Le gouvernement veut former l'ensemble des agents de la fonction publique aux enjeux écologiques

Gouvernance  |    |  Félix Gouty
Actu-Environnement Le Mensuel N°429 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°429
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D'ici à la fin de l'année 2024, 25 000 cadres de la fonction publique devront avoir été formés aux enjeux de la transition écologique. Tel est le nouvel objectif présenté, ce mardi 11 octobre, à l'Institut national du service public (INSP, et anciennement l'ENA), par le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini. Ce « premier grand plan de formation des agents publics à la transition écologique », évoqué en juillet dernier par la Première ministre, Élisabeth Borne, se dévoile après un premier cours magistral de la climatologue Valérie Masson-Delmotte, dispensé au gouvernement le mois suivant, mais surtout à la suite d'une initiative de l'ancien député Matthieu Orphelin et d'une pétition en sa faveur, de plus de 70 000 signataires, au printemps dernier.

Ce programme de formation prendra la forme de trois modules ou ateliers d'une demi-journée chacun :

- un exposé théorique par des scientifiques portant sur les crises du climat, de la biodiversité et des ressources naturelles ;
- une mise en pratique (coordonnées par les associations 2tonnes et La Fresque du climat) par un calcul de l'empreinte carbone individuelle et une visite sur le terrain « à la rencontre d'acteurs inspirants ayant déjà opéré la transformation de leur activité » ;
- une restitution du cadre formé à ses équipes et l'élaboration (« coachée » par des membres de la Direction interministérielle de la transformation publique) d'un « plan d'action propre à son administration pour réaliser la transition écologique ».

L'expertise scientifique de cette formation sera assurée par des chercheurs et des dirigeants institutionnels, comme Laurence Tubiana, directrice de la Fondation européenne pour le climat, Luc Abbadie, vice-président du conseil scientifique de l'Office français de la biodiversité (OFB), ou encore Christophe Cassou, climatologue au Centre national de recherche scientifique (CNRS).

Le but du gouvernement est de fournir une version « pilote » de cette formation aux 220 directeurs d'administrations centrales « dès les prochains jours ». S'en suivront 300 ambassadeurs et préfets en janvier 2023, puis environ 1 500 autres cadres de l'État, tous les mois, dès le mois de juillet 2023. Enfin, en 2025, le gouvernement compte former les 12 000 premiers cadres de la fonction territoriale et les 4 000 premiers cadres de la fonction hospitalière. Pour ce faire, selon les informations de France Info, une partie de la rémunération des préfets pourrait être bientôt calculée sur la base du bon déploiement de cette formation. « L'ambition du gouvernement est que l'ensemble des agents de la fonction publique aient bénéficié de la formation d'ici à 2027 », soit 5,6 millions d'agents, avance le ministère de la Fonction publique.

Réactions19 réactions à cet article

 

Certains agents se sont déjà formés depuis longtemps à ces questions cruciales, d'eux-mêmes bien sûr mais aussi à en côtoyant dans diverses commissions et instances de concertation publiques des membres d'associations de protection de la nature et de l'environnement. Jusqu'à présent, ces fonctionnaires avaient hélas plutôt intérêt à faire profil bas pour ne pas subir les foudres des lobbies industriels et financiers et, par voie de conséquence, finir au placard de leur administration de tutelle.
Le fait qu'une partie de la rémunération des préfets soit indexée à la bonne mise en œuvre de ce type de formation (j'attends néanmoins d'en connaître plus quant au contenu concret) est potentiellement un élément décisif d'une évolution positive espérée de longue date.
Il faudrait aussi que les préfets soient personnellement comptables des condamnations de l’État en justice pour leurs décisions illégales quant au droit de l'environnement : cela éviterait soudainement bien des destructions de l'environnement, désengorgerait miraculeusement les tribunaux et soulagerait quelque peu la dette publique !

Pégase | 13 octobre 2022 à 20h52
 
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En marche vers un formatage idéologique morbide !
C'est vrai que leur formation scientifique pèche gravement mais s'il s'agit d'ajouter une couche de catéchisme à la Sciences-Po, c'est grave !

Albatros | 14 octobre 2022 à 16h31
 
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On peut rêver. Mais tant que la religion de la "croissance", qui a remplacé les autres religions, et avant tout sa définition, ne seront pas remis en cause, cela ne changera rien.
Qu'appelle-ton "croissance"? Après tout si vous avez un accident de voiture ou si vous fumez beaucoup, avec blessure ou maladie de préférence, vous participez à la "croissance" de tout un tas de secteurs d'activités. Et si la "décroissance" est une sorte d'oxymore, une autre forme de croissance, c'est-à-dire la lutte contre tous les effets délétères, est possible. Et indispensable. Mais il est facile pour les grands-prêtres de ce soi-disant "progrès" de nous faire croire que celui qui critique la croissance infinie dans un monde qui ne l'est pas ne peut-être qu'un tenant du retour à l'âge des cavernes. C'est bien pourtant vers cet âge-là que nous irons tout droit si les choses ne changent pas.

petite bête | 14 octobre 2022 à 17h50
 
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C'est curieux ce commentaire d'Albatros : toujours dans le flou, l'anathème et le discours religieux. Il est vrai que ce qui manque effectivement dans les sciences politiques, c'est une formation aux sciences du vivant. En quoi serait-ce de l'idéologie ou de la religion?
Cela rappelle le dialogue entre Haroun Tazieff et Cousteau, le premier - scientifique -disant il y a quarante ans que l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère allait provoquer une augmentation des températures, et le second - cinéaste naturaliste -lui répondant qu'il était dans l'idéologie. On en est apparemment encore là, mais on se demande où sont les religieux, sinon dans les tenants du tout économique (entendez : profit) comme religion.

petite bête | 17 octobre 2022 à 10h36
 
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L'écologie est avant tout une science bien plus qu'un concept. Que certains en aient fait une sorte de mode de vie qui va jusqu'à la caricature de type barbu-baba-cool-crade, c'est bien pratique pour certains médias audiovisuels et quelques prêtres du "progrès", mais ce n'est pas la réalité de tous ceux qui se préoccupent de ce qui est en train de se passer. Car à l'évidence si nous ne nous préoccupons pas du vivant qui est autour de nous, c'est notre propre survie qui est en jeu. La terre, elle, et les autres espèces survivantes se passeront très bien de l'humanité. L'évolution reprendra, mais à moins d'être croyant, il y a bien peu de chances que notre espèce puisse réapparaître.

petite bête | 17 octobre 2022 à 11h07
 
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petite bête, vous n'avez pas vu les âneries de l'Education Nationale sur le sujet. C'est bien d'un catéchisme qu'il s'agit, je vous le garantis... La science y est bien malmenée au profit de l'idéologie écologiste.
Et je pense que nombre d'élèves commencent à s'en rendre compte et feront de même que ce que ma génération a fait du catéchisme des curés en leur temps.
Salutations !

Albatros | 17 octobre 2022 à 14h49
 
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Comme d'habitude, BRAVO PETIT BETE!
Toute formation écolo est utile. Cette catastrophe écologique se déroule sous nos yeux et accélère avec chaque bébé qui vient au monde.
Et comme on a toujours dit dans le monde du show business, une mauvaise publicité est meilleure qu'aucune publicité. C'est à dire, même une formation "bancale" en Ecologie est meilleure que le status quo!
C'est juste dommage qu'on parle aussi peu de la destruction de l'habitat quand on mentionne la "perte de biodiversité". Ce terme est tellement abstrait! Si chaque nouvelle construction représente une destruction d'habitat, le terme Développement Durable est l'oxymore le plus ridicule qui existe !

Erikk | 17 octobre 2022 à 18h41
 
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Vous intervenez comme si les articles de ce site étaient l'œuvre d'écologistes intégristes et cinglés tels que vous les décrivez. Et si vous déclarez que l'Education nationale dit ceci ou cela, prouvez-le au lieu de nous donner, comme toujours, votre opinion et non des faits. L'écologie est une science, et n'est une idéologie que pour ceux qui veulent la voir comme telle, par intérêt ou par ignorance.

petite bête | 17 octobre 2022 à 19h08
 
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Merci RIKK. Ceci étant, il est exact qu'il y a des "Zécolos", souvent autoproclamés, qui ridiculisent ce mouvement, en particulier au niveau politique. Ils sont bien utiles à tous ceux, en particulier au niveau des médias, qui ont grand besoin de cette caricature. L'autoproclamé "écolo", en mode Cro-Magnon, bien crade, c'est autrement plus médiatisable ou utilisé comme repoussoir, par tous ceux qui ont du reportage simpliste et "vendeur" à faire ou qui ont besoin que le réel ne soit pas le réel. Quand ils ne sont pas carrément en service commandé pour décrédibiliser toute avancée autre que leur sacro-sainte croissance infinie dans un monde qui ne l'est pas.

petite bête | 18 octobre 2022 à 19h44
 
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Je suis "écolo" depuis les années 80. Cependant, je ne suis ni crado ni Cro-Magnon. Malheureusement, malgré des centaines de rapports d'alerte depuis cette période, les choses bougent à peine dans le bon sens. C'est uniquement devant "l'urgence" immédiate que l'Homme réagit. Sinon, Il ne pense qu'à sa petite personne.
Quand on questionne "l'homme dans la rue", on est toujours pour l'Environnement, la qualité, le bio, plus de policiers, etc. Mais dès qu'il faut payer, le consommateur vote TOUJOURS avec son porte-monnaie! Puisque nous sommes dans une démocratie, les hommes politiques veulent être réélu, donc il faut aller dans le sens des électeurs, et rien ne se passe. Il suffit de regarder ce fameux bouclier fiscal. Il s'agit d'une énorme subvention CONTRE l'Environnement, car sinon le citoyen lambda ferait bien plus d'efforts. On pourrait utiliser le même type d'argument pour les familles nombreuses. Pourquoi on les aide quand ce sont justement ce surplus d'humains qui est néfaste pour la planète.
Les systèmes capitaliste et démocratique qui à mon avis étaient les meilleurs pour notre "développement" (et notre bonheur), sont devenus aujourd'hui les causes de notre propre destruction.
Quel homme politique dirait "vos enfants doivent vivre moins bien que vous ?" Personne.
We are doomed....

Erikk | 19 octobre 2022 à 16h27
 
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Rassurez vous Erikk, le "surplus d'humains" ne va pas se produire. Lisez "Empty Planet" de de Darrell Bricker et John Ibbitson, Robinson, 2019.
Un point de vue utile.
Et réfléchissez à l'agenda politique des catastrophistes : "mettre à bas le système". Ne vaut-il pas mieux adapter que révolutionner ? A-t-on vraiment besoin d'une vision apocalyptique et d'une révolution à la Mélenchon, avec le cortège de misères déclenché par le "socialisme réel" (ou national) préconisé par ces gens ?

Albatros | 19 octobre 2022 à 17h16
 
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Je ne doute pas que certains veuillent "adapter", mais adapter quoi à quoi? Si j'en crois ce que je vis au quotidien dans toutes les réunions auxquelles je participe dans le domaine de l'eau, il apparaît nettement que tout le monde, et surtout le milieu agricole officiel, se positionne pour adapter le changement climatique aux pratiques actuelles, et non le contraire.

petite bête | 19 octobre 2022 à 17h54
 
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Du moment où on met systématiquement l'Humain au centre de tout, la nature souffre. Mais c'est humain de le faire ! C'est ainsi qu'on est arrivé à dominer les autres espèces.
Regardez tous ces incendies récents. On ne parle presque que de la perte matériel ou humain, mais jamais des milliers d'animaux qui ont dû périr ! Sauf domestiques...
Chaque route qu'on construit est une barrière. Les animaux sont écrasés par milliers, mais ceci ne rentre pas en compte ni d'un côté, ni de l'autre, dans le passage à 80 km/h. On ne parle que des accidents évités et de temps perdu...
Je regarderai le livre, mais j'ai déjà un biais de confirmation ! Plus il y a d'humains, plus il y a de CONS !
Et oui, je suis fan de Morrissey!

Erikk | 19 octobre 2022 à 17h56
 
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Erkk, vous devriez être satisfait puisque ces démographes démontrent une réduction de la population.
A part ça, je vous laisse à votre misanthropie, que je respecte mais que je ne partage pas du tout.
Sincères salutations !

Albatros | 20 octobre 2022 à 13h18
 
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C'est curieux : j'ai plutôt entendu et lu que la population mondiale allait franchir la barre des 8 milliards d'humains en novembre prochain, alors qu'elle était de 6 milliard en 2000. Réduction de la population ? + 2 milliards = moins d'humains... ?
Nulle misanthropie dans les propos de Erikk (ou alors les mots n'ont plus aucun sens). Juste un constat que de plus en plus de naturalistes, scientifiques, ONU et même économistes font : avec la 6ème extinction massive d'espèces en cours, l'humain est en train de détruire la biosphère, lui avec in fine. Ce qui, en ma qualité d'être humain, ne me tente absolument pas, tout comme d'autres, de plus en plus nombreux à être conscients des réalités du devenir de la planète.
Si certains préfèrent se mettre la tête dans le sable, ça les concerne. Mais il vaut bien mieux pour tous ceux qui sont lucides d'éviter de les imiter, encore moins de continuer à prêter attention à leurs élucubrations sans fondement.

Pégase | 20 octobre 2022 à 16h09
 
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Merci Pégase. Etant environnementaliste américain depuis les année 80 je ne suis non seulement misanthrope, mais également très pessimiste.
Si je veux être optimiste, je peux vous faire le constat qu'au moins nous parlons de ces sujets en France. Vous ne pouvez pas imaginer la catastrophe aux USA. On mange dans du plastique partout, même en bord de mer. Les gens pensent que "recycler" va sauver la planète, et se limite à ça. Entretemps, juste la climatisation consomme plus d'électricité que tout le continent africain! Personne n'ouvre les fenêtres.
Ne vous inquiétez pas. Ils m'adorent là-bas!

Erikk | 20 octobre 2022 à 16h24
 
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Pégase, lisez le bouquin jusqu'au bout. Ses auteurs sont du genre lucide.
Le catastrophisme politique des écolos ne produit strictement rien d'autre que de la morale culpabilisatrice du genre religieux.

Albatros | 20 octobre 2022 à 16h44
 
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Albatros, vous faites un biais de confirmation.
Je m'intéresse à l'Environnement depuis les années 80 et je travaille dedans. J'ai suis entouré d'autruches. Je peux trouver des livres qui disent tout, mais il faut toujours chercher le biais. Bien sûr, on ne veut pas changer, on ne veut pas que ça aille mal. Souvenez-vous de tous ces livres qui disaient que le changement climatique n'existaient pas. Il y avait des centaines de publications, mais nous voilà...

Erikk | 20 octobre 2022 à 16h57
 
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C'est gentil à vous, Albatros, de me dire ce que j'ai à faire mais je pense pour ma part avoir bien mieux à lire, comme avec "Printemps silencieux", de Rachel Carson, "Algues vertes, l'histoire interdite", d'Inès Léraud et Pierre Van Hove, "Politiques de la nature" de Bruno Latour ou me replonger avec délice dans quelques savoureux numéros de ma collection de La Hulotte de Pierre Déom...
Sans compter, bien sûr, avec la lecture assidue des nouveaux articles publiés par AE !

Pégase | 20 octobre 2022 à 21h14
 
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